Madrassi est praticien pour Carrier-Belleuse, puis par intermittence entre 1876 et 1880 pour Gustave Doré[2]. Il a probablement également pratiqué pour Antoine Bourdelle[3].
Il expose au Salon des artistes français à Paris à partir de 1874 avec son groupe en plâtre Le Premier aveu[3]. Il y obtient des mentions honorables en 1881, 1882, 1883 et 1885, ainsi qu'une médaille de troisième classe en 1896 pour son groupe en marbre Noël. Son art influencé par Clodion et Carrier-Belleuse ne lui vaut aucune commande de l'État, mais connaît le succès auprès d'une clientèle privée[3].
Ses réalisations sont principalement des bustes, des statuettes et des sujets allégoriques. Il collabore avec la manufacture de faïence Boulenger et Cie de Choisy-le-Roi pour laquelle il fournit des modèles de statuettes, de vases et d'objets d'art, ainsi qu'une monumentale fontaine en faïence d'esthétique néo-rocaille présentée à l'Exposition universelle de 1900 à Paris[3].
(en) Pierre Kjellberg, Bronzes of the 19th Century: Dictionary of Sculptors, vol.A Schiffer Book for Collectors Series, Schiffer Pub., , 684p. (ISBN9780887406294, lire en ligne), p.445.
Guillaume Peigné, Dictionnaire des sculpteurs néo-baroques français (1870-1914), Paris, CTHS, coll.«Format no71», , 559p. (ISBN978-2-7355-0780-1, OCLC828238758, BNF43504839), p.338-345.