Madame Palmyre
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| Activités |
Modéliste, couturière |
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Madame Palmyre ou Palmire est une marchande de modes, modiste parisienne et couturière du XIXe siècle. Elle entre au service de l'impératrice Eugénie au début des années 1850 et inspire des grands noms de la littérature française.
Début de carrière
![Devant un pare-terres d'hommes en uniforme et de dames en [[crinoline]], un officier de l'état-civil présente au couple impérial le registre qu'il doit signer.](http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e9/Mariage_civil_de_l%27Empereur%2C_aux_Tuileries%2C_le_29_Janvier.jpg/250px-Mariage_civil_de_l%27Empereur%2C_aux_Tuileries%2C_le_29_Janvier.jpg)
Madame Palmyre est devenue une couturière très demandée pendant la monarchie de Juillet[1], sous Charles X[2]. Dans les années 1840, Madame Camille, Madame Victorine, Madame Vignon-Chauvin et Madame Palmyre sont des grandes figures de mode[1]. En , les affaires marchent si bien qu'elle n'est pas en mesure d'honorer un contrat où elle s'engageait à céder ses invendus à un autre commerçant, qui lui intente un procès[notes 1],[3]. Elle a ses ateliers dans le 2ème arrondissement[4], au 11[5] puis au 15 rue Laffite[6],[7][notes 2][8]. Ses réalisations sont présentées dans les revues destinées à un public féminin telles que le Journal des couturières et des modistes[9], Le Bon Ton[10] , le journal des coiffeurs[11] ou la Mode[5],[12].
Eugénie de Montijo
Sous le Second Empire, elle jouit de la faveur de l'impératrice Eugénie de Montijo[13],[14],[15]. Avec Madame Vignon-Chauvin, Madame Palmyre elle est l'une des deux « grandes couturières » sollicitées à l'occasion du mariage impérial du [16]. Tandis que sa collègue s'attèle à confectionner la robe de mariée du mariage religieux de la future impératrice, Madame Palmyre doit confectionner les toilettes qui constitueront le trousseau de la mariée[17],[11]. Elle est également chargée des robes du soir et des deux robes de satin prévues pour le mariage civil car, à la veille de son mariage au mois de , « l'Impératrice hésite encore » sur la couleur, entre le blanc et le rose[18]. Pour satisfaire la curiosité de sa clientèle qui souhaite voir les tenues que portera la future souveraine pour l'occasion, elle organise une avant-première et fait exposer les deux robes dans une vitrine[19]. Le milieu est très concurrentiel : l'historien Philippe Perrot insiste sur le fait que les deux modistes ont travaillé séparément car elles étaient des « ennemies mortelles »[20].
Avec Charles Frederick Worth, c'est une des pionnières de la haute couture[21]. Toutefois, alors que Palmyre et ses consœurs sont des « faiseuses »[22] qui conçoivent des vêtements en tenant compte des souhaits de leurs clientes[notes 3], Worth dessinera les vêtements selon son inspiration et laissera ensuite les clientes choisir parmi ses créations[16].
