Méduse irukandji
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Les méduses irukandji (en anglais Irukandji jellyfish [1]) regroupent plusieurs espèces de petites cuboméduses, de 2 à 3 centimètres de diamètre, dont les piqûres peuvent provoquer le syndrome d'Irukandji, parfois mortel. Leur nom fait référence au peuple aborigène australien Irukandji de la région côtière de Palm Cove près de Cairns, où les piqûres de baigneurs sont fréquentes pendant la saison humide d'octobre à mai[2],[3].
Après la première description du syndrome par Hugo Flecker en 1952[4], il fut initialement attribué aux seules piqûres de l'espèce Carukia barnesi, après que Jack Barnes s’en est infligé une volontairement en 1964[5]. Par la suite plusieurs cas de syndromes, identiques ou similaires, ont aussi été attribués à d'autres espèces au sein de l'ordre des Carybdeida, dont certaines non encore identifiées, et présentes dans le Bassin Indo-Pacifique ou la Mer des Caraïbes [6].
Parmi les espèces connues, on compte notamment :
- Carukia barnesi, historiquement la première méduse irukandji
- Malo kingi [7]
- Malo maxima [8]
- Malo filipina [6]
- Keesingia gigas qui, contrairement aux autres, est de grande taille, environ la longueur d'un bras humain, découverte en 2014 [9],[10].
La découverte de Keesingia gigas porte aujourd’hui le nombre d’espèces pouvant causer le syndrome d’Irukandji à 16, dont au moins 4 rien qu’en Australie-Occidentale [11].