Luigné

From Wikipedia, the free encyclopedia

Luigné
Luigné
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption.
Image illustrative de l’article Luigné
Logotype.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Angers
Commune Brissac Loire Aubance
Statut Commune déléguée
Maire délégué
Mandat
Marina Garnier
2026-2032
Code postal 49320
Code commune 49186
Démographie
Gentilé Luignéens
Population 265 hab. (2014)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 17′ 09″ nord, 0° 23′ 27″ ouest
Altitude 82 m
Min. 56 m
Max. 82 m
Superficie 9,58 km2
Élections
Départementales Les Ponts-de-Cé
Historique
Fusion
Intégrée à Brissac Loire Aubance
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Luigné
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Luigné
Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire
Voir sur la carte topographique de Maine-et-Loire
Luigné
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
Voir sur la carte administrative des Pays de la Loire
Luigné

Luigné (prononcer [lyi.ɲe]) est une ancienne commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Brissac Loire Aubance[1].

Localisation

Commune angevine du Saumurois, Luigné se situe au sud de Saulgé-l'Hôpital, sur la route D 176[2], dans l'ouest de la France.

Aux alentours

Les communes les plus proches, à vol d'oiseau, sont Saulgé-l'Hôpital (km), Noyant-la-Plaine (km), Les Alleuds (km), Ambillou-Château (km), Brigné (km), Notre-Dame-d'Allençon (km), Chavagnes (km), Louerre (km), Grézillé (km) et Martigné-Briand (km)[3].

Luigné est situé à 24 km de Saumur, à 25 km d'Angers, à 87 km de Nantes et à 268 km de Paris.

Communes limitrophes

Géologie et relief

L'altitude varie de 56 à 82 mètres. Sa superficie est de 9,58 km2, soit 958 hectares.

Hydrographie

En son sein, se trouve la source de saint Avertin découverte par celui-ci.

Climat

Son climat est tempéré, de type océanique. Le climat angevin est particulièrement doux, du fait de sa situation entre les influences océaniques et continentales. Généralement les hivers sont pluvieux, les gelées rares et les étés ensoleillés[4].

Toponymie

Lugniacum en 1186[5] et Luigniacum en 1221. Luigne et Luignieio en 1239.

Histoire

Moyen Âge

Au XIIe siècle, Avertin de Tours vient à Luigné depuis l'Écosse. La paroisse de Luigné est fondée en 1186 par Raoul de Beaumont, évêque d'Angers, après la demande du chevalier Guérin de Luigné qui possède sur ses terres une église qu'il avait construit. L'ancienne paroisse de Tarençay, qui correspondait aux deux paroisses de Luigné et Saulgé, est démembrée. L'ancienne voie romaine est choisie comme délimitation aux deux paroisses.

Les Templiers et les Hospitaliers

La commanderie de Saulgé dépendit de Luigné[6]. La chapelle de la Commanderie de Saulgé (classé MH en 1969), datant du XIIe siècle, a été restaurée en 1862. Elle a été construite par les Templiers. À l'intérieur, on trouve des sculptures représentant le tétramorphe. Lors de le dévolution des biens de l'ordre du Temple la commanderie est occupée par les Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Une chapelle datant de la seconde moitié du XIIe siècle y est présente[7].

Renaissance

Vers le début du XVIe siècle, un château est construit par la famille Aménard, seigneurs de Chanzé et de Luigné. Le château se compose alors de trois tours formant alors un triangle.

Luigné s’élève au rang de baronnie en 1560, quand Brissac devient un comté sous Charles de Cossé, alors devenu propriétaire des terres de Luigné à la suite de la vente par Mathurin de Montalais. Ce dernier avait obtenu la seigneurie par le biais de sa femme, Renée, qui était elle-même la fille de Christophe de Goulaines, qui avait épousé l'héritière de la famille Aménard.

Révolution française

En 1808, le château est démantelé de deux de ses tours afin de créer une ferme voisine où l'on peut encore apercevoir les blasons de la famille Aménard et de la famille Leroux de la Roche des Aubiers. Une seule tour subsiste encore aujourd'hui avec sa cave voûtée. Malheureusement, cette dernière tour est en ruine.

L'église du XIIe siècle est détruite.

Époque contemporaine

Un projet de regroupement se dessine au milieu des années 2010. Il est entériné par les conseils municipaux en et intervient le , donnant naissance à Brissac Loire Aubance. Luigné devient alors une commune déléguée[8],[1].

Politique et administration

Administration municipale

Administration actuelle

Depuis le Luigné constitue une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Brissac Loire Aubance et dispose d'un maire délégué[1].

Liste des maires délégués successifs
Période Identité Étiquette Qualité
15 décembre 2016 mai 2020 Jean-Pierre Moreau[9]    
mai 2020 mars 2026 Frédéric Lamoureux[10]    
mars 2026 en cours
(au 29 mars 2026)
Marina Garnier[11]    

Administration ancienne

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1985 mars 2001 René Viaux    
mars 2001 mars 2008 Gérard Tijou    
mars 2008 décembre 2016 Jean-Pierre Moreau[12]    
Les données manquantes sont à compléter.

Ancienne situation administrative

La commune est membre de la communauté de communes Loire Aubance jusqu'en 2016[13], elle-même membre du syndicat mixte Pays Loire-Angers. La communauté de communes disparait le au profit de la nouvelle communauté de communes Loire Layon Aubance. La commune de Brissac Loire Aubance devient membre de cette nouvelle intercommunalité[14].

Jusqu'en 2014, la commune fait partie du canton des Ponts-de-Cé et de l'arrondissement d'Angers[15]. Dans le cadre de la réforme territoriale, un nouveau découpage territorial pour le département de Maine-et-Loire est défini par le décret du . La commune reste attachée au canton des Ponts-de-Cé, avec une entrée en vigueur au renouvellement des assemblées départementales de 2015[16].

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[18],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 265 habitants, en évolution de 0 % par rapport à 2009 (Maine-et-Loire : +3,3 %, France hors Mayotte : +2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
415300396385400426430364357
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
328325315308282253263255249
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
233229235210203203196197199
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
198172165163166179219265265
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (14,7 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (54,3 % contre 48,7 % au niveau national et 48,9 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 54,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 27,8 %, 15 à 29 ans = 13,2 %, 30 à 44 ans = 27,1 %, 45 à 59 ans = 16,7 %, plus de 60 ans = 15,3 %) ;
  • 45,7 % de femmes (0 à 14 ans = 23,1 %, 15 à 29 ans = 15,7 %, 30 à 44 ans = 28,1 %, 45 à 59 ans = 19 %, plus de 60 ans = 14 %).
Pyramide des âges à Luigné en 2013 en pourcentage[21]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,4 
90  ans ou +
1,6 
4,3 
75 à 89 ans
5,6 
13,6 
60 à 74 ans
8,0 
12,1 
45 à 59 ans
21,6 
28,6 
30 à 44 ans
26,4 
10,7 
15 à 29 ans
10,4 
29,3 
0 à 14 ans
26,4 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2013 en pourcentage[22].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
6,8 
75 à 89 ans
9,7 
13,8 
60 à 74 ans
14,6 
19,4 
45 à 59 ans
19,0 
19,6 
30 à 44 ans
18,3 
19,0 
15 à 29 ans
18,0 
20,8 
0 à 14 ans
18,9 

Vie locale

Cultes

Carte de l'ancienne province d'Anjou

Depuis que saint Avertin a évangélisé le pays (XIIe siècle), Luigné l'a désigné comme son patron. Le territoire de Luigné et Saulgé dépendait jusqu'à la fin du XIIe siècle de la paroisse de Tarençay. C'est en 1186 qu'un chevalier décide d'y fonder une église en demandant l'accord de l'évêque. Ce sera le début de la paroisse de Luigné et la fin de celle de Tarençay. Depuis le temps où Avertin de Tours est passé et a fait jaillir l'eau d'une source miraculeuse, un culte s'y est développé. À la Révolution, l'église, construite au XIIe siècle, est détruite. En 1834, des habitants de Luigné rachètent le terrain où était située l'ancienne église et en reconstruisent une autre. La nouvelle église est revendue à la commune le . Elle est connue alors sous le nom de Notre-Dame-de-l'Assomption. La réhabilitation du culte de saint Avertin se fit le accompagnée d'un décret. Dans celui-ci, saint Avertin devient officiellement le patron de Luigné.

Les catholiques de Luigné font partie du diocèse d'Angers et relèvent de la province ecclésiastique de Rennes.

Les églises de Luigné sont l'église Notre-Dame-de-l'Assomption et la chapelle de la Commanderie de Saulgé (style angevin).

Économie

Sur 21 établissements présents au sur la commune, 43 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 9 % du secteur de l'industrie, 5 % du secteur de la construction, 33 % de celui du commerce et des services et 9 % du secteur de l'administration et de la santé[23].

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI