Luc Mercelina est né le à Curaçao. Il est le deuxième enfant de Milo Mercelina, un descendant Bonairien, et de Juliette S.F. Fleming originaire de Marigot, chef-lieu de la partie française de Saint-Martin. Il obtient son diplôme de médecine à l'université de Maastricht en 1990 et commence sa carrière professionnelle à Curaçao où il exerce à Santa Rosa de 1990 à 1992[1]. Il se spécialise en chirurgie à l'UZ Leuven en Belgique jusqu'en 1998 puis exerce comme chirurgien pendant un an aux Pays-Bas, avant de s'installer à Saint-Martin à partir de 1999 et exercer pendant dix années au Sint Maarten Medical Center (SMMC). À partir de 2009, il revient travailler en Belgique et exerce en parallèle comme professeur à l'université de Maastricht jusqu'à son retour au SMMC en 2016[2].
Il quitte l'UP en 2021 pour fonder le Mouvement résilient uni de Saint-Martin (URSM)[7],[8]. Il participe avec son nouveau parti aux élections législatives janvier de 2024 à l'issue desquelles il remporte deux sièges, ce qui lui permet d'être de nouveau élu au parlement avec 704 voix sur le total des 2028 voix remportées par l'URSM[6],[9].
À la suite d'un accord de coalition entre le Parti démocrate, le Parti pour le progrès et le parti Nation opportunité richesse (NOW), le gouverneur de l'île Ajamu Baly nomme Luc Mercelina comme formateur du futur gouvernement[10],[11]. Il devient alors le candidat de la coalition pour la fonction de Premier ministre[12]. Il prête serment le en tant que député aux États mais démissionne le suivant pour prendre sa fonction de Premier ministre[13].
Son gouvernement est cependant mis en minorité le à la suite de la défection d'un député de NOW, seulement dix-sept jours après son entrée en fonction. Confronté à cette situation, Luc Mercelina annonce le lendemain avoir demandé au gouverneur de dissoudre l'Assemblée et convoque des élections anticipées pour le [14]. Il est reconduit dans ses fonctions en formant un nouveau gouvernement de coalition le [15].
Notes et références
↑(nl) «Afscheid dokter Mercelina», Amigoe, , p.13 (lire en ligne, consulté le ).