Luke Kelly

chanteur et musicien irlandais From Wikipedia, the free encyclopedia

Luke Kelly (gaélique irlandais: Lúcás Ó Ceallaigh), né le et mort le , est un chanteur, auteur-compositeur-interprète et banjoïste de musique folk irlandaise[1].

Décès (à 43 ans)
Dublin (Irlande)
Genre musical Folk
Faits en bref Naissance, Décès ...
Luke Kelly
Description de cette image, également commentée ci-après
Statue de Luke Kelly, à Dublin.
Informations générales
Naissance
Dublin (Irlande)
Décès (à 43 ans)
Dublin (Irlande)
Activité principale Chanteur, auteur-compositeur-interprète
Genre musical Folk
Instruments Banjo
Années actives 1958 à 1984
Labels Transatlantic Records (en)
Site officiel Luke Kelly (It is The Dubliners)
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Né dans une famille de condition modeste de Dublin, il fonde en 1962 avec Ciarán Bourke, Ronnie Drew, Barney McKenna, un groupe qu'ils baptisent initialement « The Ronnie Drew Ballad Group » et qu'ils renomment, quelque temps après, par un après-midi de pluie, dans un pub, The Dubliners à cause du livre Les Gens de Dublin de James Joyce, que selon leur légende, Luke Kelly était en train de lire[2].

Luke Kelly est un musicien engagé et beaucoup de chansons qu'il a enregistrées traitent de problèmes sociaux, de la course aux armements et de la guerre, des droits des travailleurs et du nationalisme irlandais. Luke Kelly apprend en 1980 qu'il est atteint d'une tumeur au cerveau dont il meurt en 1984.

Luke Kelly reste une icône de Dublin, et sa musique est considérée par beaucoup de gens comme l'un des trésors culturels de la ville. Un an après sa mort, le pont de Ballybough sur la rivière Tolka, est renommé « Pont Luke Kelly ».

Biographie

Luke Kelly est né le ou le au Lattimore Cottages, dans le quartier de North Wall à Dublin[3]. Il a toujours considéré la première de ces dates, celle donnée par sa mère, comme sa véritable date de naissance, mais son acte de naissance porte la seconde. Son père, nommé lui aussi Luke Kelly, travaille toute sa vie à l'usine Jacob's biscuits (en) de Bishop Street à Dublin. Il transmit à son fils sa passion pour le football. Luke Kelly fréquente l'école catholique « St Laurence O'Toole »[4] dans le centre de Dublin[5].

En 1953, comme ses frères aînés avant lui, Luke Kelly arrête l'école. Il reste cependant toute sa vie un lecteur acharné, tenant toujours un ou deux livres et plusieurs journaux à portée de main[5]. Il exerce les métiers de garçon de courses pour une société d'appareils électriques, de livreur pour les spiritueux Mitchell and Son[6], et d'autres petits boulots.

En 1957, il quitte l'Irlande, d'abord pour travailler dans un hôtel de l'Ile de Man, puis quelque temps à Birmingham où son frère Paddy Kelly est installé et avec lequel il travaille quelque temps à Wolverhampton sur un chantier de bâtiments en béton armé dont il est renvoyé à cause de ses revendications salariales. Il enchaîne alors les petits boulots à droite et à gauche[7].

Luke Kelly s'établit ensuite quelque temps à Birmingham où il exerce quantité de petits boulots et commence à chanter du folk dans des clubs, notamment au « Jug of Punch », alors tenu par Ian Campbell[8] et sa sœur Lorna Campbell[9]. Il retourne fréquemment à Dublin pour les vacances et devint ami à cette époque avec Ronnie Drew[7].

En 1961, Luke Kelly adhère à la Connolly Association (en), une association de gauche d'inspiration communiste, formée par les irlandais immigrés économiques en Angleterre. Il fait le tour des pubs et vend à la fin de ses prestations l'« Irish Democrat », le journal de l'association. Il s'implique aussi dans la Young Communist League (Royaume-Uni) (en) et vend le journal de celle-ci, le « Daily Worker ». Ces activités lui valent, à cause aussi de la crinière rouquine qu'il portait alors, le surnom de « Luke The Red » (« Luc le Rouge »)[7].

A Birmingham, Luke Kelly habite chez Sean Mulready, un professeur originaire de Dublin, traqué à cause de ses idées communistes, dont la famille posséde de nombreuses relations dans les cercles de musiciens. C'est ainsi qu'il devint un permanent du « Jug of Punch », tenu par le communiste Ian Campbell, et qu'il est introduit au « Singers’ Club » de Londres, fondé par Ewan McColl et Peggy Seeger[7].

En 1965, Luke Kelly épouse Deirdre O'Connell, actrice et chanteuse, également fondatrice du Focus Theatre de Dublin.

Renommée posthume

En 1985, le pont de Ballybough[10] sur la rivière Tolka, est renommé « Pont Luke Kelly[11] ». Après sa restauration en 2006, le pont est inaugurée en présence de la famille Kelly, et notamment de la violoniste Niamh Kelly, nièce de Luke Kelly qui tient une école pour jeunes musiciens[12].

Bibliographie

Une sélection de livres à propos de Luke Kelly et de The Dubliners.

  • Luke Kelly-A Memoir, Des Geraghty, Cork University Press, Ireland, 1993. (ISBN 9781855940901), (ISBN 1-85594-090-6) (réimpression chez Basement). Un livre de souvenirs, écrit par Des Geraghty, un ami musicien et un compagnon de militance de Luke Kelly à l'occasion du dixième anniversaire de la mort du musicien.

Notes et références

Liens externes

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