Léon Clément Gérard, d'origine paysanne, naît à Cogne de Jean-Joseph de Jean-Antoine-Gaspard, «agricole», et de Marie Buthier[1]. Après ses études, il est ordonné prêtre le . D'abord vicaire à Ayas d' à 1835 puis à Saint-Vincent de juillet1835 à 1843, il est curé de La Salle du à 1856. Nommé au chapitre de chanoines de la cathédrale d'Aoste le , il devient le curé de la paroisse Saint-Jean-Baptiste de cette ville, fonction qu'il exerce jusqu'à sa mort. Il est vice-archiprêtre le , puis archiprêtre le . Il est à l'origine le de la fondation de l'Association des Filles de Marie. Le , il devient membre de l'Académie Saint-Anselme[2].
Polémiste et écrivain prolifique
Il publie ses premières œuvres des poèmes dans la Feuille d'Annonces d'Aoste, premier journal régional auquel il collabore entre autres avec le chanoine progressisteFélix Orsières, puis après sa fondation le 1849, il est un des rédacteurs du journal catholique et conservateurL'Indépendant. À partir de 1850/1851, comme porte paroles de l'évêque d'AosteAndré Jourdain et du conservatisme clérical, il s'oppose violemment au chanoine Orsières, sur le rôle de l'église dans la société jusqu'à la rétractation finale de Orsières en 1855. Son style de polémiste et son approche des thèmes religieux, sont considérés, selon Joseph-Gabriel Rivolin et Omar Borettaz comme démodés [3]. Le chanoine Gérard laisse toutefois une œuvre importantes comprenant cinquante mille vers français selon l'abbé Henry et qui comprend:
Pierre-Étienne DucLe Clergé d'Aoste de 1800 à 1870 J.B. Mensio, éditeur imprimeur à Aoste, 1870 p.86-88.
Abbé Joseph-Marie Henry, Histoire populaire religieuse et civile de la Vallée d’Aoste. Imprimerie Marguerettaz, Aoste (1929) réédition en 1967, p.458-460.