Louise Sarazin, Louise Sarazin-Levassor, née Louise Cayrol le à Foix et décédée le à Paris[1], a joué un rôle crucial dans les débuts de l'automobile en France et en Allemagne.
Louise Sarazin (gauche) avec René Panhard, Émile Levassor et Émile Mayade (1891).Anciennes usines Panhard à Paris.
Louise Cayrol est née à Foix, en Ariège, le . Elle se marie en 1870 avec Édouard Sarazin, industriel et avocat belge spécialisé dans les brevets concernant les moteurs et notamment ceux pour l'industrie de l'automobile naissante. En 1884, Édouard Sarazin acquiert la licence de construction de moteurs Deutz en France, qu'il confie à Perin, Panhard & Cie à Paris. En 1886, Édouard Sarazin entame des pourparlers avec Gottlieb Daimler pour la commercialisation en France des moteurs conçus par celui-ci. Mais les négociations sont remises en cause au décès d'Édouard Sarazin en [2].
En 1888, Louise Sarazin reprend les négociations et signe un accord le qui lui octroie "la concession et le droit exclusif d'exploitation" des brevets de Gottlieb Daimler pour la France[3]. Dans cet accord, Daimler reçoit 12% du prix de vente de tous les moteurs produits en France et Louise Sarazin reçoit 20% de Panhard & Levassor[4],[5].
La première voiture de marque Panhard & Levassor, équipée par un moteur sous licence Daimler circule en dans les locaux de l'usine située 16 avenue d’Ivry, à Paris[6], et les premiers exemplaires sont commercialisés en 1891[7].
Le , Louise Cayrol Sarazin épouse Émile Levassor, ingénieur et cofondateur de la société Panhard & Levassor[7].
En 1894 a lieu la première course automobile de l'histoire. Sur les 22 participants, 9 des automobiles qui finissent la course sont des voitures Panhard & Levassor équipés de moteurs Daimler[5].
Lors de la première course automobile Paris Marseille, Émile Levassor a un accident et meurt quelques mois après. Devenue veuve, Louise Sarazin reste au conseil d'administration de P&L et son fils Auguste-Henri Sarazin lui succédera à ce même poste[7].