Luca Pulci
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| Naissance | |
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| Activités | |
| Fratrie |
Luca Pulci né à La Cavallina, et mort à Florence le 26 ou , est un poète italien.
Frère cadet de Bernardo et Luigi Pulci, il n'est connu que par ses ouvrages ; il vit à la cour de Laurent de Médicis qui le comble de bienfaits, et il meurt avant 1490.
Œuvres
- Giostra di Lorenzo de' Medici messa in rima. Ces stances, dans lesquelles il décrit le fameux tournoi de 1468, sont une de ses moindres productions.
- Epistole, Florence, 1481 ; ibid., 1488, in-4°. C'est un recueil de dix-huit épîtres dans le genre des Héroïdes d'Ovide. La littérature italienne n'avait encore rien produit de semblable.
- Il Driadeo d'amore, Florence, 1479, in-4°, 1re édit., très-rare ; ibid., 1481, 1483, 1487, et réimprimé dans le 16e siècle. C'est un poème pastoral en quatre chants in ottava rima. Quelques bibliographes l'attribuent par erreur à Luigi Pulci, frère cadet de Luca, et si fameux par son Morgante. On reproche à l'auteur d'y avoir fait un emploi surabondant de la mythologie.
- Giriffo cavalneo ed il povero adveduto, Florence, sans date, in-4° ; ibid., 1505, et Milan, 1518, in-4° ; trois éditions très-rares[1]. C'est une de ces épopées romanesques dont les Italiens possèdent un si grand nombre. Le Giriffo, tiré d'un roman du 13e siècle, est regardé comme leur premier essai dans ce genre de composition. Luca étant mort sans avoir terminé cet ouvrage, Bernardo Giambullari fut chargé par Laurent de Médicis de le continuer, et y ajouta trois parties. Cette continuation de Giambullari se trouve dans l'édition du Giriffo, Venise, 1535, in-4°; mais celle de Florence, 1572, ne contient que la première partie, divisée en sept chants suivis des stances sur le tournoi de Florence, et des épîtres ou héroïdes. Il paraît que Luigi eut quelque part à ce poème ; mais ce n'était pas une raison de le lui attribuer tout entier comme on l'a fait dans plusieurs catalogues. L'Histoire littéraire d'Italie, par Ginguené, contient d'excellentes analyses des deux poèmes de Luca Pulci, le Driadeo et le Giriffo ou le Ciriffo. Ce dernier ouvrage et les Epîtres de Pulci ont été supprimés, sans doute par la Congrégation de l'Index, mais c'est ce que ne nous apprend pas Capponi, à qui nous devons cette particularité[2].
Notes
- ↑ Il existe plusieurs éditions anciennes et fort difficiles à trouver aujourd'hui de ce poème, qui fut très-goûté du public italien. S. L. G. Audin l'a lait réimprimer à Florence en 1834, in-8°, en le ramenant alla sua antica lezione et en y joignant des observations bibliographiques et littéraires. Cette édition renferme les vingt-neuf stances ajoutées par Luigi Pulci à l'œuvre de son frère, elles manquent dans l'édition citée par l'Accademia della Crusca.
- ↑ Catalogo, p. 314.