Lucens

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Lucens
Lucens
Blason de Lucens
Armoiries
Image illustrative de l’article Lucens
Logo
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Vaud Vaud
District Broye-Vully
Localité(s) Brenles, Chesalles-sur-Moudon, Cremin, Forel, Lucens, Oulens, Sarzens
Communes limitrophes Bussy-sur-Moudon, Chavannes-sur-Moudon, Curtilles, Lovatens, Montanaire, Moudon, Valbroye, Villars-le-Comte (VD)
Billens-Hennens, Prévondavaux, Siviriez, Surpierre, Ursy (FR)
Syndic
Mandat
Patrick Gavillet (PLR)
2021-2026
NPA 1522
No OFS 5675
Démographie
Gentilé Lucensois
Population
permanente
4 736 hab. (31 décembre 2024)
Densité 268 hab./km2
Langue Français
Géographie
Coordonnées 46° 42′ 29″ nord, 6° 50′ 20″ est
Altitude 496 m
Superficie 17,7 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Suisse
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Lucens
Géolocalisation sur la carte : Suisse
Voir sur la carte administrative de Suisse
Lucens
Géolocalisation sur la carte : canton de Vaud
Voir sur la carte administrative du canton de Vaud
Lucens
Liens
Site web www.lucens.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Lucens est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district de la Broye-Vully.

Situation

Photo aérienne (1949).

La commune de Lucens se situe au nord-est du canton de Vaud. Le territoire communal est séparé en deux parties par la commune de Curtilles. La première est située autour du chef-lieu homonyme à 14 km au sud-ouest de Payerne et la seconde plus au sud, regroupant les anciennes communes de Brenles, Chesalles-sur-Moudon et Sarzens. Elle est principalement arrosée par la Broye.

La commune de Lucens s'étend sur 17,7 km2[2]. Lors du relevé de 2013-2018, les surfaces d'habitations et d'infrastructures représentaient 11,9 % de sa superficie, les surfaces agricoles 59,1 %, les surfaces boisées 27,9 % et les surfaces improductives 1,1 %[3].

Voies de communication et transports

La commune est traversée par la route principale 1 la reliant à Lausanne au sud et Berne au nord.

Toponymie

Le toponyme Lucens semble dériver d'un nom d'origine burgonde[4]. Il serait un dérivé du primitif Lausingos, « chez les Lausingi », lui-même dérivant d'un patronyme Lauso associé au radical laus, voulant dire « libre »[4].

Histoire

Le village de Lucens est cité pour la première fois en 964-65 (in villa Losingus)[5]. Son nom est formé à l'origine d'un nom de personne germanique *Lobizo et du suffixe germanique -ingōs signifiant "chez les gens de, chez ceux du clan de". Ce type de formation est adopté dans l'espace galloroman à partir du VIe siècle[6].

Le film C'était hier évoque l'histoire ouvrière du village, prenant prétexte du passage du tour de Suisse à Lucens en 1937.

Accident de la centrale nucléaire expérimentale en 1969 ne faisant aucun blessé.

Lors des référendums du , les communes de Lucens et Oulens-sur-Lucens valident une fusion pour former une nouvelle commune en [7].

Le , les communes de Brenles, Chesalles-sur-Moudon, Cremin, Forel-sur-Lucens, Lucens et Sarzens décident de fusionner. Le tableau suivant présente les résultats du vote dans chaque commune[8] :

Commune oui non taux d'approbation
Brenles591975,6 %
Chesalles-sur-Moudon512269,9 %
Cremin211067,7 %
Forel-sur-Lucens584357,4 %
Lucens56013480,7 %
Sarzens341470,8 %
Total78319979,7 %

La nouvelle commune, qui prend le nom de Lucens, est officiellement créée le .

Politique et administration

Liste des syndics successifs
Période Identité Étiquette Qualité
en cours Patrick Gavillet    

Population et société

Gentilé

Les habitants de la commune se nomment les Lucensois (variation : Lucennois)[9],[10].

Démographie

Évolution de la population

La commune compte 4 736 habitants au 31 décembre 2024 pour une densité de population de 268 hab/km2[1]. Sur la période 2010-2023, sa population a augmenté de 38,9 % (canton : 18,6 % ; Suisse : 9,4 %)[11].

Évolution de la population de Lucens entre 1850 et 2020[12],[1]

Pyramide des âges

En 2023, le taux de personnes de moins de 30 ans s'élève à 37,8 %, au-dessus de la valeur cantonale (34,6 %). Le taux de personnes de plus de 60 ans est quant à lui de 20,5 %, alors qu'il est de 22,5 % au niveau cantonal[13].

La même année, la commune compte 2 281 hommes pour 2 315 femmes, soit un taux de 49,6 % d'hommes, supérieur à celui du canton (49,1 %)[13].

Pyramide des âges de Lucens en 2023 (%)[13]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90 ans ou +
1,1 
5,5 
75 à 89 ans
7,0 
12,9 
60 à 74 ans
14,1 
20,8 
45 à 59 ans
19,1 
21,9 
30 à 44 ans
21,7 
18,9 
15 à 29 ans
17,5 
19,6 
- de 14 ans
19,6 
Pyramide des âges dans le canton de Vaud en 2023 (%)[13]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ans ou +
1,4 
6,5 
75 à 89 ans
8,7 
13,5 
60 à 74 ans
14,3 
20,9 
45 à 59 ans
20,9 
22,3 
30 à 44 ans
21,7 
19,6 
15 à 29 ans
17,7 
16,6 
- de 14 ans
15,3 

Économie

La commune compte une usine de production de laine de verre isolante Isover, qui est la branche isolation du groupe Saint-Gobain. Il y a également à Lucens une usine du groupe Cremo qui ferma ses portes en 2023 et une usine de préparation d'aliments pour animaux de rente.

La commune compte également l'ancienne centrale nucléaire de Lucens. La construction du réacteur débute en 1962. C'était un réacteur à eau lourde refroidi par du dioxyde de carbone et installé dans une caverne de 25 mètres de haut et 20 mètres de diamètre. Il fournissait 30 MW de puissance thermique qui généraient 6 MW d'électricité. Ce projet de filière nucléaire suisse était porté par la Société nationale pour l'encouragement de la technique atomique industrielle (SNA) fondée en 1961.

Il était prévu de faire fonctionner le réacteur jusqu'à la fin de l'année 1969, mais le , lors d'un démarrage, un problème de refroidissement entraîna une fusion partielle du cœur et une contamination radioactive massive de la caverne. Un rapport de 1979 conclut que la cause de l'accident est la corrosion due à l'humidité régnant dans la caverne.

L'accident est classé au niveau 4 sur les 7 que compte l'échelle Ines, et, en 2009, il était considéré comme l'un des dix les plus sérieux dans le domaine du nucléaire civil dans le monde. Ni le personnel, ni la population ne subirent d'irradiation car les mesures de radioactivité effectuées dans le voisinage ne prouvèrent pas de dépassement des niveaux naturels ; les analyses faites à l'hôpital de l'Île à Berne sur le personnel ne montrèrent aucune mise en danger, mais la caverne fut sévèrement contaminée.

La caverne est décontaminée et le réacteur démantelé au cours des années suivantes. En 1992, elle est partiellement comblée par du béton et les derniers déchets sont acheminés au centre d'entreposage temporaire de déchets nucléaires à faible radioactivité de Würenlingen en septembre 2003.

À partir d', les locaux servent de réserve et de dépôt à divers musées et institutions culturelles du canton de Vaud.

Culture et patrimoine

Liens externes

Références

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