Méduse et les Gorgones dans la culture

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Persée tenant la tête de Méduse de Benvenuto Cellini, statue de 1554.

La créature mythologique Méduse et ses sœurs, les Gorgones, sont sujettes à la représentation dans l'art et la culture depuis l'Antiquité. Méduse est souvent représentée comme un monstre, un symbole de protection, un symbole de liberté, ou une victime de viol et/ou d'une malédiction.

Elle est principalement connue dans l'imaginaire collectif grâce à sa chevelure faite de serpents et ses yeux, qui ont le pouvoir de pétrifier tout mortel qui croise son regard. Méduse est une icône antique qui reste l'une des figures les plus populaires et persistantes de la mythologie gréco-romaine. Elle continue à être dépeinte dans la culture populaire et l'art, et est l'un des personnages mythologiques les plus connus[1]. Son apparence a été notamment immortalisée par des artistes comme Léonard de Vinci, Pierre Paul Rubens, Pablo Picasso, Auguste Rodin ou encore Benvenuto Cellini[2].

Le Gorgonéion, ou tête de Gorgone, qui est celle de Méduse, était utilisé dans le monde antique comme protection apotropaïque. En Grèce antique, elle est le symbole le plus utilisé en tant que protection contre le mauvais œil. Cette tête monstrueuse avec des yeux exorbités, des crocs et la langue pendante était même utilisée comme attribut de la déesse Athéna, qui la portait sur son égide[3]. On peut également voir le gorgonéion porté par Alexandre le Grand sur la Mosaïque d'Alexandre, mosaïque de sol découverte à Pompéi et datant du IIe siècle av. J.-C. Dans certaines représentations plus anciennes, le sang qui s'écoule de la tête de Méduse peut être confondue avec une barbe.

À la Renaissance, les artistes utilisent la tête de Méduse comme trophée pour montrer le triomphe du héros Persée, comme le montre la statue de bronze de Benvenuto Cellini, Persée tenant la tête de Méduse, datant de 1554. La tête de Méduse est également représentée séparée de son corps pour donner une dimension plus horrifique au personnage, comme dans Méduse du peintre baroque Caravage[4].

Au XIXe siècle

Après la Révolution française, Méduse est utilisé comme emblème du jacobinisme et est souvent montrée comme une figure de la liberté française, en opposition avec la liberté anglaise, représentée par Athéna[5]. Pour les radicaux comme Percy Bysshe Shelley, Méduse était « une héroïne abjecte, une victime de la tyrannie et dont la faiblesse, la défiguration et la mutilation monstrueuse sont devenues intrinsèquement une sorte de pouvoir révolutionnaire »[6]. Le poème de Shelley datant de 1819 On the Medusa of Leonardo da Vinci in the Florentine Gallery fut publié à titre posthume par sa femme, Mary Shelley, en 1824[7]. On peut également noter l'utilisation de la figure de Méduse par Octave Mirbeau[8].

Représentations modernes

Voir aussi

Notes et références

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