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Léon-Étienne Duval

cardinal de l'Église catholique romaine From Wikipedia, the free encyclopedia

Léon-Étienne Duval, né le à Chênex et mort le à Alger, est un cardinal franco-algérien, archevêque d’Alger de 1954 à 1988.

Nom de naissanceLéon Étienne Duval
Naissance
à Chênex (France)
Décès (à 92 ans)
à Alger (Algérie)
Faits en bref Biographie, Nom de naissance ...
Léon-Étienne Duval
Biographie
Nom de naissance Léon Étienne Duval
Naissance
à Chênex (France)
Ordination sacerdotale
Décès (à 92 ans)
à Alger (Algérie)
Cardinal de l'Église catholique
Créé
cardinal
par le
pape Paul VI
Titre cardinalice Cardinal-prêtre
de S. Balbina
Évêque de l'Église catholique
Ordination épiscopale par
Auguste Cesbron
Archevêque d'Alger
–
Évêque de Constantine et Hippone
–
Autres fonctions
Fonction religieuse

Blason
(en) Notice sur catholic-hierarchy.org
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Biographie

Il est ordonné prêtre pour le diocèse d'Annecy le à la basilique Saint-Jean-de-Latran, après des études au grand séminaire d'Annecy et au séminaire français de Rome[1],[2]. Chanoine[réf. souhaitée], il est vicaire général et directeur des œuvres[1], ce qui le fera travailler avec l'abbé Camille Folliet, dont il concélébrera la messe de funérailles.

Pendant la guerre, il fait partie des prêtres résistants[3].

En 1947, à 44 ans le pape le désigne comme évêque de Constantine et d'Hippone (Bône) et consacré le de la même année par l'évêque d'Annecy Auguste Cesbron avec comme co-consécrateurs l'évêque de Chartres Raoul Harscouët et l'évêque de Bayonne Léon-Albert Terrier.

Il est promu archevêque d'Alger, en , huit mois avant le déclenchement de la guerre d'Algérie[3]. Dès sa promotion, il déclare dans un discours que la « civilisation doit être conçue en fonction des êtres les plus déshérités »[4],[3].

En 1956, il charge l'abbé Tissot de le représenter à la conférence de l'Appel pour une Trêve Civile lancé par Albert Camus le [5].

La même année, il « parle d'autodétermination »[6] des populations d’Algérie et condamne la torture[7] dès , alors que l'évêque d'Oran penche de l'autre côté et soutiendra même sept ans après l'Organisation de l'armée secrète (OAS), tandis que celui de Constantine ne « s'engage ni dans un sens ni dans l'autre », selon l'enquête de Florence Aubenas, dans Libération du [6],[8].

La partie de la population européenne qui lui est très hostile (c'est le moins que l'on puisse dire) lui donne le surnom de « Mohamed Duval »[3],[9]. Il répond en revendiquant pour lui-même ce quolibet comme une médaille[6].

Le général Marcel Bigeard lui reproche notamment d'être intervenu pour obtenir la grâce de terroristes condamnés à la peine capitale après un attentat qui a coûté la vie à neuf personnes dans un car de tourisme[10].

Le , deux soldats prisonniers, appelés pieds-noirs, sont fusillés par le FLN en Tunisie. Le , l'évêque refuse sa cathédrale pour une messe à la mémoire des deux fusillés[11].

Deux ans plus tard en 1962, alors que la majorité des pieds-noirs quittent l'Algérie, notamment après les massacres d'Oran, il condamne « les enlèvements et les exactions de toutes sortes »[12],[13] et prend la défense des pieds-noirs[9].

Lors du concile Vatican II (1962-1965), il siège avec les évêques africains[9],[12]. Après l'indépendance algérienne, il est créé cardinal par Paul VI, avec le titre de cardinal-prêtre de Sainte-Balbine (Santa Balbina), lors du consistoire du [14]. Il reçoit et accepte la nationalité algérienne en , avec une dispense offerte par les nouveaux dirigeants issus du FLN puisqu'il ne remplit pas les critères des vingt années de résidence en Algérie prévu par les accords d'Évian pour obtenir la nationalité algérienne. Il garde néanmoins la nationalité française[15].

Dans les années 1970, il est considéré comme un évêque du Tiers-Monde[16] et se prononce pour le rééchelonnement de la dette des pays les plus pauvres[3]. Il plaide également en faveur des droits des Palestiniens. Sur le point de vue de la doctrine catholique, il reste attaché à une foi rigoureuse[9]. Il étudie énormément saint Augustin[2],[3].

En 1976, il intervient personnellement auprès du président Houari Boumédiène pour faire cesser l'occupation par la gendarmerie algérienne des basiliques Saint-Augustin d'Annaba, Notre-Dame d'Afrique d'Alger et Santa Cruz d'Oran[2]. En 1979, il dit la messe de Noël avec les otages américains en Iran[17].

Jean-Paul II accepte sa retraite en 1988 et son coadjuteur Henri Teissier prend sa suite[9].

Il meurt le [18] des suites d'une opération[3], juste avant qu'on apprenne la découverte des corps des moines de Tibhirine[2]. Il est enterré dans la basilique Notre-Dame d'Afrique, où ses funérailles ont été célébrées avec celles des sept moines de Tibhirine, assassinés entre le et le .

Son neveu Joseph Duval a été archevêque de Rouen.

Succession apostolique

Léon-Étienne Duval a ordonné les évêques suivants[19] :

Citation

« Nous n'avons pas le droit d'être pessimiste: être fidèle à la confiance demande du courage »[3].

« En 1961-1962, derrière la violence, il y avait une formidable espérance, celle de l'indépendance. Aujourd'hui [en 1992], derrière la violence, il n'y a plus d'espérance du tout, plus rien d'autre qu'un grand vide »[2].

Annexes

Bibliographie

  • Marie-Christine Ray (préf. Mgr Teissier), Le cardinal Duval : un homme d'espérance en Algérie, Paris, Editions du Cerf, coll. « Histoire à vif », , 221 p. (ISBN 978-2-204-05905-3, OCLC 40157406)
  • Léon-Etienne Duval et Denis Gonsalez (Avec la contribution de) (préf. André Nozière), Au nom de la vérité : Algérie : 1954-1962, Paris, Albin Michel, coll. « Espaces libres », , 198 p. (ISBN 978-2-226-12587-3, OCLC 421655408) (Déclarations et lettres de Mgr Duval recueillies par le père Denis Gonzalez et l'historien André Nozière)
  • Léon-Etienne Duval, "Paroles de paix", Paris, Édition N.O.P.N.A, . Document utilisé pour la rédaction de l’article

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Iconographie

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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