Louise Cotnoir
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 75 ans) |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
| Membre de | |
|---|---|
| Distinction |
Louise Cotnoir, née le à Sorel et morte le , est une poète, dramaturge et nouvelliste canadienne[1].
Poète, dramaturge et nouvelliste canadienne, Louise Cotnoir obtient un baccalauréat en études littéraires de l'Université du Québec à Montréal en 1972 et une maîtrise en sciences médiévales de l'Université de Montréal en 1977. Elle est boursière du ministère des Affaires culturelles du Québec en 1980 et enseigne la littérature au Collège de la Région de l'Amiante depuis 1973[1].
Sa démarche se démarque par un travail engagé sur le langage. En inventant sa logique et sa structure propre, Louise Cotnoir met de l'avant « des phrases nominales et verbales, parfois extrêmement brèves et sèches, hachures, cris ». Les thèmes de la langue, du féminin, de la violence et du corps sont au centre de sa démarche d'écriture[2],[3],[4].
Aux Éditions Druide, elle publie un roman Le Frère d'Antigone (2017)[5]. Elle fait paraître de nombreux recueils de poésie dont Comme une chienne à la mort (Éditions du Remue-ménage, 1987), L'audace des mains avec des dessins de Célyne Fortin (Éditions du Noroît, 1987), Asiles (Éditions du Remue-ménage, 1991), Des nuits qui créent le déluge (L'Hexagone, 1994), Nous sommes en alarme (Éditions du Noroît, 2000) ainsi que Plus loin que mourir, (Éditions du Noroît, 2018)[6],[7],[1].
Elle publie également des nouvelles, notamment La Déconvenue (L'instant même, 1993), Carnet américain (L'Instant même, 2003) ainsi que Le Cahier des villes (L'Instant même, 2009) et collabore à des livres d'artistes tels que Théorie / contenu (Zéditions élastiques, 1983) en collaboration avec Azélie, Zee Artand[1].
Elle signe aussi des textes dans La Théorie, un dimanche (Éditions Remue-ménage, 2018) auprès de Louky Bersianik, Nicole Brossard, Louise Dupré, Gail Scott (en) et France Théoret ainsi que dans Vanessa Bell : sœur de Virginia Woolf (Éditions du Noroît, 2016)[8],[9].
Engagée pour la cause des femmes, elle produit, dans le cadre de l'année internationale des femmes, une pièce de théâtre (collectif) qui s'intitule Si Cendrillon pouvait mourir! . Elle participe également à plusieurs colloques sur l'écriture et les femmes dont «Contribution des femmes à la littérature des Amériques» (Ottawa, 1978) et «Women and Words» (Vancouver, 1983). Codirectrice de la revue La Nouvelle Barre du jour de à , elle est également membre du comité de rédaction de la revue bilingue canadienne Tessera de 1989 à 1993, ainsi que membre du comité de rédaction de la revue Arcade depuis 1985. On retrouve ses textes dans de nombreuses revues québécoises, canadiennes et européennes, notamment dans Spirale, Lèvres urbaines, Estuaire, Livres et auteurs québécois, Room of One's Own (en), Sorcières, [vwa] (Voies) et Osiris[1].
Louise Cotnoir est récipiendaire de nombreux prix littéraires. Elle obtient notamment une mention spéciale du jury au Grand Prix de la nouvelle au Salon du livre du Mans (France) pour La déconvenue (1993) qui est également en nomination au 1er Prix Desjardins 1994 et au Prix Alfred-DesRochers 1993. De plus, son livre, Dis-moi que j'imagine, est nommé au Prix du Gouverneur général du Canada et au Prix Alain-Grandbois de l'Académie des lettres du Québec en 1997[1].
Elle est membre de l'Union des écrivaines et des écrivains québécois[1].
Louise Cotnoir meurt le à l'âge de 75 ans[10].
Prix, distinctions et nominations
- 1984 - Lauréate : Prix Alfred-DesRochers (Pour Les rendez-vous par correspondance suivi de Les prénoms)[2],[11]
- 1984 - Finaliste : Prix Émile-Nelligan (Pour Les rendez-vous par correspondance suivi de Les prénoms)[2]
- 1993 - Finaliste : Prix Alfred-DesRochers - (Pour La Déconvenue)[2]
- 1994 - Mention spéciale : Grand Prix de la nouvelle au Salon du livre du Mans (Pour La Déconvenue)[2],[12]
- 1994 - Nomination : Prix Desjardins de la nouvelle (Pour La Déconvenue)[2],[13]
- 1994 - Lauréate : Prix Alfred-DesRochers (Pour Si cendrillon pouvait mourir ! (le show des femmes de Thetford-Mines)[2]
- 1996 - Finaliste : Prix du Gouverneur général en poésie (Pour Dis-moi que j'imagine)[2]
- 1997 - Finaliste : Prix Alain-Grandbois (Pour Dis-moi que j'imagine)[2]
- 2003 - Lauréate : Prix Alfred-DesRochers (Pour Carnet américain)[2]
- 2004 - Mention spéciale : Prix Adrienne-Choquette (Pour Carnet américain)[2]
- 2006 - Finaliste : Prix du Gouverneur général en poésie (Pour Les Îles)[2],[14]