Léo Houziaux
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Université de Liège (jusqu'en ) Faculté polytechnique de Mons (- Université de Liège (- |
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Léo Houziaux, né à Rochefort le et mort le à Namur, est un astronome belge. Sa carrière est marqué par un attachement à l'enseignement et sa participation à de nombreux organismes scientifique. Il est directeur de la classe des Sciences de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique en 1997 et est, de 2000 à 2007,
Jeunesse et éducation
Léo Houziaux est né le à Rochefort, en Belgique[1]. Il effectue ses humanités gréco-latines à l'Athénée Royal Rochefort-Jemelle, qu'il termine en 1950 avec la médaille du gouvernement[2]. Il effectue une année supplémentaire et est diplômé en 1951 de scientifique spéciale et réussit le concours d'admission à la division polytechnique de l'École royale militaire[2].
Il termine sa candidature en sciences mathématiques en 1953 et sa licence en sciences physiques en 1955 à l'université de Liège[2]. Il est alors engagé comme rechercheur par l'US Air Force au sein du Air Research and Development Command (en)[2].
Carrière académique et scientifique
Doctorat et début de carrière scientifique
En , il devient assistant à l'université de Liège[2]. Grâce à divers bourses (bourse scientifique OTAN, bourse des accords culturels belgo-néérlandais, Graduate Fellow de la Belgian American Educational Foundation), il séjourne dans divers instituts : institut d'astrophysique de Paris, l'université de Padoue, l'observatoire de l'université de Leyde et l'université de Californie à Berkeley[2]. À cette dernière, il effectue, sous la direction de Otto Struve, des recherches sur les étoiles chaudes. Il défend sa thèse, qui porte sur le sujet, en à l'université de Liège[2].
Il part la même année pour la California Institute of Technology où il effectue des mesures à l'observatoire du Mont Wilson[2]. Il travaille sur la détermination des paramètres atmosphériques fondamentaux applicables aux étoiles à enveloppes. Il se voit décerner le prix du concours annuel de l'Académie Royale de Belgique en 1962 pour cette recherche[2].
Enseignement
De retour en Belgique, il supplée Pol Swings dans ses cours d'astronomie, et donne un cours d'astrophysique générale[2]. En 1963, il reprend le cours d'astronomie et de géodésie donné en candidature en sciences mathématiques et en sciences physiques. En 1967, il devient chargé de cours à l'université, dont il démissionne en 1969[2].
Entre 1964 et 1965, il est Research Associate à l'observatoire de l'université Harvard[2]. En 1966, il obtient une charge de cours, à temps partiel, à la faculté polytechnique de Mons et deux après, une chaire d'astrophysique et de spectroscopie. Il développe toute la recherche sur l'astronomie et l'astrophysique, en tant que professeur ordinaire, mais enseigne également la physique atomique, la météorologie et la géophysique. Il y installe un laboratoire de spectroscopie atomique, et à Tenerife, sur le site d'Izaña, met en place un observatoire astronomique. Grâce à son expertise, il attire de nombreux chercheurs dans le département, et encadre des mémoires de licence et des thèses de doctorat[2]. Il quitte son poste à Mons en 1978 pour reprendre à Liège la chaire d'astophysique. Il y reste néanmoins attaché pour quelques cours et est nommé professeur à temps partiel en 1993[2].
En 1995, il est nommé professeur visiteur à l'université de Genève et en 1982, jusqu'en 1990, professeur visiteur à l'université catholique de Louvain. Il y installe une table équatoriale pour des observations liées à l'enseignement[2].
Astronomie spatiale
Dans les années 1960, l'astronomie spatiale est en pleine essor et Léo Houziaux occupe, à Paris, de 1962 à 1969, le poste de délégué du gouvernement belge au comité scientifique et technique et au conseil de l'Agence spatiale européenne. En 1971, il devient vice-président de ce même comité et est impliqué dans de nombreux comités scientifiques[2].
Il est impliqué dans le projet TD-1A, premier satellite d'observation de l'Europe[2].
Reconnaissance
Il est nommé vice-président en 1976 de la commission de commission de l'enseignement de l'Union Astronomique Internationale et en 1982, il en devient président, jusqu'en 1985[2],[3].
Il siège dans de nombreuses comissions et est membre de divers organismes : Observatoire européen austral (ESO), FRS-FNRS, CNRS, académie internationale d'astronautique, Société royale des sciences de Liège, Académie des sciences et lettres de Montpellier, académie des lettres, sciences et beaux-arts de La Rochelle, Académie europenne des sciences et des arts[2].
En 1991, il est élu membre de la classe des Sciences de l'académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, dont il est correspondant depuis 1985. Il prend la direction de sa classe en 1997[2].
Il atteint l'éméritat à l'université de Liège en 1997[2].
Il est secrétaire perpétuel de l'Académie Royale de Belgique de 2000 à 2007[2].
Un portrait de Léo Houziaux est réalisé en 2006 par Jean Barthelemy ainsi qu'un buste réalisé en 2008 par le sculpteur belge Nat Neujean[2].
En 2016, l'Union astronomique internationale nomme l'astéroïde n° 24945 en son honneur[2]. Le centre des planètes mineures crédite Léo Houziaux de la découverte de trois astéroïdes, toutes effectuées en 1980 avec la collaboration d'Henri Debehogne.
| (4782) Gembloux[6] | |
| (6946) 1980 RX1 | |
| (10271) Dymond |
Décès
Léo Houziaux meurt à Namur le à l'âge de 94 ans[1]. Il fait don de son corps à la science[7].
Publications
Léo Houziaux publie de nombreux papiers durant sa carrière scientifique (plus de 270), notamment sur les nébuleuses planétaires, les objets symbiotiques et les novae[2].