D'abord connue sous le nom de scène Louise Eliott, elle lance le projet Louisadonna en 2020. Son œuvre, qu'elle écrit et compose intégralement, explore les thématiques du féminisme, de la santé mentale et des violences sexistes et sexuelles (VSS), en lien étroit avec son activité de psychologue.
Formation et débuts (Louise Eliott)
Louise Dubray commence l'apprentissage du violon à l'âge de six ans et suit une formation classique au conservatoire[1]. Elle suit parallèlement des études en psychologie clinique.
Elle est repérée durant ses années de lycée par la scène de musiques actuelles Le Brise Glace à Annecy, qui accompagne ses premiers pas scéniques[2].
En , elle sort son premier EP, Warm and Dead. Le magazine Les Inrockuptibles la compare alors à Lorde ou Josef Salvat[3]. Le magazine Biba salue sa «maturité déconcertante»[4] et Cheek Magazine sélectionne son titre All The Things We Should Have Done comme «clip du jour»[5]. Le , elle assure la première partie de Catherine Ringer au Brise Glace[6],[7].
Le projet Louisadonna et le label Babe et les monstres
En 2020, elle adopte le pseudonyme de Louisadonna et fonde son propre label, Babe et les monstres. Ce nom est un hommage à une amie d'enfance décédée à la suite de violences sexuelles[8].
Elle publie les EP Fatigue (2021) et Punchline (2023), marqués par des sonorités pop et hyper-pop. Son premier album, Parasite, sort le . Une réédition intitulée Parasite Deluxe paraît le , intégrant des titres inédits tels que Tentacules et Cette ville[9].
Engagements féministes et santé mentale
Spécialisée dans la prise en charge des victimes de psychotraumatismes, elle lie sa pratique clinique à sa musique pour sensibiliser aux enjeux de santé mentale. Elle est notamment intervenante au festival Pop & Psy en 2025[10].
Son engagement féministe se traduit par des prises de position publiques régulières. En , lors d'un entretien pour le média Héditorial, elle détaille sa double identité de soignante et d'artiste, et dénonce la rivalité entre les femmes qu'elle analyse comme une construction imposée par le patriarcat, plaidant ainsi pour la sororité comme moyen d'émancipation[11]. Lors de ce même entretien, elle indique être à l'initiative d'une pétition réclamant l'entrée au Panthéon de l'avocate et figure du féminisme Gisèle Halimi, qu'elle cite comme l'une de ses inspirations majeures[11].