Léon Peltzer

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Nationalité
belge
Léon Peltzer
Léon Peltzer peu avant sa mort (1922)
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
belge
Activité
Famille
Famille Peltzer (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Hermann Peltzer (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Ida von Gülich (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Autres informations
Condamné pour

Léon Peltzer, né le à Verviers et mort par noyade, en 1922 à Klemskerke, est un criminel belge qui défraya la chronique dans le cadre de l'Affaire Peltzer en 1882 pour avoir assassiné l'avocat anversois, Guillaume Bernays. Léon Peltzer est le frère d'Armand Peltzer, véritable commanditaire du meurtre en raison de la passion qu'il vouait à Julie Pecher, l'épouse de l'avocat Bernays[1],[2].

Léon Peltzer est le fils d'Hermann Peltzer et d'Ida von Gülich.

Léon Peltzer ayant loué[Notes 1] en pour les besoins de son forfait un appartement au 159, rue de la Loi y attire Guillaume Bernays, avocat spécialisé dans le droit maritime pour l'entretenir de la création d'une entreprise océanographique. L'invitation émane d'un certain Henry Vaughan, personnage créé de toutes pièces et auquel Léon Peltzer par maints efforts s'attacha à donner une réelle consistance. Le crime commis, Léon Peltzer envisage de disparaître dans la nature au même titre que l'evanescent Henry Vaughan. Le crime devait être parfait. L'entrevue se déroule le . À peine arrivé, Henry Vaughan alias Léon Peltzer tue d'un coup de révolver dans la nuque l'infortuné avocat. Comme prévu, il prend ensuite la fuite[1].

Dix jours plus tard, le corps de l'avocat n'ayant toujours pas été retrouvé, Léon Peltzer se résout à adresser une missive au procureur du roi. Sous le pseudonyme d'Henry Vaughan, il explique que collectionnant les armes à feu, il avait montré l'un de ses pistolets à Guillaume Bernays et que le coup serait parti inopinément. Un terrible accident. Le , le corps sans vie de l'avocat est effectivement découvert au n°159 rue de la Loi[1].

Le procureur trouvant cette histoire abracadabrante fit publier dans la presse, ce qui était nouveau pour l'époque, des éléments de l'enquête dont la fameuse lettre d'Henry Vaughan datée du 16 janvier. Un pharmacien verviétois reconnait sans hésiter l'écriture d'un homme d'affaires anversois originaire de Verviers et avec lequel il est en contact: Léon Peltzer[1].

Léon Peltzer et son frère furent jugés du au . Ils furent tous deux condamnés à mort mais leur condamnation fut commuée en une peine d'emprisonnement à perpétuité[1].

Son frère décède trois ans plus tard mais Léon restera plus longtemps en prison et soulèvera même maints débats. M. Marguery, inspecteur des prisons, Constantin Meunier ou Gérard Harry, directeur du journal libéral, Le Petit bleu qui écrira plus tard un ouvrage sur cette affaire[Notes 2] interviendront publiquement en vue d'une réhabilitation morale de Léon Peltzer en raison de son repentir. Tout ceci contribua à sa libération par le ministre de la justice belge, Henry Carton de Wiart, le . Léon Peltzer était alors âgé de 65 ans. Libéré, il se rendit sous un pseudonyme[Notes 3] à Londres avec l'aide d'une sœur établie à Stuttgart puis sera un temps surveillant d'exploitation à Ceylan avant que de rentrer en Belgique et de disparaître tragiquement par noyade dans la Mer du Nord à Klemskerke en 1922 s'agissant là, très probablement, d'un suicide[1].

Modus operandi

Notes

Références

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