Léon Ostroróg

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Nom de naissance Leon Walerian hrabia Ostroróg z Ostroroga, herbu Nałęcz
Alias
Kont Leon Ostroróg (en turc)
Naissance
Varsovie
Décès (à 65 ans)
Londres
Léon Ostroróg
Nom de naissance Leon Walerian hrabia Ostroróg z Ostroroga, herbu Nałęcz
Alias
Kont Leon Ostroróg (en turc)
Naissance
Varsovie
Décès (à 65 ans)
Londres
Activité principale
juriste, conseiller du gouvernement ottoman, délégué polonais à la Conférence de paix de Paris (1919), écrivain et traducteur
Distinctions
Membre de la Royal Asiatic Society
Auteur
Langue d’écriture Français, Anglais, Polonais, Turc, Espagnol

Œuvres principales

El-Ahkam Es-Soulhaniya, The Angora Reform, Pour la réforme de la justice ottomane

Compléments

Pierre Loti à Constantinople

Armoiries de la famille Ostroróg

Léon Walerian Ostroróg, né le à Varsovie[1] et mort le à Londres, est un juriste, conseiller du gouvernement de l'Empire ottoman, émigré à Constantinople. Il mène en parallèle une carrière d’écrivain et de traducteur en plusieurs langues.

Léon Ostroróg est né le troisième fils, d'une fratrie de cinq enfants, du comte polonais et photographe Stanisław Julian Ostroróg et de sa femme, Teodozja Waleria Gwozdecka. La famille se déplace souvent entre l'Angleterre, la France et la Pologne. Son père atteint une notoriété par son travail d'abord à Marseille et ensuite à Paris où il établit son atelier de photographie, rue de Londres. Après la faillite de sa société de prêt en 1878, il met l'atelier en location et se rend de nouveau à Londres[2]. Entretemps, le jeune Ostroróg se scolarise en France et par la suite est admis à la Sorbonne où il fait sa thèse de doctorat en droit[3],[4].

Son frère ainé est le photographe Stanisław Julian Ignacy Ostroróg, qui reprendra l'atelier du père, fera une carrière illustre à Londres et à Paris, sous plusieurs pseudonymes, tels que Waléry ou Lucien Waléry ou même Laryew[5],[6].

Carrière

Le yalı de Léon Ostroróg à Kandilli au bord du Bosphore

Ostroróg est attiré par le Levant et surtout par la Turquie car ce fut un endroit d'asile pour beaucoup d'émigrés polonais à la suite des révoltes nationalistes du XIXe siècle. De plus la tradition familiale voulait qu'à Constantinople son père vétéran de la Guerre de Crimée, présent au décès du grand poète polonais, Adam Mickiewicz l'avait pris en daguerréotype sur son lit de mort.

Son premier poste fut en tant que fonctionnaire dans l'administration publique des finances. Sa culture évidente et son érudition mènent à des amitiés avec certains intellectuels français, tel que Pierre Loti, auquel il consacre un livre de mémoires[7]. Il fut ensuite embauché comme conseiller étranger et juriste au ministère de la Justice, malgré son catholicisme, un statut qu'il garda durant la révolution des Jeunes-Turcs en 1908 et jusqu'à la guerre de 1914, quand il décida de rentrer en Europe. En 1911 il écrit un essai sur le Japon comme exemple administratif pour la Turquie[8]. Son contrat est terminé en 1918. Pendant son séjour à Constantinople il épousa Marie-Jeanne Lorando, une jeune femme d'une famille Levantine de descendance italienne et installée depuis plusieurs générations. Ils élevèrent deux fils, Jean et Stanislas, qui deviendra plus tard un diplomate français. Comptant y rester pour de bon, Ostroróg acheta un yalı, résidence de maître au bord du Bosphore, qu'il restaure et qui désormais portera son nom.

Après la guerre, il s'installe à Londres où il continue à écrire et à donner des cours à l'University College de Londres. Entre 1919-1920, il fait partie de la délégation polonaise à la conférence de paix de Paris[9].

Il était membre de la Royal Asiatic Society. Selon le New York Times qui annonça sa mort de la veille, Ostroróg contribuait des articles à l'Encyclopædia Britannica. Il est décédé à Londres en 1932 et sa dépouille fut enterrée dans le cimetière catholique de Pangaltı dans le Feriköy à Istanbul. Sa contribution aux relations turco-européennes semble avoir été importante ainsi que son rôle dans le développement de la Turquie moderne, un rôle toujours en voie d'évaluation.

Son fils Stanislas Ostroróg est également diplomate.

Œuvre

Références

Annexes

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