Lucien de Hirsch est le fils du baron Maurice de Hirsch (1831-1896), banquier et industriel, et de Clara Bisschofsheim (1833-1899). Il étudie d’abord à l’Athénée royal de Bruxelles puis, après l’installation de ses parents à Paris, au lycée Condorcet. Il a étudié le droit aux universités de Bonn et de Paris. Il a beaucoup voyagé et a été à Constantinople en 1869, où il s'est familiarisé avec les collections de pièces de monnaie grecques anciennes. Il a commencé lui-même à constituer une telle collection, qui est devenue bientôt l'une des plus remarquables[2]. Il a également collecté des amphores grecques antiques.
En 1877, il opte pour la nationalité belge et en 1880, il est incorporé à la noblesse héréditaire belge avec le titre de baron, transmissible à tous les descendants qui en porteront le nom.
Issu d'une famille aisée, Lucien de Hirsch ne s'intéresse pas aux activités financières et industrielles de sa famille et consacre son temps à la collection d'art et surtout de monnaies anciennes. Il a suivi les intérêts de sa mère dans ce domaine.
Il est resté célibataire et est mort alors qu’il n’avait que trente ans, victime de la tuberculose, comme beaucoup d’autres membres de la famille. Sa mère, une fois veuve, lègue sa collection de monnaies à la bibliothèque royale de Belgique.
L'école Lucien-de-Hirsch, la plus ancienne école juive de France, construite grâce au financement de sa mère et ouverte en 1901, est nommée en son honneur.
Pièces de monnaie grecques de Sicile (Collection De Hirsch, Berlin)
Vénus enlève sa sandale (Collection De Hirsch, Bibliothèque royale de Belgique)
Avis de décès de Lucien de Hirsch (1887)