Léopold Ritondale
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| Conseiller général du Var Canton d'Hyères-Ouest | |
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| à partir de | |
| Maire d'Hyères | |
| - | |
| Conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur |
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| Nom de naissance |
Léopold Léon Ritondale |
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| Distinction |
Léopold Ritondale, né le à Hyères et mort le [1] à Marseille, est un homme politique français.
Né en 1921 à Hyères de parents paysans calabrais, Léopold Ritondale obtient le diplôme de l'Institut d'urbanisme de Paris et de l'École nationale d'administration municipale.
Carrière politique
Après sa carrière militaire, Léopold Ritondale entre à la mairie d'Hyères, le , en tant que commis de mairie. Il ne quittera plus sa ville et sa mairie, à part une interruption d'un an à Chamonix. Peu à peu il gravit les échelons de l'administration communale hyéroise : directeur des services, secrétaire général adjoint, secrétaire général[2].
Collaborant étroitement avec le maire dans le cadre de ses fonctions, il se brouille en 1983 avec le successeur de Jean-Jacques Perron à l'hôtel de ville, le socialiste Gaston Biancotto. Ambitieux, il décide alors de se présenter aux élections municipales contre ce dernier[2]. Passé de fonctionnaire à maire Divers droite, il sera maire jusqu'en 2008, remportant trois autres élections contre de grands responsables politiques locaux. Il devient aussi conseiller régional et conseiller général.
Autodidacte, il traverse toutes les turpitudes de la vie politique varoise dans ces années particulièrement troublées[3]. Ainsi, à Hyères, surnommé « Hyères-les-Bombes » pour le nombre impressionnant d'attentats à l'explosif contre des restaurants, d'incendies de boîtes de nuit ou de mitraillage de bars, Léopold Ritondale est passé à tabac devant chez lui par des hommes armés de battes de baseball, le ; trois ans plus tard, c'est la députée Yann Piat qui y est assassinée le . Léopold Ritondale soutiendra pourtant, dans l'incrédulité générale qu'« il n'y a pas de mafia dans [sa] ville[4] ».
Il se présente aux élections législatives en 1988 et en 1997 mais sans succès : en 1988, il se retire après le premier tour pour favoriser l'élection de la candidate du Front national Yann Piat ; en 1997, il est éliminé dès le premier tour[2].
Le comportement de Léopold Ritondale fut souvent jugé atypique et quelquefois même amoral et irresponsable : ainsi en 2002 lorsqu'il alla soutenir dans la commune voisine de La Londe, lors d'une élection partielle, la liste PS-PCF.
Affaibli par ses 80 ans passés, il décide au cours de son dernier mandat de ne pas se représenter, pour raison de santé, après 60 ans de gestion municipale. Il participe cependant à la campagne victorieuse de son dauphin, Jacques Politi. Il décède avant la passation de pouvoir, à La Timone à Marseille, Il avait par ailleurs reçu en 2006 la Marianne d'Or, catégorie Citoyenneté[5].
Hommage
Le , le maire d'Hyères renomme la voie Olbia avenue Léopold-Ritondale[6].
Bibliographie
- Claude Pisano, Léopold Ritondale, ma ville c'est ma vie, Presses du Midi, coll. « Biographie », (ISBN 9782812710629, présentation en ligne).
