Lívia Gyarmathy
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| Nationalité | |
| Formation |
Université d'art dramatique et cinématographique (jusqu'en ) |
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| Conjoint |
Géza Böszörményi (d) (jusqu'en ) |
| Enfant |
Zsuzsa Böszörményi (d) |
| Distinctions |
Prix Kossuth () Liste détaillée Prix Béla-Balázs () Prix Alföld (d) () Prix du cinéma européen du meilleur film documentaire (Recsk 1950-1953: The Story Of A Secret Concentration Camp In Communist Hungary (en)) () Prix Kossuth () Prix du cinéma européen du meilleur court métrage (Our Stork (d)) () Maître du cinéma hongrois (d) () |
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Lívia Gyarmathy est une scénariste et réalisatrice hongroise née le à Budapest et morte le dans la même ville.
Enfance et études
Lívia Gyarmathy naît le à Budapest, capitale de la Hongrie[1]. Son père travaille dans la manufacture de porcelaine de Kőbánya, elle grandit donc dans la cité universitaire de ce quartier de Budapest[2]. Elle fréquente le ciné-club de son lycée[2].
Après avoir obtenu son baccalauréat, Lívia Gyarmathy n'est pas admise à la faculté de médecine[1]. Elle obtient initialement un diplôme d'ingénieur chimiste[1]. Diplômée, elle travaille durant une année dans l'industrie textile[3].
À la suite d'une annonce parue dans un journal, elle change d'orientation et s'inscrit en 1960 au cours de réalisation de films expérimentaux de János Herskó à l'École supérieure d'art dramatique et cinématographique de Budapest et passe avec succès le concours d'admission[1].
Carrière
Elle obtient son diplôme de mise en scène en 1964 et commence sa carrière dans la réalisation audiovisuelle[4]. Son film d'études est visionné par György Aczél qui convoque Gyarmathy et Böszörményi au ministère pour leur dire « Camarades, rebellez-vous ! »[2].
Elle collabore avec son époux, Géza Böszörményi, également réalisateur[5]. Son premier long métrage de fiction, Connaissez-vous « Sunday-Monday » ? (Ismeri a szandi-mandit ?), comédie se déroulant dans une grande entreprise de production et dont les héroïnes sont deux ouvrières. sort en 1969[1]. C'est un succès commun pour le couple[1].
Ses films sont comparés à la Nouvelle Vague tchèque, et elle considère Jacques Tati et Michelangelo Antonioni comme ses modèles[3]. En 1979, Pesti Műsor écrit sur Gyarmathy : « Milyen ember a rendező? Kíváncsi, konok, kegyetlen. Lívia ilyen. És még igazságos, megbocsátó, szeretetteljes » (« Quel genre de personne est un réalisateur ? Curieux, obstiné, parfois cruel. Lívia est ainsi. Et elle est aussi juste, indulgente, aimante »)[2].
Dans le magazine Lányok Asszonyok, elle décrit son métier : « Egymást kizáró tulajdonságokkal kell rendelkezni, adott pillanatban nagyon szenzibilisnek kell lenni, tehát nagyon érzékenyen kell reagálni az eseményekre, aztán egy adott pillanatban bizony nagyon keménynek kell lenni egy film forgatásánál. Tehát ez önmagával eléggé kizáró tulajdonságokat feltételez. Aztán kell érteni kicsit a muzsikához, egy kicsit a képzőművészethez, a dramaturgiához, a pszichológiához, helyzetismerettel kell rendelkezni és főleg őszintének kell lenni. » (« Il faut posséder des qualités contradictoires : être très sensible à certains moments, et réagir avec une grande finesse aux événements, tout en étant très ferme sur un tournage. Cela suppose donc des qualités assez exclusives. Il faut aussi avoir des notions de musique, de beaux-arts, de dramaturgie, de psychologie, être attentif aux situations et, surtout, être honnête. »)[2].
En 1989, elle réalise en collaboration avec son mari, le documentaire Recsk, le goulag hongrois[1]. Émile Breton décrit le documentaire dans le Dictionnaire des cinéastes comme une « série de portraits croisés où les témoignages des anciens gardiens ne sont pas moins éclairants sur l'histoire de la Hongrie que ceux des anciens détenus. ».
Ses films Magányosok klubja et Tous les mercredis, tous deux réalisés dans les années 1970, abordaient des problématiques sociales contemporaines[3]. Sa comédie Un peu de toi et un peu de moi aborde la difficulté de vivre ensemble entre les générations, et Le Plaisir de la tromperie traite de l'insécurité affective[3].
Mort
Elle meurt après une longue maladie le à Budapest à l'âge de 90 ans[1],[3],[5].
Vie privée
Elle a une fille, Zsuzsa Böszörményi, également réalisatrice[1].
Filmographie (longs métrages)
Lívia Gyarmathy crée 23 films entre 1962 et 2003.
- 1969 : Connaissez-vous « Sunday-Monday » ? (Ismeri a szandi-mandit ?)
- 1973 : Arrêtez la musique ! (Álljon meg a menet !)
- 1979 : Tous les mercredis (Minden szerdán)
- 1982 : Coexistence (Együttelés), documentaire.
- 1985 : Un peu toi et un peu moi (Egy kicsit én...egy kicsit te...)
- 1986 : À l'aveuglette (Vakvilágban)
- 1988 : Le Poète György Faludy (Faludy György, költö), documentaire.
- 1989 : Recsk, le goulag hongrois (Recsk 1950-53, egy titko kényszermunkatabor története)
- 1989 : Hol zsarnoksag van (Egy bìró visszaemlékzései)
- 1992 : A csalás gyönnyöre
- 1997 : Szökés