Lucette Desvignes
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Lucienne Jeanne Parent |
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Commandeur des Palmes académiques (1978) Prix Roland-Dorgelès (1982) pour Les Nœuds d'argile Prix de l'humour Alexis-Piron (1984) pour Une consultation Prix Bourgogne (1986) pour Les Mains nues |
Lucette Desvignes, née le à Mercurey (Saône-et-Loire) et morte le à Dijon[1], est une écrivaine française, licenciée en droit, agrégée d'anglais et docteur ès lettres. Elle est professeure de littérature comparée et d’histoire du théâtre pendant vingt-cinq ans, aux universités de Lyon et de Saint-Étienne.
Lucienne Jeanne Parent, appelée Lucette dès l'enfance, est la fille de Jean Parent et de Marie Germaine Barraud, mariés le [2]. Son frère Robert naît en 1929, année où la famille part s’installer à Chalon-sur-Saône avec l'aînée des enfants, Simone, pupille de la Nation. Son père est alors nommé directeur de l’école de garçons du Centre. Pendant l’occupation allemande (1940-1945), son école est régulièrement réquisitionnée et Lucette en tirera son récit autobiographique Le Miel de l’aube.
De 1944 à 1947, Lucette fait ses études supérieures à l'université de Bourgogne à Dijon et obtient une licence classique d’anglais et une licence de droit.
Elle épouse André Desvignes le à Chalon-sur-Saône où elle est nommée professeur certifié d’anglais. Ils auront deux fils, Jean et Yves. Après une longue maladie de 1951 à 1954, Lucette obtient l’agrégation d’anglais en 1956. Trois ans plus tard, elle est assistante puis maître-assistant de littérature comparée à la faculté des lettres de Lyon.
En 1968, elle s’installe à Dijon avec son époux, directeur commercial de Valor. Elle est nommée maître de conférences puis professeur de littérature comparée (histoire du théâtre) à l’université Jean-Monnet-Saint-Étienne.
Elle soutient ses thèses sur Marivaux à l'université Paris-Sorbonne en (cf. infra, « Bibliographie »). S'ensuit alors une succession de missions à l'étranger (Roumanie, Égypte, Canada, États-Unis) de 1973 à 1981. C’est en 1973, lorsqu'elle est visiting professor en littérature française du XVIIIe siècle à l’université de la Saskatchewan, Regina Campus (Canada), qu’elle rencontre Patrick Brady au Congrès international de littérature comparée à Montréal. Celui-ci – alors professeur de littérature française du XVIIIe siècle à l'université Rice de Houston au Texas – fondera en 1990 la publication Studies on Lucette Desvignes and the Twentieth Century, à l'université de Knoxville au Tennessee.
En 1978, son talent est récompensé par la cravate de commandeur des Palmes académiques[3].
Après la publication des Nœuds d'argile et l’attribution du prix Roland-Dorgelès en 1982, son mari André encourage Lucette à prendre une retraite anticipée afin qu'elle se consacre pleinement à l'écriture.
En , Lucette, alors âgée de 82 ans, crée son blog qu’elle alimente quasi quotidiennement.
Lucette Desvignes meurt le à l'âge de 97 ans[4].
Lucette Desvignes et les États-Unis
Des universitaires américains fondent une revue annuelle en son hommage et publient aux États-Unis sa production, presque inconnue en France.
En 1990, le Dr Patrick Brady (université du Tennessee, Knoxville) fonde la revue Studies on Lucette Desvignes and the Twentieth Century. Le Dr Jerry L. Curtis , coéditeur, reprend la publication à l’université de Newark (Ohio) à partir du numéro 4 de 1994. Lucette étant toujours en activité littéraire au début du XXIe siècle, la publication prend pour titre Studies on Lucette Desvignes and contemporary French literature[5].
Alors que les pièces de théâtre[6] de Lucette Desvignes n’ont jamais été éditées en France, Jerry L. Curtis les publie et les traduit aux éditions E. Mellen Press (Cf. infra : Bibliographie – Théâtre). Il est également l’auteur de la biographie de Lucette Desvignes publiée en 2004[7].