Ludwig Wilhelmy
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Stargard-en-Poméranie (
Berlin (
| Naissance |
Stargard-en-Poméranie ( |
|---|---|
| Décès |
(à 51 ans) Berlin ( |
| Nationalité | Prussien |
| Domaines | Cinétique chimique, Statique des fluides |
|---|---|
| Institutions |
Université de Berlin Université de Giessen Université de Heidelberg Société allemande de physique |
| Diplôme | Thèse de doctorat de l'Université de Heidelberg |
| Renommé pour | divers travaux sur la cinétique chimique et la tension superficielle |
Ludwig Ferdinand Wilhelmy ( à Stargard-en-Poméranie, en province de Poméranie - à Berlin) était un chimiste et un physicien prussien. Ce scientifique du XIXe siècle s'est principalement illustré en chimie (dans l'étude de la cinétique chimique) et en physique (dans l'étude des phénomènes de surface).
Il est reconnu comme un précurseur de l'étude quantitative de l'évolution temporelle des transformations chimiques en publiant les premiers travaux sur le sujet en 1850[1],[2].
On lui doit également une méthode de mesure de la tension superficielle des liquides et des solutions.
Indépendamment de ses recherches en sciences fondamentales et appliquées, il publia, en 1852, un traité de physiologie et de psychologie[3].
Ludwig Ferdinand Wilhelmy est né le jour de Noël 1812 dans le royaume de Prusse alors engagé dans les guerres napoléoniennes et plus précisément dans la Campagne de Russie.
Wilhelmy manifeste son intérêt pour les sciences sous l'égide de son père pharmacien. C'est ainsi qu'il se lance dans des études supérieures en pharmacologie à l'Université de Berlin ce qui lui permet de reprendre la pharmacie paternelle à Stargard à la fin de son cursus. Cependant, il éprouve rapidement le besoin de s'épanouir davantage dans les études scientifiques et finit par vendre son officine en 1843. Il se lance alors dans la thermodynamique, domaine d'étude très porteur à l'époque de l'industrialisation de l'Europe occidentale grâce aux machines à vapeur.
Il fréquente à cette époque diverses universités (Berlin, Giessen et Heidelberg).
Alors encore doctorant, il participe au colloque fondateur de la Société allemande de physique organisé par Gustav Magnus à Berlin en 1845 avec de nombreux autres participants.
Ses recherches lui permettent d'obtenir, en 1846, une thèse de doctorat de l'Université de Heidelberg portant sur l'étude des transferts thermiques au sein des solides (« Die Wärme, als Maß der Kohäsion » littéralement « La chaleur, comme mesure de la cohésion »).
Dans la perspective d'approfondir ses travaux, il se rend ensuite à Paris pour suivre les conférences d'Henri Regnault au Collège de France. Ce dernier a publié quelques années auparavant ses travaux de recherche sur la chaleur spécifique des corps simples et composés.
De retour à l'Université de Heidelberg, ses apports théoriques et expérimentaux lui permettent de soutenir une nouvelle thèse, en 1849, sur le même sujet que la précédente et intitulée : « Versuch einer mathematisch-physikalischen Wärme-Theorie » littéralement « Tentative d'une théorie mathématique et physique de la chaleur »[4]. Une première notion quantitative de la conductivité thermique y apparaît[5].
De 1849 à 1854, il fut maître de conférences (« privat-docent ») à l'Université de Heidelberg et développa des recherches sur la rotation du plan de polarisation de la lumière dans diverses substances et avec différentes radiations. Il s'établit ensuite définitivement à Berlin.
Travaillant sur des sujets proches traitant des phénomènes de capillarité, il se lie d'amitié avec Georg Quincke (qui soutient sa thèse sur ce sujet en 1858 à l'Université Frédéric-Guillaume à Berlin avant de devenir professeur). Ils collaborèrent de 1860 à 1864 au sein d'un laboratoire aménagé dans sa maison située près de la porte d'Anhalt à Berlin. Wilhelmy avait aussi une résidence d'été à Heidelberg. Dans ces deux lieux, il poursuivit ses recherches liées aux phénomènes de capillarité. Cependant, il ne put achever ses travaux puisqu'il meurt inopinément d'une pneumonie en 1864. Son ami Quincke développa, par la suite, ses axes de recherche.
