Léon Noël (résistant)

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Décès
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Nationalité
Léon Noël
Biographie
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Décès
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Nationalité
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Léon Noël est un résistant français de Cannes né le à Châtellerault et décédé le à la villa Montfleury à Cannes ou peut-être à Nice.

Léon Georges Marie Joseph Noël[1] naît le à Châtellerault (Vienne), dans le centre de la France. Il est le fils de Georges Noël et de Marthe Poirot. Il épouse Odette Babée.

La Bataille de France

Il est fait prisonnier lors de la campagne de 1940. Il s'évade de son camp de prisonniers et revient à Châtellerault (Vienne). Il part ensuite en zone libre à Cannes (Alpes-Maritimes) pour éviter les questions embarrassantes des autorités du Régime de Vichy.

La résistance à Cannes

Léon Noël installe son magasin de cycles au 23 rue du Titien à Cannes.

Il rejoint activement la résistance dès 1941. Son magasin de cycles devient le Poste de Commandement du mouvement Combat cannois. Il abrite des grenades et des armes à feu. Au mépris des règles de sécurité de la Résistance qui préconisent d'éviter l'appartenance à plusieurs réseaux ou mouvements, Léon Noël cumule plusieurs fonctions. Il est à la fois responsable du Corps Franc des Mouvements unis de la Résistance (M.U.R.) (regroupement en des trois grands mouvements de la zone Sud : Combat, Franc-Tireur et Libération-Sud) cannois, instructeur au Corps Franc cannois de l'Armée Secrète (AS 24) de Maurice Derché et membre de la compagnie (Francs-Tireurs et Partisans Français) (F.T.P.F.) du Commandant Jean-Marie. Il adopte le pseudonyme de « Grand Duc ».

L'arrestation (21 septembre 1943)

Le un rendez-vous est organisé dans le magasin de cycles de Léon Noël, 23 rue du Titien, à Cannes. Ce rendez-vous doit permettre l’organisation de l’évasion de déserteurs de l’armée italienne. Doivent se réunir Léon Noël, Louis Lefers (ingénieur au chemin de fer) et Claude Levisalles[2] tous deux membres des Mouvements unis de la Résistance (M.U.R.), ainsi qu'Ange-Marie Miniconi alias commandant Jean-Marie (Instituteur, chef du groupe Jean-Marie des F.T.P.F.) [2]. Le commandant Jean-Marie arrive à vélo en retard car il a écouté les nouvelles à la BBC. En arrivant rue du Titien à 11 heures 01, il constate la présence d'une Citroën noire et d'un petit attroupement de curieux. Il comprend que quelque chose se passe. Il questionne les passants et apprend que la police allemande est entrée dans le magasin depuis 5 à 10 minutes. Son retard lui a permis d'éviter l'arrestation[3]. Les résistants ont été victimes d'une dénonciation, peut-être d'un membre du P.P.F[4]. Ange-Marie Miniconi se rapproche de l'entrée pour essayer d'entendre ce qui se passe à l'intérieur. Un agent de la Gestapo apparaît. Il braque son pistolet sur lui et lui demande ce qu'il vient faire. Le résistant répond qu'il vient faire réparer son vélo. L'agent lui demande ses papiers qu'il contrôle puis lui ordonne de déguerpir[5]. Ange-Marie Miniconi se rend à toute vitesse boulevard d'Italie chez son adjoint André Émérini alias Curtel pour lui demander de venir avec lui rue du Titien. André Émérini prend une arme et les deux hommes se rendent à vélo rue du Titien[6].

Pendant ce temps, la Gestapo perquisitionne le local. Au moment où les armes vont être découvertes, Léon Noël tire à la mitraillette sur les agents de la Gestapo. Il blesse très sérieusement un inspecteur qui descend pour s'écrouler dans la rue. Les deux autres agents battent en retraite. Dans la rue, André Émérini et Ange-Marie Miniconi entendent les coups de feu au moment où ils arrivent puis voient Louis Lefers descendre les mains en l'air escorté par un agent de la Gestapo. L'agent enferme son prisonnier à l'arrière de la Citroën puis appelle des renforts avec la radio de la voiture. Spectateurs impuissants, Ange-Marie Miniconi et André Émérini tentent en vain de mobiliser les passants pour qu'ils interviennent contre les deux derniers agents de la Gestapo[7]. Ils décident qu'André Émérini doit aller chercher des renforts à La Bocca notamment auprès des frères Tonner. Il part à vélo. Il est 11 heures 17. Ange-Marie Miniconi reste sur place. Soudain, à 11 heures 21, la sirène de l'alerte retentit dans les rues de Cannes. Durant les alertes, la circulation doit s'arrêter, les rues doivent être dégagées et les gens ne doivent pas être dans les rues. Cela doit permettre aux Allemands et à la police de se déplacer facilement. André Émérini est donc bloqué quelque part sur la route[8].

Un camion de police française arrive. Il est équipé de grilles pour enfermer les prisonniers à l'arrière. Un officier de police tient un pistolet à la main. Ange-Marie Miniconi éclate de colère et lui crie de ranger son arme car les hommes cernés ne sont pas des criminels mais des Français qui veulent défendre leur pays. Surpris, le policier rengaine son arme. C'est alors qu'arrive un camion rempli de soldats allemands, puis un autre camion de policiers français[9]. Le troisième homme de la Gestapo sort alors du magasin et donne des ordres. La police française dégage la rue. Les Allemands investissent le magasin. Des coups de feu éclatent de nouveau puis le silence se fait. Léon Noël est grièvement blessé au cours de la fusillade. Deux Allemands sont blessés. Une ambulance Renault réquisitionnée arrive à 11 heures 30. Un SS en uniforme en sort et se porte au secours de l'agent de la Gestapo au sol. Il est installé dans l'ambulance qui repart mais l'agent est déjà mort à son arrivée à l'hôpital[10].

Quelques minutes plus tard, Claude Levisalles est brutalement sorti du magasin par les soldats allemands et enfermé dans la Citroën noire. Les deux agents de la Gestapo partent avec les prisonniers Louis Lefers et Claude Levisalles à la villa Montfleury, siège cannois de la Gestapo, pour les interroger[9]. L'ambulance revient alors. Léon Noël est transporté sur une civière et emmené à l'hôpital allemand à l'hôtel Grande-Bretagne. Il est ensuite envoyé à la villa Montfleury et torturé pendant une heure[11],[12].

Son décès sous la torture

Au bout d'une heure d'interrogatoire, Léon Noël s'évanouit. Il est transféré à l'hôpital Saint-Dizier où il est placé sous la surveillance de soldats allemands. Les résistants de Cannes se renseignent pour savoir s'il est possible de faire évader Léon Noël. André Émérini interroge un interne qui lui répond que le blessé est totalement intransportable. Il a quatre balles dans le fémur et une autre dans l'omoplate. Ange-Marie Miniconi doit renoncer au projet d'évasion[13]. Dans la nuit du 22 au , Léon Noël est renvoyé à la villa Montfleury et de nouveau torturé. Est-il décédé à la villa Montfleury[9] ou bien a-t-il été transporté à Nice[4] ? Il aurait été aperçu une dernière fois à Nice avec les pieds retournés[4]. Il meurt en tout cas sous la torture deux jours après son arrestation[11]. Son décès est déclaré à Nice (Alpes-Maritimes) le et daté du .

Léon Noël est tout d'abord enterré au cimetière de Caucade à Nice. Après la Libération, son corps est exhumé et transporté au cimetière communal du Grand Jas à Cannes, Carré n° 13. Il y est enterré avec les honneurs militaires, suivi par une procession commémorative de masse, le [14].

Suite de l'affaire

Reconnaissance

Annexes

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