Madaya

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Le mot se prononce en langue arabe sous deux formes : "Madaya" avec l'ouverture des première et deuxième lettres, et "Madaya" avec le silence de la première lettre. Il y a trois récits légendaires concernant le nom Madaya. Le premier fait référence au prophète Moïse, qui aurait parlé d'un groupe de Madianites ; cette tribu se serait installée là avec les Jébuséens, qui étaient en désaccord avec les Hébreux. Les Madianites auraient appelé ce site "Madayan" ou "Madaya".

Quant à la deuxième explication de l'origine du nom "Madaya", elle fait dériver "Madaya" du nom d'une femme "Umm Diyaa", en référence à une princesse de la tribu arabe de Bani Bakr. Cette femme au cours de l'exode de sa tribu au Moyen-Âge y aurait accouché, avant d'y mourir. Sa famille a dû s'arrêter à cet endroit jusqu'à ce qu'elle se rétablisse et ait accouché, et l'aurait choisi en raison de la présence d'arbres, de buissons autour de sources d'eau, loin du chemin des convois, des armées et des passants.

Quant au troisième récit, il fait dériver le nom de "Madawa" de "daw", qui signifie lumière ; il est rapporté par des personnes âgées de la région, selon lesquelles un grand vieil homme s'isolait dans les grottes de la région et avait l'habitude d'allumer un feu toute la nuit, ce cheikh a été appelé "Sheikh Dawi", car sa lumière guidait les cavaliers et ceux qui marchaient dans les nuits sombres.

Agriculture et hydrographie

Les fermes de la ville sont réputées pour la culture des pommes, des cerises, des pêches, des pêches et des poires. La rivière Barada les traverse et il existe un certain nombre de sources et de sources qui alimentent les besoins de la ville, comme la source de Kawthar et Ain Maysa, ce qui en a fait une destination pour de nombreux touristes venant de Damas ou de l'étranger.

Réseaux transfrontaliers

Madaya abrite un grand marché illégal de marques étrangères introduites en contrebande depuis Chtoura au Liban, qui est proche de la région.

En effet, dans les années 1990, une loi prohibe l’importation de «tout produit dont l’équivalent était fabriqué en Syrie» [4]. Ainsi, jusqu’en 2005, comme d'autres villages syriens frontaliers, enclavés dans la montagne, Madaya a eu recours presque exclusivement à une économie parallèle[4]. Ce marché noir était contrôlé par des militaires qui en récoltaient les bénéfices économiques ; selon Isabelle Feuerstoss ils ont «encouragé le développement de véritables réseaux mafieux et de contrebande, en particulier d’appareils électroménagers, de textiles et d’armes»[4]. Ce trafic a contribué au développement du village, qui est devenu une petite ville[4].

Histoire

Liens externes

Notes et références

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