Lycée privé français Saint-Joseph d’Istanbul
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"Özel Saint-Joseph Fransız Lisesi"
| Nom original | İstanbul Özel Saint-Joseph Fransız Lisesi |
|---|---|
| Fondation | 1870 |
| Type | École secondaire (en) |
| Directeur | Paul Georges |
|---|---|
| Sous-directeur | Ender Üstüngel |
| Langue(s) des cours | Français, Turc |
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| Ville | Kadıköy |
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| Pays |
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| Site web | www.sj.k12.tr |
| Coordonnées | 40° 58′ 59″ nord, 29° 01′ 43″ est |
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Le lycée privé français Saint-Joseph d'Istanbul (en Turc: İstanbul Özel Saint-Joseph Fransız Lisesi) souvent appelé Saint-Joseph, est un établissement d’enseignement secondaire privé franco-turc situé à Kadıköy, à Istanbul, en Turquie[1].
L’Institut des Frères des Écoles Chrétiennes, fondée par Saint Jean-Baptiste de La Salle, arrivée en Turquie en 1841, a ouvert une école à Istanbul et à Izmir. L'association, qui compte actuellement 4 500 membres, compte 1 800 écoles, 60.000 éducateurs et 785 127 élèves dans 82 pays.
Le lycée Saint-Joseph est une institution affiliée à l'Institut des Frères des Écoles Chrétiennes dont les fondations ont été posées par Saint Jean-Baptiste de La Salle à Reims, France en 1860.
Les origines de l’école remontent à 1857 (Hégire 1274)[2], avec la fondation du Pensionnat Saint-Joseph, rue İmam, à Beyoğlu. En 1864, faute de place, l’établissement est transféré à Moda, avant de revenir à Beyoğlu après la vente du bâtiment par ses propriétaires.
En mars 1864, un firman du sultan Abdülaziz, adressé au maire de Kadıköy, Emin Pacha, autorise la construction de l’école sur un terrain de trois hectares appartenant à la congrégation. Ce document ayant disparu, un nouveau firman est délivré en 1870, cette fois adressé au vizir Hüsnü Pacha, ce qui permet le lancement du chantier.
Après l’incendie survenu à Beyoğlu en juin 1870, la première pierre du bâtiment actuel de Kadıköy est posée le 16 août 1870. Les cours commencent le 2 novembre de la même année, avant même l’achèvement complet des travaux. Construit en bois sur un soubassement en pierre, le bâtiment initial comptait deux étages et présentait déjà une configuration proche de celle du corps central actuel. Son agrandissement fut rapidement rendu nécessaire par l’augmentation du nombre d’élèves.
En 1872, une aile sud-est de quatre niveaux est construite ; elle comprend notamment l’actuelle salle d’échecs et le bureau du proviseur adjoint du lycée. Certains éléments, comme les fenêtres intérieures visibles dans la « Dépense » et à l’infirmerie, proviennent encore de ce bâtiment. Cette aile était plus élevée d’un étage que le corps central.
L’aile sud-ouest, achevée en 1874, comprenait le bureau du directeur adjoint turc, alors ancienne salle des professeurs, ainsi que la salle de théâtre. Une fois cette extension réalisée, les jardins commencèrent à être utilisés pendant les récréations. En 1875 et 1876, deux préaux furent construits, l’un dans le prolongement de l’aile sud-ouest, l’autre dans le prolongement de l’aile sud-est. En 1885, l’actuelle maison dite « Caporal », ancien laboratoire de physique, fut édifiée en tant que logement ; en 1888, l’aile sud-est fut prolongée jusqu’au préau.
Le bâtiment en forme de U ouvert sur la mer possédait un corps central en bois d’un étage inférieur aux ailes latérales. Il fut finalement décidé de remplacer provisoirement cette construction principale par un bâtiment en pierre. En 1895, le bâtiment central fut surélevé d’un étage et élargi de trois mètres.
En 1900, Saint-Joseph comptait 300 pensionnaires.
Le succès de l’Institut commercial
Fondé en 1903, l’Institut commercial attira un grand nombre de candidats grâce au sérieux de son enseignement et aux débouchés professionnels offerts à ses diplômés. Pour répondre à cette demande, un bâtiment fut construit au nord-est en 1906, puis un autre au nord-ouest en 1907. Une promenade sur le Bosphore fut également organisée à l’occasion de l’admission du 400e élève. Après l’aménagement des cours de récréation, l’établissement prit sa configuration actuelle. La renommée de l’Institut commercial s’étendit de Sofia à Bagdad, au point que, lors de la fondation de l’École supérieure de commerce d’Istanbul en 1910, le ministre ottoman du commerce s’inspira de son programme et de son organisation.
École Saint-Louis
À la même époque, une succursale de Saint-Joseph, appelée Saint-Louis et située à Haydarpaşa, fut ouverte. Cet établissement devint par la suite le collège Yeldeğirmeni Kemal Atatürk. Avec l’achèvement de l’aile nord-ouest en 1907, le bâtiment du lycée Saint-Joseph prit sa forme définitive. Il ne restait plus qu’à reconstruire le préau de la première section et à construire celui de la deuxième.
Centre des sciences naturelles
Le célèbre musée d’histoire naturelle de l’école, aujourd’hui appelé Centre des sciences naturelles, fut fondé en 1910 par le Frère Possesseur Jean et le Frère Paramont-Félix, à partir de collections d’insectes et de minéraux réunies au fil des années en Turquie et dans différentes parties du monde. Aujourd’hui, le centre conserve environ 1 200 types de pierres et de minéraux ainsi que 10 000 spécimens d’insectes, d’oiseaux et d’animaux, y compris de grands mammifères comme le loup, le cerf, l’ours brun et le phoque moine de Méditerranée[3].
L’idée de créer ce centre, aujourd’hui situé au rez-de-chaussée de l’école, est née il y a une dizaine d’années, après l’intervention de professeurs invités de l’ITÜ et de spécialistes du Muséum national d’histoire naturelle de Paris, qui soulignèrent la valeur exceptionnelle de cette collection. Le projet du centre a été conçu par l’enseignante de mathématiques Yaprak Bener Chapdelaine et l’enseignant de biologie Laurent Chapdelaine. Xavier Floreau a restauré les pièces pendant cinq ans.
Si cet espace porte aujourd’hui le nom de « centre » et non de « musée », c’est parce qu’il n’est pas rattaché au ministère turc de la Culture et du Tourisme.
Petit-Pain
En 1913, un four mécanique fut installé et, jusqu’en 1940, le pain fut cuit à l’école. Chaque jour, à 16 heures, les élèves, pensionnaires comme externes, recevaient un petit pain de type francala accompagné d’un morceau de chocolat. En souvenir de cette tradition, qui a laissé une forte empreinte dans la mémoire des anciens élèves, la journée des anciens a pris le nom de « Petit-Pain ».
Le Petit-Pain est une journée des anciens élèves, ouverte au public, organisée par l’Association Saint-Josephers et destinée en premier lieu aux élèves et anciens élèves de Saint-Joseph. Organisé depuis des années au lycée Saint-Joseph, le premier ou le deuxième dimanche de juin, cet événement est devenu un rendez-vous attendu, réunissant des milliers d’anciens élèves de toutes générations ainsi que leurs familles, autour d’une mémoire et d’une culture communes.
Institut d'enseignement supérieur
Du 25 septembre 1914 à février 1919, en raison de la guerre, l’école fut utilisée comme « Institut d’enseignement supérieur ».
Nombre d’élèves
Il est impossible de déterminer avec précision le nombre d’élèves ayant fréquenté l’établissement depuis sa fondation jusqu’à aujourd’hui, car les documents antérieurs à 1920 ont disparu lorsque l’école fut évacuée pendant la Première Guerre mondiale. Les registres conservés ne remontent qu’à 1922. L’établissement a célébré son 50e anniversaire en 1921, son 100e anniversaire en 1971 et son 125e anniversaire en 1996. Au fil du temps, le nombre d’élèves est passé d’environ 30 à 40 à près de 1 000.
Lorsque la Turquie adopta le système d’enseignement obligatoire de huit ans, supprimant la possibilité de poursuivre sans examen vers la section intermédiaire à partir du primaire, une nouvelle école primaire fut créée à Samandıra sous le nom de Küçük Prens. Fondé sous l’égide d’une fondation constituée avec la contribution d’anciens élèves de Saint-Joseph, cet établissement est lié au lycée Saint-Joseph par son esprit et son héritage, tout en restant juridiquement indépendant. Les élèves de Küçük Prens ne poursuivent donc pas automatiquement leurs études à Saint-Joseph, mais peuvent y être admis s’ils réussissent le LGS.
Aujourd’hui, l’école accueille chaque année entre 176 et 216 élèves dans ses classes préparatoires.
Sports à Saint-Joseph
Jusqu’en 1975, la pratique du volley-ball et du basket-ball pendant les récréations de quinze minutes et la pause de midi était obligatoire. Jusqu’aux années 1960 au moins, les récréations duraient respectivement 30 minutes, 90 minutes pour la pause de midi et 20 minutes. Durant les deux premières récréations, la pratique d’un jeu collectif était imposée à tous, notamment le « bouclier » en hiver, tandis que les années précédentes on jouait à l’« échasse ». Il était interdit de rester assis, de sortir en manteau ou de s’occuper de travaux scolaires pendant ces temps de pause, sous peine de sanction.
De 1974 à 1982, le lycée français Saint-Joseph fut champion de Turquie des lycées en volley-ball pendant neuf années consécutives. Lors du Championnat du monde scolaire de volley-ball, auquel la Turquie participa à six reprises, l’établissement représenta le pays à cinq occasions. L’équipe termina quatrième à İzmir en 1974 et remporta le championnat du monde aux Pays-Bas en 1976. Ce titre constitue le premier championnat du monde remporté par la Turquie dans un sport collectif. L’équipe obtint ensuite la troisième place en Belgique en 1978, la dixième place en Angleterre en 1980 et la deuxième place en Belgique en 1982. En 1983, Saint-Joseph remporta de nouveau le championnat de volley-ball des lycées d’Istanbul, signant ainsi un dixième titre consécutif et établissant un record difficile à égaler.
De nombreuses activités sportives continuent d’être organisées dans l’établissement.
Bouclier
Le « bouclier » est un jeu scolaire longtemps pratiqué à Saint-Joseph et considéré aujourd’hui comme un jeu nostalgique.
Raquettes
Les « raquettes » sont un jeu pratiqué avec des raquettes, que l’on peut considérer comme une forme simplifiée de baseball. Autrefois, des matchs de championnat interclasses étaient organisés à la fin de l’année scolaire. Ce jeu n’est plus pratiqué aujourd’hui.
Journée Sportive
Chaque année jusqu'en 1935, la Journée du sport était célébrée avec la participation de milliers de spectateurs. Ces jeux et performances accompagnés d'un groupe scolaire ont attiré une grande attention.
Orchestre Scolaire
Fanfare Cher Frère, fondée par des instruments à vent, transformée en orchestre scolaire avec l'arrivée d'Étienne et d'instruments apportés de Bulgarie, a donné des concerts de musique classique chaque année jusqu'en 1965 (en 1958 à Saint-Michel, Notre-Dame de Sion et Union Française). Aujourd'hui (2008-?), Il est diplômé d'Eren Kalelioğlu - Saint-Joseph sous le nom de "Khalkedon Brass Band" en 2003 et enseigne les "Technologies de l'Information et de la Communication" aux élèves de la classe préparatoire depuis 2009, continue de travailler sous la direction de notre professeur chargé.
Autres Renseignements
Passage à l’externat
L'école, qui était en pension jusqu'à l'année académique 1976-1977, a depuis été une journée complète.
De lycée de garçons à établissement mixte
Saint-Joseph, qui était un lycée masculin jusqu'en 1987, a ouvert ses portes aux élèves féminines cette année-là et est devenue mixte et a donné ses premières diplômées féminins en 1996.
Projet éducatif
Il poursuit ses études sous la direction du lycée privé d'Istanbul Saint-Joseph, ministère turc de l'Éducation nationale, sous la direction générale des établissements d'enseignement privés . L'objectif est de former des étudiants de bons citoyens et de bonnes universités en Turquie. Parmi ses diplômés figurent des soldats, des politiciens, des professeurs, des ambassadeurs, des hommes d'affaires, des athlètes, des écrivains, des artistes et des cadres supérieurs célèbres. L'objectif principal est de donner aux étudiants une pensée libertaire et socialiste et d'analyser les capacités. Essayer de transmettre les caractéristiques et les principes de la culture française de la manière la plus précise[1].
Solidarité à Saint-Joseph
Aujourd’hui, l’Association Saint-Josephers, fondée en 1972, la Fondation du lycée Saint-Joseph, fondée en 1992, ainsi que l’Association des parents d’élèves œuvrent ensemble au soutien et au développement du lycée privé français Saint-Joseph d’Istanbul.
En 1998, la Fondation du lycée Saint-Joseph a ouvert l’école maternelle privée Küçük Prens, puis, en 1999, l’école primaire privée Küçük Prens.
Par ailleurs, après le séisme du 17 août 1999, elle a financé la reconstruction d’une école détruite à Akarca. Cet établissement porte le nom d’école primaire de fraternité turco-française d’Akarca.
