Wikiwand AI

Lycée Dupuy-de-Lôme

établissement français d'enseignement secondaire et supérieur à Lorient From Wikipedia, the free encyclopedia

Le lycée Dupuy-de-Lôme est un établissement français d'enseignement secondaire et supérieur, situé au 4, rue Jean Le Coutaller à Lorient. C'est le plus ancien établissement secondaire de Lorient. Institution municipale en 1822, collège municipal en 1823, il ouvre en 1824 une classe préparatoire au concours d'entrée au Collège royal de la Marine. Il va dès lors former un grand nombre de futurs amiraux et vice-amiraux. Collège royal en 1833, collège d'Aumale en 1842, lycée impérial en 1863, lycée de Lorient en 1870, il prend son nom actuel en 1922.

Fondation 1822
Type Lycée
Code UAI 0560025Y
Faits en bref Fondation, Type ...
Lycée Dupuy-de-Lôme
Description de l'image B6 Lycée Dupuy de Lôme - panoramio.jpg.
Histoire et statut
Fondation 1822
Type Lycée
Administration
Académie Académie de Rennes
Code UAI 0560025Y
Proviseur Jean-Christophe Bidet
Études
Étudiants 1 368 et 1 391
Niveaux délivrés Bac+2
Formation Lycée général (Enseignement général, STMG )
CPGE scientifiques, économiques, BTS, DCG
Options

MPSI, MP, PCSI, PC, PSI, ECS BTS CG, BTS assurance, BTS SAM

DCG
Langue(s) des cours anglais, allemand, espagnol, italien, russe et chinois
Localisation
Ville Lorient
Pays Drapeau de la France France
Site web http://www.dupuydelome-lorient.fr/
Coordonnées 47° 44′ 50″ nord, 3° 22′ 11″ ouest
Géolocalisation sur la carte : Lorient
(Voir situation sur carte : Lorient)
Lycée Dupuy-de-Lôme
Géolocalisation sur la carte : Morbihan
(Voir situation sur carte : Morbihan)
Lycée Dupuy-de-Lôme
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Lycée Dupuy-de-Lôme
Fermer

Il accueille à la rentrée 2020 près de 2 000 élèves, dont un tiers suivent une filière post-bac (classes préparatoires, BTS et DCG).

Historique

XIXe siècle

Au début du XIXe siècle, Lorient ne possède pas d'établissement secondaire. La création des lycées en France date de la loi du 2 floréal an X (). Cette loi prévoit un lycée par arrondissement de cour d'appel. Le , le maire de Lorient, Casimir Eugène Audren de Kerdrel, décide d'ouvrir dans les locaux de la mairie[1] une institution où l’on enseigne les langues anciennes, les mathématiques, le français, la langue anglaise, le dessin, l'écriture, la tenue des livres. La direction de l'établissement est confiée à Louis-Antoine Dufilhol. Reçu troisième à Polytechnique, bachelier ès sciences et licencié ès lettres, il a enseigné les mathématiques au collège royal de Rouen pendant sept ans[2], puis a obtenu la qualité de docteur en médecine en 1820 à la faculté de Paris[3].

Le , l'institution de Lorient est transformée en collège, dont Dufilhol est le principal[4]. Le , le collège occupe des locaux construits entre les rues Petite Porte, de Tourville et Concorde[4]. Cette année-là, est créée une classe préparatoire au concours d'entrée au Collège royal de la Marine (la future École navale), à Angoulême[1].

Le collège de Lorient compte 197 élèves à la rentrée de 1826[5], et 200 en 1827[6]. Louis Dufihol quitte « son » collège en 1830[7]. Il devient proviseur à Nantes, puis à Rennes, recteur d'académie en Corse, puis à Rennes en 1839[8].

Carte avec le tracé des rues d'aujourd'hui. L'emplacement de l'ancien lycée s'y superpose par transparence. Sa partie ouest recouvrait l'actuelle rue La Pérouse. Sa partie orientale se trouvait dans l'actuel périmètre de l'arsenal.
Emplacement de l'ancien lycée, à l'est de la ville.

Des préparations à l'École navale et à l'École de Saint-Cyr sont ouvertes en 1831[6]. En 1833, le collège municipal de Lorient devient collège royal[1]. Il compte 242 élèves en 1834 et 293 en 1839[6]. En 1842, il prend le nom de collège d'Aumale[9]. Changement évoqué depuis 1852, il devient lycée impérial le [10]. En 1868, l’établissement comprend un lycée classique, une école préparatoire aux écoles de l'État, des cours d'enseignement secondaire spécial (enseignement industriel et commercial), une classe primaire préparatoire pour les enfants de 5 à 10 ans[10]. En 1870, il devient lycée de Lorient[1].

Le , une délibération du conseil municipal de Lorient émet le vœu que le lycée prenne la dénomination de lycée Dupuy-de-Lôme, en hommage à l’un de ses anciens élèves, Henri Dupuy de Lôme (1816-1885), fameux ingénieur militaire du génie maritime et homme politique. Le , le ministre de l'Instruction publique (gouvernement Waldeck-Rousseau) y oppose un avis défavorable, compte tenu que Dupuy de Lôme en tant que député a siégé avec le groupe bonapartiste et toujours voté contre les ministres républicains.

XXe siècle

Gravure, portrait en buste : collier de barbe blanche, nœud papillon.
Henri Dupuy de Lôme.

Le , le conseil municipal, quelques jours après le centenaire de la naissance de Dupuy de Lôme, émet le même vœu qu'en 1899. Par décret du , « le lycée de garçons de Lorient prend le nom de Dupuy-de-Lôme[11] ». Entre 1850 et 1925, « les trois quarts[12] » des amiraux et vice-amiraux français sont d'anciens élèves de l'établissement.

Lors de la Première Guerre mondiale, 144 élèves et professeurs de l'établissement meurent au combat ou sont portés disparus[13].

En janvier et février 1943, la ville de Lorient est rasée par les bombardements alliés[14]. Le lycée est délocalisé, en même temps que le collège de jeunes filles, à l'hôtel de La Pomme d'or, à Guémené-sur-Scorff, à 40 km de là[15]. L'établissement devient donc le premier lycée mixte de France, mais un lycée qui n'a plus ni matériel ni fournitures ni manuels. Cette situation de précarité crée un fort sentiment de solidarité entre élèves, et aussi entre élèves et enseignants[12]. En 1945, garçons et filles reviennent à Lorient. Ils ont pour locaux scolaires des baraques de bois qu'ils croient provisoires. Ce n'est qu'en 1954 que les premiers bâtiments du lycée actuel s'élèvent[1], sur un terrain de neuf hectares, en plein centre ville[12].

En 1956[12], Dupuy-de-Lôme est sans doute le premier lycée de France à songer à un rapprochement entre élèves allemands et français[16]. Les deux initiateurs en sont le professeur Jules Potier et le docteur Joachim Schwalbe, du Gymnasium Aue de Wuppertal (devenu le Carl-Fuhlrott-Gymnasium (de)). Les deux hommes, qui se sont connus dans un camp de prisonniers, échangent leurs postes durant le premier trimestre de l'année 1957-1958. Des élèves allemands viennent à Lorient au troisième trimestre. L'échange perdure, et fête son cinquantenaire en 2007[16].

En 2004, cinq bâtiments du lycée sont détruits pour être reconstruits selon les normes applicables aux établissements scolaires[12]. Le lycée accueille à la rentrée 2014 près de 2 000 élèves, dont un tiers suivent une filière post-bac : brevet de technicien supérieur (BTS), diplôme de comptabilité et de gestion (DCG), classe préparatoire aux grandes écoles (CPGÉ)[17].

Classement du lycée

En 2015, le lycée se classe 18e sur 21 au niveau départemental quant à la qualité d'enseignement, et 1410e au niveau national[18]. Le classement s'établit sur trois critères : le taux de réussite au bac, la proportion d'élèves de première qui obtient le baccalauréat en ayant fait les deux dernières années de leur scolarité dans l'établissement, et la valeur ajoutée (calculée à partir de l'origine sociale des élèves, de leur âge et de leurs résultats au diplôme national du brevet)[19].

Enseignement

Secondaire

Classe de seconde

En plus de l'enseignement commun, la classe de seconde propose (sans que le choix de ces enseignements conditionne une pré-orientation pour la classe de première) :

  • deux enseignements d'exploration obligatoires :
    • un enseignement d'économie obligatoire : connaissance du monde économique, social et de l'entreprise,
    • un enseignement au choix :
      • méthodes et pratiques scientifiques,
      • littérature et société,
      • LV 3 : italien, russe ou chinois,
      • latin ou grec ancien,
      • arts visuels,
      • informatique et création numérique ;
  • une option facultative :
    • LV 3 : italien, russe ou chinois,
    • latin,
    • grec ancien,
    • section européenne anglais,
    • arts visuels[20].

Baccalauréat

Le lycée Dupuy-de-Lôme prépare aux baccalauréats :

Enseignements spécifiques

Le lycée offre un enseignement d'exploration, « Méthodes et pratiques scientifiques » — voie possible vers un bac ES –, avec deux possibilités de travail :

  • travail pluridisciplinaire associant des professeurs de mathématiques, SVT et sciences physiques ;
  • travail en physique et chimie.

Dupuy-de-Lôme offre en terminale une option permettant de se préparer aux concours des instituts d'études politiques (IEP).

Enfin, des sections sportives permettent de mener de front études et pratique sportive : karaté, voile ou planche à voile[22].

Langues

Classes préparatoires aux grandes écoles

Les classes préparatoires aux grandes écoles sont des formations du premier cycle de l'enseignement supérieur implantées dans les lycées.

Classes préparatoires scientifiques

Plusieurs classes préparatoires existent[23] :

  • Deux classes de première année (dites de Mathématiques Supérieures ou Math Sup) : MPSI et PCSI.
  • Trois classes de deuxième année (Mathématiques Spéciales ou Math Spé) : MP, PC et PSI.

Classes préparatoires économiques et commerciales

Deux classes préparatoires (EC) existent, avec option scientifique (ECS)[24] :

  • Une classe de première année : ECS1
  • Une classe de deuxième année : ECS2

Classement des classes préparatoires

Le classement national des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) se fait en fonction du taux d'admission des élèves dans les grandes écoles. En 2015, L'Étudiant donnait le classement suivant pour les concours de 2014 :

Davantage d’informations Filière, Élèves admis dans une grande école* ...
Filière Élèves admis dans
une grande école*
Taux
d'admission*
Taux moyen
sur 5 ans
Classement
national
Évolution
sur un an
ECS [25] 0 / 22 élèves 0 % 0 % 95eex-æquo
sur 95
=
MP / MP* [26] 1 / 26 élèves 4 % 2 % 50e
sur 114
en augmentation 64
PC / PC* [27] 1 / 24 élèves 4 % 2 % 43eex-æquo
sur 110
en augmentation 7
PSI / PSI* [28] 2 / 28 élèves 7 % 2 % 52eex-æquo
sur 120
en augmentation 68
Source : Classement 2015 des prépas - L'Étudiant (Concours de 2014).
* le taux d'admission dépend des grandes écoles retenues par l'étude. Par exemple, en filières
ECE et ECS, ce sont HEC, ESSEC, et l'ESCP qui ont été retenues; en filières scientifiques, c'est un
panier de 11 à 17 écoles d'ingénieurs qui a été retenu selon la filière (MP, PC, PSI, PT ou BCPST).
Fermer

BTS et DCG

Formations assurées :

Personnalités liées

Enseignants

Élèves

Portrait colorisé, de face, en uniforme, sur toute la première page du Petit Journal.
Pierre Alexis Ronarc'h, en 1917.

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Timelines

Top Qs

Fact Checks