Léon de Synades
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Origine et famille
Léon de Synades naît vers 940[1], probablement en 937[2]. Sa vie n'est connue que par ses lettres écrites sous le règne de Basile II et adressées à l'empereur ainsi qu'à divers hauts fonctionnaires ecclésiastiques et civils. La plupart de ses lettres sont datées des années 990, mais certaines pourraient être plus tardives[1].
Il a un oncle qui est évêque et un frère de sang[2]. Léon a également un père adoptif dont le nom n'est pas mentionné, décédé vers 998. Le fils de ce dernier, frère « spirituel » de Léon, est le patrice Méthode avec lequel Léon entretient manifestement de bonnes relations[3]. Les lettres témoignent également d'une bonne éducation, mais ne fournissent aucun détail sur la manière dont il l'a acquise ni sur le lieu où il l'a reçue. De même, ni sa jeunesse ni son entrée dans les ordres ne sont mentionnées[2].
Évêque et syncelle
Léon devient évêque de Synnada quelque temps avant 996, mais pas avant 976[2]. En 996, il occupe également la fonction de syncelle du patriarche de Constantinople. Lorsque le synode se réunit pour élire un nouveau patriarche en mars/, le siège patriarcal étant vacant depuis 991, Léon y est absent n'ayant pas pu se rendre à temps à la capitale. Malgré ses protestations auprès de l'empereur, l'élection a bien lieu et Sisinios II est choisi.
Mission diplomatique
Entre 996 et 998, il est envoyé en longue mission diplomatique en Occident : d'août à , il traverse le Saint-Empire romain germanique sous Otton III pour négocier une alliance matrimoniale avec Constantinople. En Léon de Synades entame son voyage de retour vers Rome où il séjourne de février à [1][2]. Il soutient l'antipape Jean XVI, malgré la forte aversion personnelle qu'il éprouve envers cet homme. Il embarque ensuite à Otrante au milieu de l'automne 998 et retourne à Constantinople[1][2].
Dernières années
Léon de Synades rédige son testament en 1003 alors qu'il a 66 ans. On ne sait rien d'autre à son sujet après cette date[2]. Selon Alexander Kazhdan, « un humour doux et un certain sarcasme imprègnent ses lettres et surtout son testament », dans lequel il « estime le nombre de ses péchés de 48 à 180 »[1].
Notes et références
Annexes
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Leo of Synada » (voir la liste des auteurs).
Bibliographie
- (en) Kazhdan, Alexander, « "Leo of Synada" », dans The Oxford Dictionary of Byzantium, Oxford and New York, Oxford University Press, (ISBN 0-19-504652-8), p. 1215-1216
- (de) Lilie Ralph-Johannes, Ludwig Claudia, Pratsch Thomas et Zielke Beate, Prosopographie der mittelbyzantinischen Zeit Online. Berlin-Brandenburgische Akademie der Wissenschaften. Nach Vorarbeiten F. Winkelmanns erstellt, Berlin and Boston, De Gruyter,