Luise Kraushaar est secrétaire dans l'appareil M du KPD avec des tâches spéciales vers 1930: elle déchiffre les messages d'espionnage, tape des listes de noms et des rapports. Elle partage son bureau et une chambre louée par le KPD avec Helen Dukas, la secrétaire d'Albert Einstein[1]; elle a aussi comme colocataire sa sœur Rosa Dukas. Leo Roth, qui est responsable des «connexions spéciales» au service d'information du KPD et est le compagnon de Helga von Hammerstein-Equord, la fille du général Kurt von Hammerstein, a la clé de cet appartement à Friedenau.
Jusqu'à son émigration, elle travaille dans l'appareil BB (pour les rapports opérationnels du KPD) pour Wilhelm Bahnik, après son émigration Erna Eifler reprend cette fonction. En 1934, elle émigre en Union soviétique et y travaille au service de renseignement du Komintern, à partir de , elle est dans le service de cryptageOMS sous la direction d'Alexandre Abramov-Mirov.
En , elle est envoyée à Paris, où elle travaille notamment avec Paula Nuding pour le service de cryptage du service de renseignements du Komintern et à partir de 1937 pour l'agence de presse "Deutsche Informations", dirigée par Bruno Frei. À partir d', elle travaille comme secrétaire de Hans Renner pour le Comité des émigrants de Paris. En , elle est arrêtée et emmenée au camp de Gurs par les autorités françaises, d'où elle peut fuir peu de temps après avec Irene Wosikowski et Thea Saefkow. En , elle s'installe à Toulouse, à partir de est secrétaire d'Otto Niebergall puis devient membre de la direction du KPD pour le sud de la France. En 1941, elle rencontre Maria Leitner à Marseille. En , elle s'installe dans cette ville et soutient la Résistance et le Comité Allemagne libre pour l’Ouest (CALPO), entre autres, à travers la rédaction du journal Unser Vaterland. En 1944 et 1945, elle est commissaire du CALPO pour le travail auprès des prisonniers de guerre allemands en France[2].
En raison de son séjour en France, elle a une parfaite connaissance du français et est chargée de superviser une publication coordonnée entre le département du MfS IX/11 et l'IML avec Karl-Heinz Biernat, responsable de l'histoire de l'Orchestre rouge à l'IML.