Léon Stempowski

From Wikipedia, the free encyclopedia

Léon Stempowski
Portraits de Tranquilin Romanowski et Léon Stempowski par Charles-Louis Bazin
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Famille
Stempowscy herbu Junosza (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Conflit
Blason.
signature de Léon Stempowski
Signature.
Vue de la sépulture.

Léon Stempowski est un noble polonais du clan armorial Junosza ayant participé à l'insurrection de novembre 1830, né dans le ouïezd de Uszyca, gouvernement de Podolie, alors dans l'empire russe, en 1794, et mort aux Batignolles le .

Casimir Stempowski

Léon Stempowski est le fils de Casimir (Kazimierz) Stempowski du clan Junosza (1738 - 1810), d'une famille originaire Mazovie ayant des biens importants en Podolie, et de Joanna Ilnickich.

La famille de Casimir Stempowski souhaitant qu'il fasse une carrière ecclésiastique, il a été confié à l'archevêque de Poznań, Andrzej Stanisław Młodziejowski, mais il a choisi la carrière militaire. En 1758, il sert dans la 1re brigade de cavalerie ukrainienne. Le , des nobles polonais, dont Adam Stanisław Krasiński, évêque de Kamieniec Podolsk, Franciszek Salezy Potocki, Casimir Pulaski, opposants à l'assujettissement de la Pologne au protectorat russe, ont signé à Bar, en Podolie, située à seulement 70 km de la frontière ottomane, un « acte de confédération » formant la confédération de Bar. L'union militaire de la Confédération est établie le . Catherine II a placé sur le trône de Pologne un de ses anciens amants, Stanislas Poniatowski, grâce à l'appui de l'ambassadeur russe à Varsovie, le prince Nicolas Repnine. Le , le Sénat de la République des Deux Nations adopte une résolution faisant appel à l'aide militaire de la Russie pour combattre la Confédération de Bar. Catherine II intervient en Pologne. Une de ses interventions a été d'envoyer dans le sud de la Pologne 250 prêtres gréco-russes avec à leur tête Basile, évêque de Tchiguirine, avec des fanatiques ayant reçu la bénédiction de l'évêque de Moscou, des cosaques placés sous le commandement de Maksym Zalizniak et de Ivan Gonta pendant le Kolyivchtchyna, pour massacrer les prêtres catholiques et les nobles polonais de cette religion. Casimir Stempowski, officier dans la brigade du général Dzierzek commandant de la Podolie, a lutté contre ses bandes qui ont massacré des milliers de vieillards, de femmes et d'enfants après le massacre d'Ouman. L'échec de la confédération de Bar a entraîné le premier partage de la Pologne, en 1772. Il est en 1776 enseigne, lieutenant en 1777, major en 1789. Il a quitté l'armée et s'est marié avec Joanna Ilnickich dont il eut huit enfants. La Diète de quatre ans approuve la constitution polonaise le . Les effectifs de l'armée polonaise sont portés à 100 000 hommes mais Casimir Stempowski, trop âgé, n'en fait pas partie. Il fournit les armes pour un détachement, et son fils aîné, Stanislas, âgé de 17 ans est engagé. Cependant, Stanislas est fait prisonnier à la première bataille pendant la guerre russo-polonaise de 1792, sous le village de Borowka, dans le ouïezd de Yampol. Il n'a été libéré qu'un an plus tard, après le deuxième partage de la Pologne. Tadeusz Kościuszko commande l'insurrection de 1794. Casimir Stempowski apporte son soutien en payant les équipements pour un nombre important de cavaliers qui sont apportés par son fils Stanislas. La bataille de Maciejowice, le , met fin aux espoirs des Polonais. La Podolie est occupée par les Russes. Troisième partage de la Pologne le . Casimir Stemowski est mis en prison à Vinnytsia. Il est libéré très affaibli. Il assume pendant 9 ans les fonctions de maréchal du district, jusqu'à sa mort, en 1810.

Léon Stempowski

Quatre des fils de Casimir Stempowski ont participé à l'insurrection de novembre. L'aîné, Stanislas, est arrêté sur ordre du Tsar et envoyé en Sibérie. Léon, né en 1794, et Vincent, né en 1798, en Podolie, dans le Ouïezd de Uszyca.

Léon Stempowski et son frère Vincent ont suivi ses études à l'école publique de Bar. Léon a fait des études de droit à Kamieniec Podolski. Ces études lui ont permis de connaître les anciennes lois polonaises lui permettant de connaître les anciennes gloires nationales. Vincent a étudié au lycée de Krzemieniec.

Pendant 16 ans, ses concitoyens lui ont confié différentes charges avant d'être élu en 1826 maréchal de l'ouïezd de Uszyca. Cette fonction l'amenait à défendre ses compatriotes contre les empiètements du gouvernement local russe auquel est laissé le libre arbitre de la répartition des impôts et des taxes. Léon Stempowski tente de s'y opposer. En 1829, il s'adresse directement au tsar pour proposer de nouveaux plans de cadastre et d'assiette de l'impôt et demander l'abolition d'une taxe pour l'entretien des routes alors que leur entretien était déjà fait par les habitants de l'ouïezd. La pétition est restée sans réponse.

Il s'est lié d'amitié avec le frère capucin Mikołaj (Trankwilin, Tranquilin) Romanowski (1796, Bonowka, district de Krzemieniec - 13/, Paris), vicaire puis curé de la paroisse d'Uszyca.

Le commence à Varsovie l'insurrection de novembre. L'information est arrivée avec du retard en Podolie car l'armée russe contrôlait les communications. Dès la nouvelle connue, les patriotes ont envoyé des émissaires à Varsovie et commencé à rassembler des approvisionnements. Les sociétés secrètes qui s'étaient formées choisirent comme chef Wincenty Tyszkiewicz. Des réunions secrètes se sont tenues chez Léon Stempowski. Le major Chruscikowski, envoyé de Varsovie, conseille de ne pas commencer le soulèvement en Podolie avant l'arrivée du général Józef Dwernicki. Début , Dwernicki entre en Volhynie. Le , Dwernicki connaît un succès près de Poryck. Il lance alors une proclamation aux habitants de Volhynie, Podolie et Ukraine. Le , il combat de nouveau les Russes près de Beresteczko et de Boremel. Il bat encore les Russes le mais il ne reçoit pas de soutien de la population et se dirige alors vers la Podolie. Ce , Léon Stempowski se préparant à partir avec les insurgés a réuni ses serfs et leur a donné la liberté. Il part dans la nuit du 17 au avec 57 cavaliers pour se rendre au bourg de Wonkowce afin de se réunir avec un autre groupe de 60 cavaliers qui n'est pas venu. Le groupe décide alors de se joindre avec le général Dwernicki mais ils ont appris un peu plus tard que le général Dwernicki a traversé la frontière autrichienne avec son unité et s'est rendu aux Autrichiens, le . Le groupe décide alors de se joindre aux corps d'armée commandés par Jełowicki et Izydor Sobański, mais après plusieurs escarmouches, il est capturé et emprisonné à Kamianets-Podilskyï, puis à Kiev et à Jytomyr. Il est d'abord condamné à mort, mais sa peine est commuée en exil dans les mines de Nertchinsk, en Sibérie. Ses terres ont été confisquées. Pendant son transfert, Tranquilin Romanowski qui se trouvait dans un couvent à Kiev a réussi à le libérer par ruse. Ils ont alors gagné la Galicie où son frère Wincenty est également arrivé. Ils se sont dirigés vers la France qu'ils ont atteints le .

En France, il a été un des fondateurs en 1836 de la Confédération de la nation polonaise (Konfederacji Narodu Polskiego), et pour avoir signé l'appel de cette Conférence affirmant le droit des émigrés de parler au nom de la Pologne, il est contraint de quitter la France la même année. Il se rend à Londres en . Après un court séjour en Belgique en 1837 avec son frère Wicenty, il retourna en Grande-Bretagne en 1838 puis revient en France en 1840. Il a cofondé la Société pour l'éducation nationale des enfants d'émigrés polonais qui a créé l'école polonaise des Batignolles.

En 1843, il a collecté des fonds pour payer la concession perpétuelle de la tombe du colonel Piotr Ludomir Łagowski au cimetière de Montmartre, 17e division. Il publie à Paris, en 1845, un mémoire sur sa vie intitulé « Żywot Piotra Łagowskiego ». Dès 1844, il s'engage dans la sauvegarde des tombes polonaises, des fosses communes polonaises sont aménagées dans les cimetières parisiens.

Il est mort à Paris le . Il est inhumé le au cimetière de Montmartre, 17e division[1].

Publication

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI