Lydia Brovelli
syndicaliste française
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Lydia Brovelli est une syndicaliste française de la CGT, née le à Fontenay-sous-Bois et morte le à Paris. Elle est membre du Bureau confédéral de la CGT de 1982 à 2001. Non communiste, cadre, elle est figure du renouvellement et de la droitisation du syndicat sous Henri Krasucki.
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Biographie
De père italien, originaire de la province de Bergame, artisan tailleur, et de mère normande, Lydia Brovelli, (née Zumelli à Fontenay-sous-Bois en 1949), passe son enfance à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne en banlieue parisienne).
Débuts militants
Elle est étudiante en Droit, quand surviennent les événements de . Elle participe aux grandes manifestations et aux assemblées dans les amphithéâtres universitaires. Adhérente à l'Unef, elle dit ne pas y avoir milité[1]
Licenciée en Droit, Lydia Brovelli entrait dans un emploi de cadre dans une compagnie d'assurances. Elle adhérait à la CGT en 1972. C'est à l'UGICT, la structure de la CGT au sein de laquelle militent les cadres et ingénieurs cégétistes, qu'ont lieu les débuts de la montée syndicale de Lydia Brovelli.
Direction de la CGT
Elle accède lors du 41e congrès à la Commission Exécutive de la CGT en même temps qu'elle est élue au Bureau confédéral. Âgée de 32 ans elle est, en 1982, avec Alain Obadia; la plus jeune membre de cette instance rajeunie. Elle quitte le Bureau confédéral en , pour devenir conseillère sociale de l'ambassade de France à Dakar[2].
Au bureau confédéral de la CGT, elle était tout d'abord responsable du secteur « Enseignement ». En 1992, elle succède à Pierre Koehler, chargé de l'administration financière de la Confédération. Elle le restait jusqu'en . Entretemps elle avait été désignée pour siéger au Conseil économique et social. Dans cette Assemblée, en 1999 elle accédait à la Présidence de la section du Travail. Elle était la première femme à présider cette importante section.
Dans les positionnements et les débats internes au sein de la CGT, Lydia Brovelli a été classée par certains, parmi les "modernistes". Outre son activité de dirigeante syndicale, ou plutôt considérant comme en faisant partie, Lydia Brovelli est intervenue avec force en faveur de mesures pour les femmes, dont la sous-représentation dans les instances économiques et syndicales devait interpeler les manières de militer. À ce titre, elle a participé à de nombreux colloques et contribué à plusieurs ouvrages.
Elle est mère de deux enfants[3]. Elle meurt à Paris le [4].
Publications
- Gérard Alezard, Lydia Brovelli, Gérard Delahaye, Jean-Michel Leterrier : Faut-il réinventer le syndicalisme, L'Archipel, Paris, 1995.