Louwrens Hanedoes
From Wikipedia, the free encyclopedia
Louwrens Hanedoes, né à Woudrichem le et mort au même lieu le , est un peintre néerlandais.
Famille
Louwrens Hanedoes, né à Woudrichem le , est le fils d'Adriaan Nicolaas Hanedoes (1787-1870) et de Sara van der Plas (1790-1870), mariés en 1818. Louwrens Hanedoes demeure célibataire.
Formation
De 1839 à 1840, Louwrens Hanedoes étudie à l'Académie royale des beaux-arts de La Haye, puis auprès de Barend Cornelis Koekkoek et de Cornelis Kruseman. Il étudie aux côtés de Charles Rochussen et Willem Roelofs[1].
Carrière


À ses débuts, Louwrens Hanedoes travaille dans le style romantique tardif, principalement sous l'influence de Koekkoek, mais il s'affranchit progressivement de son professeur qui laisse toute liberté à ses élèves[2]. Il peint surtout des paysages et puise son inspiration lors de ses voyages dans des régions montagneuses comme l'Eifel, l'Auvergne, les Pyrénées et la Suisse. Aux Pays-Bas, il travaille souvent près d'Arnhem et d'Oosterbeek. Charles Rochussen et d'autres peintres étoffent régulièrement ses scènes de forêts et de dunes de personnages, car Louwrens Hanedoes ne prise pas la peinture de figures. À partir de 1849, il est membre de l'atelier artistique Pulchri Studio à La Haye. Vers 1850, il est l'un des premiers peintres néerlandais à visiter la colonie d'artistes de Barbizon, après quoi il adopte un style plus réaliste[1].
Louwrens Hanedoes expose à de nombreuses reprises en Europe. Au Salon de Bruxelles de 1863, il est élevé au rang de chevalier de l'ordre de Léopold. Il est présent à douze Expositions des maîtres vivants aux Pays-Bas (de 1849 à 1866)[1], à l'Exposition universelle de 1855 et au salon de Paris de 1864[3].
Après 1870, sa production picturale décline progressivement. Plus tard, il se retire dans la propriété familiale de Kraaiveld, à Woudrichem, où il meurt célibataire le , à l'âge de 82 ans[1].
Œuvre
Réception critique
Lorsque Louwrens Hanedoes expose au Salon de Bruxelles de 1860, le critique du quotidien L'Indépendance belge écrit : « Le livret nous apprend que M. Hanedoes (de La Haye) est élève de M. Koekkoek, mais à coup sûr, il n'y paraît guère. Non seulement, la peinture de M. Hanedoes ne tient rien de celle de M. Koekkoek, mais elle n'a aucun des caractères distinctifs de l'école moderne du paysage en Hollande. À la grande manière de Hobbema et de Ruisdael, avait succédé une exécution minutieuse qui est encore pratiquée par beaucoup de paysagistes, mais dont M. Hanedoes s'est complètement écarté. Le Soleil couchant qu'il a envoyé à notre exposition est une des productions les plus remarquables du jour. Les terrains accidentés des premiers plans sont d'une vigueur peu commune ; les jeux de la lumière dorée du soleil couchant sur les aspérités du sol seraient difficilement mieux indiquées : le ciel, coloré de teintes ardentes, a cependant conservé de la liberté. L'Espace, souvenir de Fontainebleau, est une étude de roches et de terrains faite d'une grande manière[2] ».
Lors du Salon de Bruxelles, le critique du même quotidien écrit : « M. Hanedoes s'est placé au rang des meilleurs paysagistes de la Hollande. Il a sa nature de prédilection, il a ses procédés à lui. Les terrains rocheux et sablonneux, les bruyères coupées de ravins, les bouquets d'arbres coupés, voilà ce qu'il aime, ce qu'il étudie et ce qu'il s'applique à rendre. Sa Bruyère dans la Gueldre est une production d'une valeur incontestable. Les mouvements et la nature du terrain sont parfaitement exprimés ; la gamme est sobre et soutenue, le faire est habile. Il faut un talent plus qu'ordinaire pour composer une œuvre attrayante au moyen d'éléments ingrats en apparence. Aucune figure n'anime ce paysage aride. Il est des cas où l'absence de figures ajoute un trait de plus au caractère d'un site, mais ce qui ne devrait être qu'une rare exception, M. Hanedoes fait en quelque sorte la règle[4] ».
Galerie
Paysage avec un moulin à eau et un pont de pierre (1854). Le Vieux château. Paysage de lande au coucher du soleil (1851).
Sélection


Liste établie d'après les catalogues des salons belges, français et néerlandais[3],[1] :
- Les Ruines de Gerolstein, dans les montagnes de l'Eifel (1849) ;
- Ruines du château de Pierrefonds, forêt de Compiègne (1852) ;
- La Vallée de Royat, Auvergne (1853) ;
- Paysage, souvenir des Pyrénées (1854) ;
- Intérieur d'un bois dans la vallée du Hasli en Suisse (1855) ;
- Une tempête en montagne dans les Pyrénées (1856) ;
- Le Wetterhorn, Oberland bernois (1856) ;
- Une basse-cour en Auvergne (1857) ;
- Carrière abandonnée, souvenir de la forêt de Fontainebleau (1857) ;
- Le Soir (1857) ;
- Souvenir de la Forêt de Fontainebleau (la Gorge aux Loups) (1858) ;
- Un paysage près de Montigny (1858) ;
- La Solitude, coucher de soleil, paysage (1858) ;
- Sous la feuillée, paysage (1858) ;
- Paysage rocheux en bord de mer au coucher du soleil (1860) ;
- L'Espace, souvenir de Fontainebleau (1860) ;
- Vendange à Marlotte (1861) ;
- La Bruyère, souvenir de Wolfheze en Gueldre (1863) ;
- L'Automne, souvenir des dunes, près de Haarlem (1863) ;
- Les Moulins à eau, paysage hollandais (1863) ;
- Solitude (1863) ;
- Les Vendanges (1863) ;
- Matinée d'automne, paysage de Gueldre (1866) ;
- Sous les bouleaux, souvenir de Gueldre (1866).
Collections muséales
Ses œuvres font partie des collections du Musée de Dordrecht, du Musée d'Art de La Haye, du Musée d'Arnhem, du Musée Teyler, du Musée Frans-Hals, du Musée Boijmans Van Beuningen et du Rijksmuseum Amsterdam[1].
