Lucien Illuminé Monge (Tunis, - Port-Saïd, [1]) est un interprète et diplomate français ayant effectué sa carrière en Afrique du Nord et dans le Levant.
Lucien Monge est le fils de Jean Alphonse Illuminé Monge (1783-1843), négociant et chef du parti bonapartiste de Tunis et de Virginie Vachier. Ils ont 21 enfants dont 9 ont survécu[2]. Il entre à l’école des jeunes de langue de Paris en . Il est nommé élève drogman en et part pour Tunis afin de s'y perfectionner en arabe auprès d'un khodja[2]. En , il obtient, grâce à la recommandation du consul Léon Roches, un poste d'élève drogman à Smyrne, ce qui lui permet de se perfectionner en turc. Il est promu drogman chancelier à Djeddah dans le Hedjaz en et occupe ensuite ce poste au Caire () et à Jérusalem ()[2]. Il épouse Hélène Bertrand, fille du vice-consul de France à Alep Joseph Bertrand, en 1868. Monge est par la suite nommé en 1872 au consulat de Suez. Puis il assure l'intérim aux consulats de Port-Saïd en Égypte de 1874 à 1875 et à Alep (). Nommé consul du Caire en 1878 puis d'Alexandrie en 1882, il devient ensuite consul de Jérusalem le [3] mais ses positions anticléricales lui valent d'être muté dès au consulat de Port-Saïd. Il meurt en 1887[2].
Son épouse, qui a la charge de leurs trois jeunes enfants demande une bourse afin que leur fils entre à l'école des jeunes de langue. Elle demande aussi la concession d’un débit de tabac[2].
12345chap.1 «Notices biographiques», dans Les arabisants et la France coloniale. Annexes, ENS Éditions, coll.«Sociétés, Espaces, Temps», (ISBN978-2-84788-710-5, lire en ligne)