Léon Zwingelstein
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(à 35 ans) |
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Léon Zwingelstein, né le à Rennes et mort accidentellement le lors de l'ascension du pic de l'Olan, à la limite des départements de l'Isère et des Hautes-Alpes, est un alpiniste réputé pour avoir réalisé en solitaire la traversée de l'arc alpin en 1933.
Lors de la Première Guerre mondiale, Léon Zwingelstein participe aux combats à partir d' où il est gazé et évacué du front. Il arrive à Grenoble en , comme étudiant à l'Institut électrotechnique de l’avenue Félix-Viallet[1]. Durant sa vie d'étudiant, il habite sur les hauteurs du quartier Saint-Laurent de Grenoble et tombe amoureux du massif de l'Oisans. Dès qu'il peut, il fait des sorties en ski avec son copain J.-P. Loustalot, avec lequel il réalise le l'ascension des Tours de Forges sur le versant ouest du Moucherotte, puis le la première ascension de la Pierra Menta ou encore celle du versant nord du col du Diable dans le massif des Écrins en .
À la fin de ses études, il part travailler dans l’ouest de la France avec son diplôme d'ingénieur, mais revient à Grenoble durant l'été 1926. Dès son retour, il prend sac à dos et tente, et part dans les montagnes en enchaînant les ascensions, mont Gioberney, tête de la Pilatte, La Meije, le col des Avalanches, le mont Aiguille, le mont Blanc du au , où le mauvais temps l'empêche d'y accéder, puis la Vanoise. Dans son petit appartement du 13 rue Bayard à Grenoble[2], il prend soin de confectionner lui-même son matériel en ramenant le poids de sa tente à 1,350 kg, en se fabriquant duvet et passe-montagne, mais surtout en étudiant scientifiquement son alimentation quotidienne et inventant de vraies rations de sportif pour ramener à 20 kg le poids de son sac à dos.
Le , il apprend la mort de son copain Loustalot et de sa femme Yvonne lors d’une course sur l'Aiguille Verte. Le choc est terrible car « Zwing » avait perdu son père à l’âge de 15 ans et sa mère peu de temps après. Les pages de ses carnets de randonnée restent vides en 1928 et 1929 et il ne retrouve ses skis qu’en 1930 où il sillonne les Alpes de Chamonix à la Vanoise. Personnage modeste, avare de paroles, mais d’une résistance physique exceptionnelle, il écrit le dans son carnet de route : « Je viens d'achever mes préparatifs ! Demain je vais me lancer dans la grande aventure, entreprendre ce long raid à ski auquel je songe depuis une dizaine de mois, le parcours entier des Alpes de Nice au Tyrol. Je dois entreprendre seul ce long raid (...) Quoi qu'il arrive, je veux atteindre le but fixé : je réussirai. »