Louise Gareau-Des Bois
autrice
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Louise Gareau-Des Bois, née Gareau en à Montréal, est une écrivaine et traductrice québécoise.
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Université de Montréal (jusqu'en ) |
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Biographie
Études
Après une scolarité au couvent du Sacré-Cœur et au collège Marie-de-France, Louise Gareau étudie à l'Université de Montréal à partir de . Elle y suit des cours de philosophie, de critique littéraire, d'espagnol et de traduction jusqu'en [1].
Carrière littéraire
La carrière littéraire de Louise Gareau-Des Bois commence alors qu'elle est encore étudiante, dans la seconde moitié des années 1950. Explorant alors les registres théâtral et poétique, elle remporte plusieurs prix (voir infra)[2].
Dans les années 1960, elle se tourne davantage vers la forme narrative et publie notamment plusieurs nouvelles dans le magazine Châtelaine jusqu'en [1].
La décennie suivante la voit retourner à la poésie et participer aux projets For Neruda, for Chile et The Female Eye / Coup d’œil féminin (1975)[1]. Elle signe également des articles dans les périodiques Le Devoir, SEM et Regards sur Israël[1].
Membre de PEN International, Louise Gareau-Des Bois est présidente de l'association de à et déléguée dans plusieurs pays de à [1].
En 1981, elle publie le poème Le Caillou d'Auschwitz[3].
Au cours des années 1990, Louise Gareau-Des Bois voit plusieurs de ses poèmes paraitre dans la revue Estuaire[4].
Traduction de Deux Solitudes
En 1958 Louise Gareau-Des Bois découvre Two Solitudes, de Hugh MacLennan. Le livre, paru 13 ans plus tôt, a déjà fait l'objet de traductions dans de nombreuses autres langues, mais pas en français — ce qui s'explique non pas par un manque d'intérêt de la part des potentiels lecteurs francophones, mais plutôt en partie par des difficultés posées par les agents anglo-américains de Hugh MacLennan[5]. Ce dernier autorise Louise Gareau-Des Bois à le traduire en français après avoir vérifié auprès d'André D'Allemagne que ce n'était plus dans ses projets ; charge à elle néanmoins de trouver une maison d'édition. La jeune traductrice cherche d'abord au Québec mais essuie le refus de Pierre Tisseyre en , prétendument pour des questions de style, peut-être davantage du fait de son âge et de son genre[5]. Elle se tourne alors vers la France, Paris en particulier et, sur la suggestion de Hugh MacLennan, contacte les Éditions Spes[5]. Remise en , sa traduction parait deux ans plus tard, expurgée de nombreux québécismes, lesquels ne figuraient pas juste dans certains dialogues à l'origine[5], quelques mois après que des extraits en ont été publiés dans le magazine Châtelaine[2].
Prix
En 1957, Louise Gareau-Des Bois est finaliste du concours dramatique du Théâtre du Nouveau-Monde pour sa pièce Le Marais[2].
Un an plus tard, elle reçoit trois prix : en février, le premier prix du premier concours de poésie de l'Université de Montréal ; en mai, le premier prix de la Société des poètes canadiens-français, dans la section vers libres, ainsi que la médaille du Lieutenant-Gouverneur[2].
En 1962, elle reçoit un prix du Cercle d'Étude et de Conférences pour un roman alors inachevé[2].
En 1968, elle remporte le deuxième prix du Grand Concours international de la nouvelle féminine[1].
Œuvres
- (fr-CA) Brèches, Québec, Éditions Garneau, (ISBN 0775705640)
- (fr-CA) Paroles d'eau et de sang, Paris, Éditions Saint-Germain-des-Prés, (ISBN 2243003953)
- (fr-CA) Pulsion/Pulse, Montréal, Éditions Glyph,
- (fr-CA) Incantation, Montréal, Monique Parizeau, (ISBN 9782981181213)
Traduction
- Hugh MacLennan, Deux solitudes, Paris, Éditions Spes,
- (fr-CA) Talât Sait Halman, Les ombres de l'amour, Montréal, Éditions Bonsecours, (ISBN 0920190049)