Lucette Boulnois

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Décès
Nom de naissance
Lucette Françoise BoulnoisVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Luce BoulnoisVoir et modifier les données sur Wikidata
Luce Boulnois
Portrait de Luce Boulnois, historienne et archiviste du CNRS, spécialiste de la route de la soie
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Lucette Françoise BoulnoisVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Luce BoulnoisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
Mère
Lucette Fichet (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Daniel Boulnois (d)
Michèle Boulnois (d) (demi-soeur paternelle)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Œuvres principales
  • La route de la soie (1963)
  • La route de la soie : dieux, guerriers et marchands (2001)

Lucette Boulnois, dite Luce Boulnois, née le à Poissy et morte le à Meudon est une historienne française de la route de la soie et du commerce à travers l'Himalaya.

Son ouvrage majeur, La route de la soie, paraît en 1963, est traduit en neuf langues, puis est prolongé et enrichi en 2001 par un second livre intitulé La route de la soie : dieux, guerriers et marchands. L'UNESCO la décrit comme « une autorité de renommée mondiale sur l'histoire de la légendaire route commerciale »[1].

Luce Boulnois naît à Poissy[2] le [3]. Elle est la fille du médecin militaire et ethnologue Jean Boulnois, protestant, et de Lucette Marie Boulnois, née Fichet, catholique et descendante d'une famille de la noblesse ukrainienne s'étant réfugiée en France. Luce Boulnois passe son enfance en région parisienne puis au Vietnam où son père a été muté. Elle fait une partie de ses études à Hanoï et y passe son baccalauréat à l'âge de seize ans[4]. Par la suite, elle rentre en métropole où elle continue à étudier le russe et le chinois à l'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) à Paris[5].

Carrière universitaire

Après l'obtention de son diplôme, Luce Boulnois travaille durant sept ans comme traductrice[3] et grâce à ses contacts professionnels et ses voyages, elle s'intéresse à la route de la soie et à son commerce. Elle visite les pays communistes à une époque où les visiteurs occidentaux y sont peu admis et utilise ses compétences linguistiques pour accéder à des sources délaissées ou inaccessibles à la plupart des chercheurs occidentaux[5]. Elle devient une autorité sur l'histoire de l'Asie centrale, particulièrement du Népal et du Tibet[6] et des relations sino-népalaises. « Luce Boulnois était l'une des plus importantes savantes de l'histoire économique tibétaine. Son livre de 1983 Poudre d'or et monnaies d'argent au Tibet (principalement au XVIIIe siècle) est l'une des plus anciennes, toujours parmi les plus importantes, et malheureusement l'une des monographies les moins citées sur ce sujet »[7]. Elle travaille au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) pendant près de 30 ans, spécialisée en études népalaises et himalayennes, avant de prendre sa retraite en 1992. À plusieurs reprises son travail a été salué par la communauté scientifique spécialisée sur l'aire himalayenne[8],[9],[10],[11].

Le premier livre de Luce Boulnois est l'ouvrage fondateur La route de la soie, publié avec une préface du sinologue Paul Demiéville à Paris en 1963. Il est traduit en anglais et publié à Londres et à New York en 1966. Le livre est ensuite traduit en neuf langues, dont le chinois et le japonais. La première édition reçoit un accueil nuancé, salué pour sa portée et son enthousiasme mais aussi critiqué en raison de l'absence d'index et l'omission de références à certaines autorités dans le domaine[12],[13],[14].

En 2001, Luce Boulnois publie un ouvrage résumant ses recherches sous le titre La route de la soie : dieux, guerriers et marchands, traduit en anglais par Helen Loveday (en) et publié en 2004 sous le titre Silk Road: Monks, Warriors & Merchants on the Silk Road[5],[15].

Mort

Luce Boulnois meurt à Meudon en 2009, âgée de 78 ans[5].

Publications

Notes et références

Liens externes

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