Cette politique a été maintenue officiellement jusqu'en 1964 et a apporté des résultats marginaux.
Depuis, le terme lyssenkisme a été usité pour décrire une science corrompue par l'idéologie, où les faits sont dissimulés ou interprétés de manière scientifiquement erronée.
En 1928, Trofim Lyssenko affirme avoir développé une technique agricole, appelée «vernalisation», qui triplerait ou quadruplerait le rendement agricole du blé en exposant les semences de ce dernier à une forte humidité et à une faible température[1]. Dans les années 1930, l'agriculture de l'URSS est en crise à la suite de réquisitions massives, de mauvaises conditions météorologiques, de la collectivisation forcée, des famines qui en découlent et au passage brutal d'une économie agricole de subsistance (liée à la «Nouvelle politique économique» de Lénine) à une agriculture en kolkhozes visant à approvisionner en priorité les grandes villes et surtout les combinats géants d'industrie lourde. Souffrant de disette chronique, les Soviétiques cherchent désespérément une solution au manque de nourriture, car en réalité la «vernalisation» de Lyssenko ne permet, au mieux, qu'une augmentation marginale ou sporadique des rendements agricoles. Magnifiée par la propagande soviétique, elle fait cependant de Trofim Lyssenko une personnalité majeure de l'agriculture soviétique: il est présenté comme un paysan génial ayant inventé une technique agricole révolutionnaire.