Louise Pascalis

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Nom de naissance
Louise Joséphine Hélène CohenVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Louise Pascalis
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Louise Joséphine Hélène CohenVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Conjoint
Georges Pascalis (d) (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinctions

Louise Pascalis, née le dans le 8e arrondissement de Paris et morte le dans le 17e arrondissement de Paris, est une illustratrice et peintre de l'air et de l'espace.

Jeunesse

Louise Joséphine Hélène Cohen est née le de Frédéric Maurice Cohen, négociant et de Berthe Katz, sans profession, au 35 rue Général Foix dans le 8e arrondissement de Paris.

Pendant la Première Guerre mondiale, elle s'engage comme infirmière bénévole, spécialisée en électrothérapie, dès . La maladie la contraint à arrêter en 1916. À la fin de la guerre, Louise Pascalis apporte sa contribution à la décoration des bases de Lanvéoc et Hourtin[1].

À la suite du décès de son père, Louise vit seule avec sa mère au 10 rue de La Pépinière. Elle épouse, à Paris, le , Georges Alexandre Lucien Pascalis, chirurgien de la faculté de médecine et médecin aide-major de 2e classe. Les époux font établir un contrat de mariage le .

Peintre de l'air et de l'espace

Louise Pascalis devient peintre de l'air en 1931[2]. Elle vit et travaille en France pour le Ministère de l'Air[1]. Elle expose dans plusieurs galeries parisiennes, en province et à l'étranger. Ses peintures, inspirées de l'aviation, sont réalisées dans son atelier, rue de Fourcroy. Les touristes y affluent.

Elle est décrite comme une jeune femme compréhensive, courageuse et tenace par le journaliste Yvanhoé Rambosson ; il la rencontre lors de l'exposition de 1936. Louise Pascalis lui explique ce qu'est pour elle, l'art de peindre entre ciel et terre : « Les spectacles qu'il faut tenter de peindre, ce sont ceux où l'avion évolue entre ciel et terre, entre ciel et eau, là où plus rien ne rappelle l'humanité... » [3].

Au cours de l'année 1930, elle prend place à bord de l'aéronef piloté par l'aviatrice Maryse Bastié au départ d'Orly, pour croquer des paysages et des vues aériennes[4]. La même année, elle réalise une lithographie intitulée Avant le départ (1930). En , à Orly, Louise Pascalis tenant ses cartons à dessins, est photographiée quittant l'avion piloté par Maryse Bastié[5].

Louise Pascalis est présidente de la Section des Arts à l'aéroclub du 16e arrondissement de Paris.

« Le peintre doit être le reflet de son temps. »
 Louise Pascalis, dans la revue Pallas, 1939.

Décès

Louise Pascalis meurt le , dans le 17e arrondissement de Paris.

Œuvres

Expositions avec parutions

Louise Pascalis expose en France. Elle rapporte des peintures réalisées lors de ses voyages au Maroc, aux îles Baléares et en Israël.

Tableaux et vues aériennes exposés : Notre-Dame, Paris et ses fumées, Les arênes de Nïmes, Théâtre antique de Arles, Vue aérienne de Marseille et divers paysages urbains.

Les aéroports : Le Bourget (sans rémunération), Marignane, Antibes, Villacoublay, l'arrivée à Venise.

En France

Elle expose le au Salon des médecins, réservé aux professionnels de la médecine. Sa lithographie est décrite comme un nu souple et vivant dans une aimable coloration[6]. Elle expose 2 études au Salon des indépendants en 1926[7].

En 1930, elle expose à la Galerie Jeanne Castel les toiles qui illustrent Champs-Élysées, contes de Pierre Veber, une série de 10 lithographies de scènes d'enfants, fines fleurs du jardin ou de la forêt et à la Galerie Bru une série de pastels représentant des animaux : Les dindons blancs, Poissons et oiseaux[8]. Elle est reconnue pour son talent à nuancer les sensibilités, reproduire les sensations dans ses œuvres[9].

Louise Pascalis produit des peintures, pastels, aquarelles, essais lithographiques ; elle a dans ses cartons des Études d'hydravions, (mode de transport qualifié de locomotion aérienne). Le Ministère de l'air lui permet de monter à bord des avions de jour comme de nuit, pour reproduire les sensations, les paysages, les avions en vols, les sauts en parachutes et présenter ses œuvres. Elles témoignent des progrès technologiques du début du XXe siècle. Sa première exposition en « aéro-peinture » a lieu au Pavillon de Marsan[10].

En , la Galerie Edgar Brandt titre ses toiles : Des tableaux d'aéro-peinture. Tous les bénéfices de la vente des tableaux sont reversés à la « Maison des Ailes ». Lors de cette exposition, Louise Pascalis est présentée comme la première dans le domaine de la peinture à avoir compris les possibilités que l'aéronautique peut apporter dans l'Art, et la première à prendre l'aéronautique comme sujet[11]. Cette version est controversée par Enrico Prampolini, peintre futuriste qui revendique l'invention de l'aéro-peinture par l'Italie. Il fait parvenir cette mise au point au journal Comœdia[12],[13] : « Nous peintres futuristes italiens rendons hommage à l'aéro-peinture, qui vient de paraître en France et que le ministre de l'air M. J-L Dusmenil, en inaugurant à la Galerie Brandt, l'exposition d'aéro-peinture de Mme Pascalis, vient de déclarer art officiel. Mais nous futuristes italiens, nous revendiquons la priorité de l'invention en 1914... ainsi que l'aéro-poésie en 1908. »

Le terme d'aéropeinture signifiant futuriste, dynamisme, ne convient pas à Louise Pascalis ; elle préfère, pour désigner ses toiles, l'appellation « Peintures aériennes »[11]. Lors de cette exposition, elle est nomméée 1er peintre officiel du Ministère de l'Air par M. J-L Dumesnil[14].

Elle expose une Vue romantique de Notre-Dame, au Salon des médecins, en Elle présente la Croix du Sud - avion aéro-postal, lors de l'exposition du Groupe Moderne situé dans les Galeries Georges Petit, au 8 rue de Sèze, à Paris, en 1934, et la même année à la Galerie Art de la mode, avec plusieurs de ses œuvres (peintures et dessins). La revue L'Avion[15] lui consacre un article à l'occasion de la sortie du film Vol de nuit, une adaptation du roman de St Exupéry. En 1936, le critique d'art Louis Vauxcelles écrit la préface de son catalogue d'exposition ; le vernissage a lieu en présence de M. Marcel Deat, Ministre de l'air[16].

Elle expose, en 1939, à la galerie Jean Pascaud à Paris[17] ses toiles Entre ciel et terre, les Prairies, Autogires, les Parachutistes, Acrobaties aériennes et Défilé d'escadrilles.

L'état se porte acquéreur d'une lithogravure, La fontaine des Champs-Élysées, et plusieurs de ses peintures : Notre-Dame de Paris vue d'avion (peinture), Réparation d'hydravion (peinture), Versailles vue d'avion (peinture), Le porte-avions Arromanches (peinture), La base de Salon de Provence (peinture), La patrouille de France - l'éclatement final 1971, Mère et ses deux enfants (1927), un navire en pleine mer, signé L. Pascalis, intitulé Porte-avion, et le portrait d'une jeune femme, signé de son patronyme Pascalis, dont on ne distingue pas l'intitulé sur la toile[18].

À l'étranger

Au Maroc, elle peint Rabat et le Marché de Marrakech, les îles Baléares en 1968 et Haïffa pour la fête de l'indépendance en Israël. À cette occasion, Louise Pascalis fait paraître dans la revue bimestrielle Rythmes et couleurs, de , des écrits collectifs avec François Hertel et André Warnod.

L'état français se porte acquéreur de sa peinture Le Marché de Marrakech[1].

Autrice, illustratrice, conférencière, créatrice de mode

Elle est l'auteur de plusieurs articles parus dans des revues et journaux : Sud-est - Les Ailes - Le microscope - Citadelle - Masques et visage[1].

Pierre Veber lui propose d'illustrer son recueil de contes intitulé Champs-Elysées[19]. L'ouvrage, en tirage limité à 110 exemplaires, paraît aux éditions « Graphis » en 1930, et comprend 10 lithographies originales de Louise Pascalis, dont la couverture.

Louise Pascalis a mémorisé lors de ses randonnées aériennes, des vues d'ensembles et les a dessinées ou reproduites sur toiles. Elle devient au bout de plusieurs années Chef d'école du mouvement en France[20]. Elle a reçu les encouragements du Président Paul Painlevé, du Président Albert Sarrault, Louis Couhé, l'Aviatrice Maryse Bastié.

Elle participe à un ouvrage collectif professionnel titré Champs-Élysées Rénovation picturale par l'aviation[21]. Ses co-auteurs sont Henriette Chandet, Pierre Veber et André Warnod. Il paraît le 1er [22],[23]

Elle fait paraître, en 1965, avec François Hertel et André Warnold comme co-auteurs, un numéro spécial de Rythmes et couleurs dédié à la fête de l'indépendance d'Israël[1].

Afin de promouvoir la peinture aérienne, Louise Pascalis participe à des conférences avec projections et fait des causeries à la radio par T.S.F. (télégraphie sans fil)[1].

L'aéro-peinture se décline jusque dans son dressing. La manufacture de Beauvais possède dans la collection mobilier national[24],[1] plusieurs objets de confection réalisés à la demande de Louise Pascalis : deux perruches représentées sur un sac à main datant de 1930, une pochette illustrée de feuillage datant de 1932, un sac à main datant de 1932, en cours de conception illustré de fleurs des champs. Ainsi que quatre tapisseries pour mobilier : l'hydravion et Le dirigeable de 1931, L'avion et Le planeur de 1932.

Généreuse bénévole

Louise Pascalis est décoratrice bénévole pour la base de Lanvéoc, la bibliothèque et le Foyer de la base aéro-navale d'Hourtin, la base aéro-navale de Fréjus, la base aérienne de Dijon, l'église Ste Marguerite du Perreux (1938), la base et l'aéroport du Bourget (1937)[25], la salle de conférence de l'école de l'Air de salon de Provence[26], la résidence des membres de la Légion d'honneur à St Raphaël[27].

Elle reverse l'intégralité des honoraires reçus pour l'exécution de commandes aux œuvres sociales des Artistes[1].

Le , Louise Pascalis organise une exposition de ses œuvres[28]. Ses nus, portraits, paysages et fresques décoratives attirent de nombreux amateurs d'art moderne et des critiques d'art : le produit de la vente doit permettre aux artistes malades et peu fortunés d'être admis en clinique privée [28]

En , elle expose à la Galerie Edgar Brandt et reverse les bénéfices de la vente de ses tableaux à la Maison des Ailes[29],[30]

Le , a lieu le vernissage des peintures aériennes de Louise Pascalis, organisée au bénéfice des œuvres de l'aviation française.

Elle fait don à la villa d'enfants Saint Exupéry de son dessin Vol de nuit ; elle offre un portrait de St-Exupéry enfant au club du troisième âge Claude Pompidou, situé à Vannes. Elle offre en 1974 Poisson volant, au club Claude Pompidou des handicapés d'Arles. Elle fait don en 1975 de Arles et ses environs[1].

Distinctions

Notes et références

Liens externes

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