Léon Mirman
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27 avril 1902
| Léon Mirman | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (11 ans, 11 mois et 25 jours) |
|
| Élection | 3 septembre 1893 |
| Réélection | 8 mai 1898 27 avril 1902 |
| Circonscription | Marne |
| Législature | VIe, VIIe et VIIIe (Troisième République) |
| Prédécesseur | Jean-Baptiste Langlet |
| Successeur | Camille Lenoir |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | 5e arrondissement de Paris |
| Date de décès | (à 76 ans) |
| Lieu de décès | 16e arrondissement de Paris |
| Nationalité | Française |
| Profession | Professeur de lycée |
| Liste des députés de la Marne | |
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Léon Mirman, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un homme politique français.
Élu
Il est le fils d'un Auvergnat et d'une Picarde, élevé dans une famille socialiste et laïque. Ancien élève de l'École normale supérieure, agrégé de mathématiques, il est professeur au lycée de Chartres, puis à celui de Reims. Il collabore, sous pseudonyme, à un journal socialiste local.

Il est député de la Marne lors des élections de 1893, siégeant à gauche. Son élection est contestée car il n'avait rempli qu'aux 9/10e ses obligations militaires, ce qui en tant que professeur l'en dispensait. C'est pendant le débat sur sa validation qu'Auguste Vaillant jette sa bombe dans les travées de la Chambre, le .
En , le ministère de la Guerre entend l'incorporer de force, ce qui provoque un débat parlementaire et une modification de la loi afin que les parlementaires soient dispensés de service militaire pendant les sessions. En attente de la modification, il est incorporé au 29e BCP du capitaine Pétain à Vincennes.
Il est réélu en 1898 et en 1902 et siège jusqu'en 1905. Lors de ses mandats, il s'implique particulièrement dans des lois sociales : retraite des vieillards, protection de l'enfance, accidents du travail.
Haut fonctionnaire
En 1905, il démissionne de son mandat de député pour devenir directeur de l'Assistance et de l'hygiène au ministère de l'Intérieur, préfiguration du futur ministère de la Santé. En 1911, alors qu'il assiste Aristide Briand au banc comme commissaire du gouvernement, il est blessé par un déséquilibré, Gisolme, qui visait Briand. Il est préfet de Meurthe-et-Moselle de 1914 à 1918, puis commissaire du gouvernement à Metz en 1919. En 1920, il est nommé conseiller-maître à la Cour des Comptes.
Ralliement à la monarchie
En 1933, à 68 ans, cet ancien député de gauche et ancien haut fonctionnaire qui a servi la République devient royaliste et adhère à l'Action française. Une adhésion mise en valeur par la ligue et le journal de Charles Maurras. Mirman va désormais participer aux réunions de l'AF et à celles du Cercle Fustel de Coulanges[1].
Écrivain
- Articles de collaboratimon sous le nom de Jacques Français dans L'Étrille, journal « Politique, satirique, illustré » champenois.
- Les Compagnies d'assurances sur la vie et le contrôle de l'État français, exposé des propositions de loi de MM. Henry Ferrette,... et L. Mirman,... avec une préface de M. Ernest Duval,..., Paris : Charles, 1903 ;
- Ce qu'est la libre-pensée pourquoi en notre âme et conscience nous sommes libres-penseurs, conférence faite par... Mirman,... le , au théâtre de Vitry-le-François, Impr. du Républicaine, 1903.
- Les Accidents du travail, guide pratique de l'ouvrier, par L. Mirman, Reims : édité par l'Association ouvrière de "la Voix du peuple", 1903 ;
- La Représentation proportionnelle et les élections municipales (texte de la proposition de loi [de M. Mirman]), Mayenne : impr. de C. Colin, 1904 ;
- Assistance médicale gratuite. Exécution pendant les années 1900, 1901 et 1902 de la loi du . Rapport à M. le ministre de l'Intérieur, Melun : Imprimerie administrative, 1906 ;
- Lettre ouverte à l'Académie de médecine à propos d'un rapport récent, suivie de : la Faillite de l'hygiène publique, les Mutualistes et les lois sur l'hygiène, l'État sanitaire de la France, Contre l'alcoolisme, Paris : impr. de J. Dumoulin, 1912 ;
- Leurs crimes, Paris, 1914 ;
- Sur la tombe des martyrs. Sur la tombe des héros. Gerbéviller, 1916, Nancy : Berger-Levrault, 1916 ;
- Certitudes, Nancy, Berger-Levrault, 1918 ;
- Histoire de la Grande Guerre, 1925 ;
- La Route Nationale, Paris, Arthème Fayard et Cie, 1934.
- Histoire de la grande guerre, Editions du Triomphe, 2015.
- Préfaces
- Livret de santé de l'enfant, par Dr J. Larat,... Préface de M. L. Mirman, 1910
- Des Ruines... de la gloire ! Gerbéviller-la-Martyre, documentaire, historique, anecdotique, par Émile Badel, Courtin-Schmidt, Jean Labatut, 1914
- Gerald Campbell,... De Verdun aux Vosges, impressions de guerre à . Traduction André Siegfried. Lettre-préface de Léon Mirman, 1916
- René Mercier. Journal d'un bourgeois de Nancy sauvée. Préface de L. Mirman... 3e mille, Berger-Levrault, 1917
Représentations
- Brocardé par l' Observateu,
- à son bureau de préfet,
- il visite alors Gerbéviller, martyre de la Grande Guerre.
