Léon-Marie Guerrin (1837-1928) est un prêtre catholique français.
Originaire de Vesoul, la famille Guerrin appartient à la petite bourgeoisie. Léon naît le à Besançon. Il est le fils de Philibert Guerrin est le neveu de Jean-Jacques et Jean-Charles Guerrin
Il entre aux Missions étrangères de Paris et est envoyé en Chine. Il travaille dans le Sichuan dans la résidence de Kouaï-Tchao, puis dans la mission de Tongley. Élu au conseil général, il rentre à Paris. Il vit le siège de Paris par les Prussiens. Lors de la Commune, il est arrêté et incarcéré à la prison de Mazas, puis à la prison de la Roquette[2]. Il survit au massacre des otages par les communards. Il sera témoin de la mort de l'archevêque de Paris MgrGeorges Darboy et il en fera le récit[3].
Dans les années qui suivent, il découvre l'abbaye de Solesmes et fréquente la mystique belge Louise Lateau (de Bois-d'Haine). Il entre à la Grande Chartreuse. Après l'expulsion des religieux le par un bataillon du 140erégiment d'infanterie malgré l'opposition pacifique de 5 000 montagnards, le père Guerrin part alors en Suisse pour une fondation qui n'aboutira pas, rejoint le Père Général des Chartreux à la Chartreuse de Farneta en Italie. Il est envoyé, de 1904 à 1910, comme supérieur à la nouvelle chartreuse de la Cervara[4] fondée en 1901 dans la province de Gênes en Italie.
Il est ensuite envoyé en 1910 à la chartreuse de La Valsainte en Suisse, où il termine sa vie mouvementée. Ses lettres constituent un témoignage précieux sur les événements profanes ou religieux de la fin du XIXesiècle.
↑ Laurent Amodru, La Roquette, p. 40, éd. Laroche, Paris, 1871
↑ Jean-Joseph-Léandre Bargès, François Amodri, Notre-Dame-des-Victoires pendant la commune..., p. 189,Derniers moments de Mgr darboy, récit de Dom Léon Guerrin, Éd. Lecoffre, 1890
↑ L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, p. 492, Éd. B. Duprat, 1928
Bibliographie
Pierre Baille, Missionnaire et Chartreux: dom Léon-Marie Guerrin, 1837-1928, Partridge Green, imprimerie de Parkminster, 1933, 196 p. — une 1re version de cet ouvrage, rédigée par Henri de Beauséjour, avait paru en France en 1930.