Léon Palustre
archéologue français
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Louis Marie Léon Palustre de Montifaut, né le à Saivres[1] et mort le à Saint-Symphorien[2], est un archéologue français.
| Président Société archéologique de Touraine | |
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| Président Société archéologique de Touraine | |
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| Président Société française d'archéologie | |
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| Conservateur de musée Musée de la Société archéologique de Touraine (d) | |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nationalité |
française |
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| Parentèle |
Bernard Palustre (d) (oncle) |
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Biographie
Fils d'un capitaine d'infanterie, François Léon Palustre et de Marie Daguin, il nait le à Saivres où son père est en garnison[3].
Il fait ses études au collège des Jésuites de Poitiers où il obtient son baccalauréat[3]. Ses voyages en Égypte et en Italie (1866) lui donne le goût de l'archéologie qu'il ne pratiquera jamais autrement qu'en cabinet[4]. En 1862, il est reçu comme membre de la Société française d'archéologie pour la conservation des monuments[5].
Ne vivant que de ses rentes, il s'installe en Touraine où il devient membre correspondant de la Société archéologique de Touraine dès le mais ce n'est qu'en 1870 qu'il s’intéresse vraiment à l'archéologie, publiant chaque mois dans le Bulletin monumental des études sur des thèmes variés sur la Touraine[5]. Polémiste, il s'oppose aux destructions et s'avère très critiques envers les restaurations de type Viollet-le-Duc[5].
À la mort d'Auguste Pécard, il est nommé en conservateur du musée[4], poste dont il démissionne en 1874 après avoir voulu vendre le musée à la ville de Tours[6] puis en 1875, directeur de la Société française d'archéologie après la démission pour raison de santé en 1872 (suivi du décès l'année suivante), d'Arcisse de Caumont[5]. Palustre gardera la fonction jusqu'en 1883 puis deviendra directeur honoraire tout en conservant la direction du Bulletin monumental[5]. En 1883, il devient président de la Société archéologique de Touraine (1883-1889), président d'honneur (1889-1892) puis est réélu président en 1892 (1892-1894)[7].
Léon Palustre est connu pour les nombreuses organisations de sorties archéologiques qu'il a organisées ainsi que les congrès où il a participé (1875-1877) puis organisés (à partir de 1878) : Toulouse (1875), Châlons-sur-Marne (1876), Autun (1876), Senlis (1877), Le Mans (1878), Arras (1880), Vienne (1881), Caen (1883), etc[8]. Palustre prend part aussi à de nombreuses expositions ainsi qu'à la réalisation de leurs catalogues. Il est alors un des pionniers de l'utilisation de la photographie pour l'art[9] et fixe ainsi de nombreux monuments aujourd’hui disparus[10], telle l'église Saint-Clément de Tours qu'il a photographiée en détails peu avant sa destruction en 1883[11].
Léon Palustre est l'oncle de Bernard Palustre (1870-1907), archiviste paléographe.
Il meurt le à Saint-Symphorien[12],[13].
- L'église Saint-Clément de Tours avant sa destruction
- La Renaissance en France
- Figure 36 : le château de Gaillon
Distinctions
- Il a reçu le prix Marcelin Guérin de l’Académie française en 1889 pour le livre La Renaissance en France.
- Chevalier de la Légion d'honneur par décret du [14] et décoré le de la même année.
Publications
- Léon Palustre, L'architecture de la Renaissance : Dessins et gravures sous la direction de Eugène Sadoux, vol. 1 : Flandre, Artois, Picardie, Île-de-France, Paris, A. Quantin - imprimeur-éditeur, , 258 p. (lire en ligne)
- Léon Palustre, L'architecture de la Renaissance : Dessins et gravures sous la direction de Eugène Sadoux, vol. 2 : Île-de-France, Normandie, Paris, A. Quantin - imprimeur-éditeur, , 347 p. (lire en ligne)
- Léon Palustre, La Renaissance en France, Paris, Ancienne maison Quantin, ,
- Léon Palustre, L'architecture de la Renaissance, Paris, Ancienne maison Quantin - Librairies-imprimeries réunies, coll. « Bibliothèque de l'enseignement des Beaux-Arts publiée sous la direction de M. Jules Comte », , 352 p. (lire en ligne)
Bulletin monumental
- Étude sur l'église Saint-Symphorien de Tours, 1873, 5e série, tome 1, p. 48-74 (lire en ligne)