Lucien Rouzet
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Né le à Dieuze, dans cette partie de la France annexée depuis 1871, Lucien Rouzet vint s'installer, dès qu'il le put, dans la région parisienne ; son premier soin fut d'officialiser sa nationalité française, par le processus de « réintégration ».
Il entra dans la vie professionnelle en travaillant comme apprenti dans des entreprises successives de techniques différentes.
Parallèlement, il suivit les cours du soir au Conservatoire national des arts et métiers ; plus tard, suivant des cours à l'École des travaux publics, il obtint le diplôme d'ingénieur électricien.
On lui doit des inventions technologiques, comme le condensateur variable logarithmique qui lui valut un grand prix.
Télégraphiste lors de son service militaire, il prolongea celui-ci pour contribuer à doter l'aviation de son invention la plus importante, un système de TSF permettant des communications aéronautiques à des distances inégalées à l'époque. Cette invention joua un rôle capital pendant la Première Guerre mondiale.
Amateur de musique, il se pencha sur les principes d'accord des instruments, et, prenant pour base les expériences faites par Mercadier et Cornu sur les rapports des fréquences des accords fondamentaux, il élabora une théorie sous le nom de « gamme rationnelle » ; elle rend compte en particulier des différentes « couleurs » d'un même motif joué dans des tonalités différentes.
Cette théorie fut primée par l'Académie nationale de Metz[1], dont il devint membre, et par la Société d'encouragement pour l'industrie nationale. Mais les partisans de la simple gamme chromatique y furent insensibles et cette dernière fut conservée.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut agent occasionnel des Forces Françaises Combattantes, du 1/11/1941 au 30/09/1944, dans le Réseau CND Castille du Colonel Rémy. Après la guerre, il participa aux activités du Centre d'Études de la Résistance, à Clichy, dont il fut vice-président.
Insatisfait des principes affirmés comme bases de la Thermodynamique, il se consacra à l'étude de cette partie de la physique, et présenta une théorie fondée sur des bases différentes, donnant de meilleures explications de certains phénomènes physico-chimiques. Le succès remporté par cette théorie, quelque honorifique qu'il fût, resta cependant éphémère.
Il continua néanmoins à poursuivre ses recherches, plus poussées, dans ce domaine avec des développements importants ; elles furent interrompues par son décès le .
Plus tard, cette théorie fut présentée au CNRS, « qui en reconnut la pertinence, mais déclara que les principes enseignés à ce jour, quelque imparfaits qu'ils soient, sont suffisants en pratique ».

