Madame Georges Evrard
From Wikipedia, the free encyclopedia
Inconnu
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
Après octobre 1917 Inconnu |
| Nom de naissance |
Marie Marcella Laure Buscy |
| Autres noms |
Laure Evrard |
| Nationalité | |
| Activité |
Madame Georges Evrard, née Laure Buscy le à Saint-Pierre (Martinique) et morte après , est une photographe et éditrice de cartes postales française, active dans les années 1900 à la Martinique et en Guyane.
Marie Marcella Laure Buscy naît en 1873, rue Précipice, dans le quartier du Mouillage de Saint-Pierre de la Martinique[1]. Comme ses quatre frères et sœurs, tous nés hors mariage, elle est la fille naturelle de Marie Hortense Buscy[2]. Durant sa jeunesse, elle étudie au pensionnat colonial, établissement laïc ouvert en 1883. Elle obtient en 1891 le brevet élémentaire.
En 1898, sans profession, elle épouse à Saint-Pierre Georges Evrard, commis de 3e classe au commissariat colonial et photographe amateur. Leur fils Maurice naît en 1901[3].
Les premières cartes postales éditées sous le nom de Madame Georges Evrard sont diffusées vers 1900[4], constituant une série de 30 vues de Saint-Pierre et de ses environs. Début 1901, les Evrard s'établissent en Guyane — après que Georges Evrard a été muté à Cayenne — échappant ainsi à l’éruption du volcan de la montagne Pelée du , dans laquelle leurs familles ont péri[2].
Peu après son arrivée à Cayenne, Laure Evrard s'établit comme artiste photographe au 38, rue de la Liberté, puis à partir de 1902 au 31, rue Christophe-Colomb[2]. Proposant différents travaux photographiques (portraits, reproductions, agrandissements), elle poursuit par ailleurs son activité d'édition et de vente de cartes postales. Entre 1902 et 1904, environ 130 vues sont produites[5], montrant les principales communes de la Guyane (Cayenne, Remire, Mana, Saint-Laurent-du-Maroni...), mais aussi le quotidien au bagne de Cayenne et dans les mines aurifères.
À la fin de l'année 1904, le studio photographique de Laure Evrard passe aux mains du photographe Vincent Jermolière, oncle de son mari[réf. nécessaire], qui reprend également sous son nom l'édition des cartes postales[2]. Les Evrard quittent Cayenne au printemps 1905 pour s'établir en métropole, Georges Evrard ayant été promu comptable au service des troupes coloniales à Toulon. Il meurt en , d’une maladie contractée au Sénégal[6].
Laure Evrard vit toujours avec son fils à Toulon, place Orvès, au moment du recensement réalisé en [7]. Au décès de son fils, à leur domicile du 46, rue du Mûrier à Toulon le , elle est toujours en vie et célibataire[8]. La suite de sa vie n'est pas connue[2],[Note 1].
Collections
Le catalogue raisonné des cartes postales éditées sous le nom de Madame Georges Evrard est publié en 2012 par Patrice Garcia et Guy Stéhlé, sous le titre Martinique – Guyane. Madame Georges Evrard, photographe et éditeur de cartes postales de 1900 à 1905.
- Bibliothèque Schoelcher, Fort-de-France
- Archives territoriales de Guyane, Cayenne
- Musée Le Planeur bleu, Roura [en ligne sur la bibliothèque numérique Manioc]
- Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle : cartes postales et photographies sur les bagnes[10]
- Musée du Quai Branly, Paris
Exposition
- Du au , Qui a peur des femmes photographes ?, Paris, musée d'Orsay, musée de l'Orangerie. Œuvre exposée : Iracoubou : les derniers Indiens (Guyane), épreuve photomécanique (format carte postale), 9 x 14, Paris, musée du Quai Branly)[11]