Lucien de Rosny
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(à 61 ans) |
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Société américaine de France (d) |
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Lucien Joseph Prunol de Rosny, né le à Valenciennes (Nord), capitale du comté du Hainaut français, et mort le à Levallois-Perret, est ethnologue et historien. Père de Léon de Rosny, il est pendant plusieurs années greffier comptable à la Maison centrale de détention de Loos. En tant qu'archéologue, ethnologue et historien il s’intéresse particulièrement à l’Amérique pré-colombienne, au Moyen Âge et à la Flandre. Lucien est doté d’un réel talent de dessinateur et d'aquarelliste.
En 1832, il publie son premier livre : Visite au musée de Douai, précédé d’une promenade au jardin botanique de cette même ville avec plusieurs autres détails curieux sur le pays. En 1838, paraît une volumineuse Histoire de Lille, illustrée de ses dessins de personnages historiques.
Lors du coup d’État de 1851, Lucien de Rosny s’exile en Angleterre où il restera jusqu’en 1860. Il se consacre à des recherches sur l’archéologie américaine et publie de nombreux mémoires en signant parfois sous le nom de Foucqueville.
D’une vaste érudition, en 1862, il est président de la Société américaine de France, liée à la Société d'ethnographie dont son fils Léon est le secrétaire perpétuel. Il est ancien correspondant du ministère de l'Instruction publique pour les études historiques, membre de la Société de statistique universelle de France, ainsi de plusieurs sociétés savantes.

Au cours de sa vie, il produira 23 ouvrages. Dix sont consacrés à l'Amérique antique, notamment, en 1865 la traduction d’une lettre de Christophe Colomb sur la découverte du Nouveau Monde[1].
« Sa bibliothèque est considérable, une partie en est détruite pendant la guerre de 1870 à Nogent-sur-Marne, une autre partie est vendue aux enchères en 1874 par le libraire Chossonnery, on en trouve le catalogue à la Bibliothèque Nationale, après le prélèvement de certains dons à des établissements scientifiques, le reste est gardé par son fils, M. Léon de Rosny. Lucien de Rosny est d’une érudition bien connue, mais ce qui l'est moins, c'est l'originalité qu'il met à faire relier certains de ses volumes avec des matières inusitées jusque-là dans le vêtement des livres... telles, par exemple, que la peau de taupe, la toile cirée, la peau de chat… avec poils, le caoutchouc cendré (vulcanisé), la peau de phoque bleu, etc[2] À la fin du catalogue de la vente citée plus haut, le libraire a placé un petit index renvoyant aux numéros dont les reliures "singulières et curieuses" sont les plus extraordinaires[réf. nécessaire]. »
Amateur de curiosités, il constitue de nombreuses collections comme : imprimés relatifs aux élections, passeports de tous les temps, billets d’enterrement et de lettres de faire-part, autographes, portraits, gravures, documents révolutionnaires, etc. ! Lucien de Rosny meurt le , sous la Commune, dans sa propriété de Levallois-Perret pendant le second siège de Paris.
