Lucienne Soubbotnik

résistante française From Wikipedia, the free encyclopedia

Lucienne Soubbotnik, née Lucienne Fromageau le au Havre et morte le à Paris[1], est une résistante française[2] et ancienne déportée[3].

Nom de naissance Lucienne Fromageau
Nationalité Française
Faits en bref Nom de naissance, Naissance ...
Lucienne Soubbotnik
Description de cette image, également commentée ci-après
Genève 1947
Nom de naissance Lucienne Fromageau
Naissance
Le Havre
Décès (à 102 ans)
7e arrondissement de Paris
Nationalité Française
Distinctions
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Biographie

Vie civile

Après des études secondaires au pensionnat « Jeanne d'Arc - Les Ormeaux » du Havre jusqu'en 1928, elle fait une année d'école commerciale (sténo-dactylographie, anglais) et obtient le diplôme de la Chambre de commerce britannique.

De 1930 à 1938, elle est la secrétaire de M.. R. G. Grout, directeur de la General Steam Navigation Co. Ltd. au Havre. Elle est également secrétaire bénévole des nombreuses activités de la communauté britannique du Havre.

En 1939 et 1940, elle enseigne la sténographie à l'école commerciale dirigée par sa sœur, Simone Fromageau. De la fin 1939 jusqu'en , elle est la secrétaire des capitaines Sturt et Watkins qui dirigent le Hirings Office de la British Base du Havre.

Résistance

De à , elle est secrétaire au consulat américain de Marseille, service des visas d'immigration. Elle travaille déjà pour le Special Operations Executive (SOE) depuis 1941, bien que la date exacte de son recrutement, probablement bien antérieure, demeure à ce jour inconnue, son dossier personnel dans les archives britanniques étant scellé jusqu'au [4].

En le SOE l'active en qualité d'agent p. 1 (elle sera promue p. 2 avec grade de sous-lieutenant après son arrestation[5]). Le Consulat ferme le . Elle passe alors dans la clandestinité.

Assistante des chefs du réseau "Jean Marie / Buckmaster" André Marsac et Cpt. Henri Frager (fusillé en 1944), elle accompagne ses supérieurs dans plusieurs tournées d'inspection des réseaux à travers toute la France.

Arrestation, internement et déportation

Le , lors d'une mission à Paris, elle est arrêtée par la Gestapo au café Longchamp.

Internée à Fresnes durant 10 mois, elle est déportée en à Ravensbrück jusqu'en , de là à Hanovre puis à Bergen-Belsen.

Le camp est libéré à la mi- mais, atteinte du typhus, elle ne peut être rapatriée que le . Elle est démobilisée à Paris le [6].

Elle passe sa convalescence en Suisse puis à Marseille jusqu'en , soignée par le Dr. Leopold Mecz, son épouse Madeleine et sa belle-sœur Rosa Pioch, véritable famille d'adoption de Lucienne, de sa sœur Simone et de leur mère Gabrielle.

Après-guerre

De janvier à , elle est employée par le ministère des Affaires étrangères au service des Conférences internationales, sis 82 rue de Lille à Paris. Elle est secrétaire de Mme C. Michelet, chef du service des Traductions de la conférence des ministres suppléants des Affaires étrangères à Londres, de janvier à , puis assure le secrétariat des bureaux de traductions lors de la conférence des ministres des Affaires étrangères et de la conférence de la Paix à Paris, d'avril à .

Le , Lucienne Fromageau épouse Simon Soubbotnik, adjudant de la 2e DB[7].

Elle travaille d'abord comme secrétaire au Ministère des Affaires étrangères puis entre aux Nations unies lors de leur création. Elle y fait toute sa carrière, d'abord à New-York puis à Paris.

Lorsqu'elle prend sa retraite, elle est administrative officer au Centre d'Information des Nations unies, à Paris.

Âgée de 102 ans à sa mort, elle était la doyenne de l'Institution nationale des invalides (hébergée dans l'hôtel des Invalides) et l'une des dernières survivantes françaises du SOE.

Distinctions

Lors de l'annonce de sa mort, le , le maire de Paris Bertrand Delanoë salue « la mémoire de cette femme d’exception et de cette résistante extraordinaire »[11].

Notes et références

Liens externes

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