Ludovic Gaillard
ingénieur français
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Michel Ludovic Gaillard, né le à Sorges et mort le aux Castilloux, à Nanthiat, est un ingénieur français.
On lui doit entre autres la construction du pont de la Trinité à Saint-Pétersbourg (1897-1901).
Biographie
Michel Ludovic Gaillard naît le à Sorges, au lieu-dit Poux, de parents domiciliés aux Castilloux, à Nanthiat[1].
Descendant d’une famille de papetiers, Ludovic Gaillard fait à partir de 1851 ses études au nouveau lycée de Périgueux, dans la section industrielle. Au terme de ces trois années, il rejoint le Corps des ponts et chaussées de la Dordogne en tant qu’assistant du chef de travaux. Maîtrisant les nouveaux outils — théodolites, calculs logarithmiques, trigonométrie — on lui confie le percement du tunnel de Thiviers, un des premiers en pente et en courbe.
En 1858, il est chef de travaux pour la traversée des Pyrénées sur la ligne d’Irun à Madrid. La compagnie Ernest Goüin et Cie reprend la direction des travaux en 1862, qui seront inaugurés en . Ludovic Gaillard reste alors à la Compagnie, qui réalise la totalité des opérations pour la société Paris-Orléans et dirige de nombreux ouvrages dans le Sud-Ouest, notamment la finalisation des lignes de Périgueux à Tulle, et de Poitiers à Royan.
Il remet en activité « d'importantes usines » de papeterie sur les deux rives de l'Isle, aux Castilloux, à Nanthiat, et à la Brugère à Nantheuil (distantes d'un kilomètre à vol d'oiseau), et fait construire une cité ouvrière entre les deux[2],[3].
En 1885, il entre au conseil d’administration de la nouvelle Société des Batignolles qu’a créé Ernest Goüin, et poursuit l’expansion du groupe avec des chantiers emblématiques : lignes d’Hanoï à Pékin, de Beyrouth à Damas, en Turquie, Algérie, Tunisie, Égypte, Afrique… sans négliger la France. Il quitte ce poste en 1905, après avoir passé plus de 42 ans à la Société des Batignolles, tout en gardant la réputation d'un ingénieur conseil prisé.
À Périgueux, on lui doit la construction en 1909-1910 de la salle de spectacle Le Palace[3].
Il meurt le aux Castilloux, à Nanthiat[4], et repose au cimetière de Thiviers, en Dordogne.
Distinctions
- Chevalier de la Légion d’honneur en 1898[2].
- Commandeur dans l’ordre de Saint Grégoire.
- Ordre de Nichan iftikhar de Tunisie.
- Ordre de l'Osmaniye, remise par le sultan Abdülaziz.
Réalisations notables
- Ligne Irun-Madrid
- Ligne Damas-Beyrouth
- Pont de la Trinité à Saint-Pétersbourg
