Lucius Gellius Maximus

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Nom de naissance Lucius Gellius Maximus
Naissance seconde moitié du IIe siècle
Antioche de Pisidie (Empire romain)
Décès début du IIIe siècle
Empire romain
Nationalité Romain
Lucius Gellius Maximus
Nom de naissance Lucius Gellius Maximus
Naissance seconde moitié du IIe siècle
Antioche de Pisidie (Empire romain)
Décès début du IIIe siècle
Empire romain
Nationalité Romain
Profession
Autres activités
Distinctions
ducenarius, directeur honorifique du Musée d'Alexandrie
Descendants

Lucius Gellius Maximus (en grec ancien : Λούκιος Γέλλιος Μάξιμος / Loúkios Géllios Máximos), né dans la seconde moitié du IIe siècle à Antioche de Pisidie et mort au début du IIIe siècle, est un fonctionnaire et médecin romain.

Né ou devenu un chevalier romain, L. Gellius Maximus connaît une ascension fulgurante à partir des années 200. Dans les années 210, il est connu comme l'ami et l'archiatre de l'empereur romain Caracalla, vivant aisément. Il devient honorifiquement ducenarius et a Musio (directeur du Musée d'Alexandrie) durant cette période, fonctions dont il perçoit le salaire et les avantages. Il est prêtre à vie d'Esculape, dieu de la médecine, à Antioche. Son fils, le sénateur Gellius Maximus, tente d'usurper le trône en 219, au début du règne d'Héliogabale. L. Gellius Maximus est connu par deux inscriptions comme bienfaiteur de la cité voisine de Sagalassos, ayant notamment aidé un résident à devenir citoyen romain avant 212.

Origine et ascension

Une statue de marbre blanc disparue en l'honneur de Lucius Gellius Maximus est connue par le vestige de l'inscription lacunaire du piédestal, retrouvé encastrée dans un mur de la vieille mosquée de Yalvaç, près de laquelle est bâtie l'ancienne Antioche-de-Pisidie, en Turquie actuelle. La lecture du texte et l'identification de la personnalité honorée fut progressive et difficile. Theodor Mommsen donne une première transcription en 1884, complétée par John Robert Sitlington Sterrett en 1888. En 2004, Michel Christol et Thomas Drew-Bear donnent une reconstitution complète :

« L(VCIO·GELLIO· — · F(ILIO)] / SE[R(GIA)·MAXIMO] / ARCH[IATRO] / SANCTI[SSIM]I / DOMINI·N(OSTRI)· /ANTONINI / AVG(VSTI)·DVCENA / RIO ET A MVSIO / SAC(ERDOTI)·PERPET(VO)· / DEI AESC̣ṾḶAPI / PA[TRONO --] / [---]. »

« Lucius Gellius, fils de [...] de l'illustre [colonie] Sergia, archiatre de Notre Seigneur, le très saint Antonin Auguste [Caracalla], ducenarius et directeur du Musée, prêtre à vie du dieu Esculape, pro[tecteur...] »

En 1918, A. Stein identifie l'homme au père de Gellius Maximus (mort en 219, révolté en Syrie contre Héliogabale) d'après une mention de Dion Cassius et identifie l'empereur de l'inscription à Caracalla[1].

La vie de Lucius Gellius Maximus est mal connue en raison de la rareté des sources. Né dans la seconde moitié du IIe siècle à Antioche-de-Pisidie, au sein de la colonie Sergia, les Gellii sont une famille de notables. S'il n'appartient pas déjà à l'ordre équestre de naissance, Lucius Gellius Maximus le devient et entame son cursus honorum. Les valeurs hellénistes de son milieu le poussent à devenir médecin, profession où il doit se montrer assez doué pour gagner un salaire annuel de 200 000 sesterces, habituel pour un médecin impérial. En tant que tel et comme tout médecin pratiquant à Rome, Gellius Maximus est exempté d'impôts et d'obligations liturgiques à Antioche-de-Pisidie, dont il est le protecteur. Il est possible que Gellius Maximus rencontre Caracalla à Rome ou en 201, durant son voyage en Asie. Quant à son fils, il entre dans l'ordre sénatorial par adlectio, probablement en raison de la bienveillance impériale, n'ayant pas le cens d'un million de sesterces requis[1].

Dans une inscription très incomplète retrouvée à Antioche-de-Pisidie, dédiée à L. Gellius Maximus par un dénommé Aelius Ponticus, il y est appelé φιλόσ και αρχιατρος / philόs kai archiatros, « ami et archiatre » de Caracalla. Cela montre que le médecin avait aussi un rôle de confident et un ascendant sur l'empereur, dont l'état est continuellement mauvais. Une inscription funéraire de Kaş indique qu'elle a été réalisée par deux hommes, dont Gellius Maximus. Celui-ci est indiqué comme prêtre à vie d'Esculape, dieu de la médecine, sacerdoce confirmé par l'inscription de Yalvaç. Ce descendant de colons romains vivait à la grecque et était vraisemblablement bilingue[1].

Fonctions honorifiques

À un moment donné durant le règne de Caracalla, Lucius Gellius Maximus reçoit le titre d'a Musio, indiquant qu'il est nommé directeur ou responsable d'un Musée, c'est-à-dire un centre intellectuel. Otto Hirschfeld suggérait que Gellius Maximus fut directeur du Musée d'Alexandrie, grand centre intellectuel de l'époque et « le Musée » par excellence dans les inscriptions gréco-latines. Cependant, il aurait pu aussi être membre du Musée de Smyrne, qui abritait les archives de la ville, ou du Musée d’Éphèse, où avait lieu le concours annuel de médecine. Il est possible que Lucius Gellius Maximus ait noué des liens avec Éphèse, ayant dû étudier la médecine ailleurs qu'à Antioche[1].

Hirschfeld avait proposé que la troisième ligne de l'inscription de Yalvaç avait le mot arch[ierei], datif d'archiereus, « archiprêtre ». En 1950, Hans-Georg Pflaum suggère que Gellius Maximus fut ministre des cultes d'Alexandrie, de toute l’Égypte et du Musée d'Alexandrie (archiereus Alex. et totius Aeg. et a Museo Alexandrino). Par le passé, Hirschfeld et des savants postérieurs supprimèrent la conjonction et, afin de lire que Gellius Maximus était procurator ducenarius a Museo, procurateur-directeur du Musée. Cependant, il n'existe aucune preuve qu'il fut nommé procurateur durant sa carrière ni que sa fonction d'a Musio l'exigeât[1].

Quoi qu'il en soit, il est peu probable que le praticien ait renoncé à soigner l'empereur pour diriger le Musée. Devant suivre Caracalla en toutes circonstances, à de rares exceptions, cette mention honorifique lui permet de jouir des privilèges du poste. Il est nommé honorifiquement ducenarius, ce qui lui permet de percevoir le salaire de cette fonction[1].

Gellius Maximus et Sagalassos

Références

Bibliographie

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