Madeleine de Jessey
professeure de lettres et militante associative et politique française
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Madeleine de Jessey, née le à Poissy, est normalienne, professeur agrégée de Lettres classiques et docteur en Littérature française et comparée.
| Présidente par intérim (en) Mouvement conservateur | |
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| - | |
| Porte-parole Mouvement conservateur | |
| depuis |
| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Madeleine Bazin de Jessey |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
Femme politique, professeure de lettres |
| Famille | |
| Père |
Yves Bazin de Jessey (d) |
| Fratrie |
Paul Bazin (d) |
| Partis politiques | |
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| Membre de | |
| Directrice de thèse |
Entre 2013 et 2018, elle a été engagée en politique aux Républicains et dans la campagne de François Fillon.
Elle a occupé plusieurs postes de responsabilité à l'Union pour un mouvement populaire et aux Républicains.
Elle publie régulièrement sur les sujets d'éducation dans les pages Débats et opinions du Figaro.
Biographie
Formation
Madeleine Bazin de Jessey, plus connue sous son nom de convenance Madeleine de Jessey[1], est la fille d'Yves Bazin de Jessey, cadre bancaire, et de Sophie Cagnat, professeur agrégé d'histoire[2],[3]. Elle est la sœur de Paul Bazin[4], ancien élève de l'École nationale d'administration[5], inspecteur des finances, élu dans le Val-de-Marne[6] et directeur général adjoint (DGA) chez France Travail[7],[8].
Enfant, elle est nourrie des lectures des œuvres de Victor Hugo et d'Alphonse Daudet faites par sa grand-mère. C'est ainsi qu'elle rentre en contact avec l'univers des grands écrivains[9].
Ancienne élève de l'Institution Saint-Pie-X de Saint-Cloud gérée par les Dominicaines du Saint-Esprit[10] où elle reçoit une instruction littéraire approfondie, elle intègre les classes préparatoires du lycée Louis-le-Grand[3] puis de Sainte-Marie de Neuilly[11]. Elle est reçue au concours de l'École normale supérieure (promotion AL/2009)[12], est agrégée de lettres classiques[13] et titulaire d'un master en histoire[14].
En 2018, elle soutient une thèse de doctorat en littérature comparée à l'université Paris-IV sous la direction de Dominique Millet-Gérard[15], portant sur « la figure de Bethsabée dans la littérature et les arts »[16].
Parcours professionnel
Après avoir enseigné trois ans comme monitrice à la Sorbonne (L2 et L3), elle est affectée titulaire dans un collège public durant deux ans.
Depuis 2020, elle enseigne les Lettres classiques en classes préparatoires dans l'académie de Versailles (2020-2024) puis dans celle de Paris (2024-...).
Engagements politiques
Durant ses études, elle milite brièvement à l'Union pour un mouvement populaire (UMP) en 2006-2007 avant de quitter le parti[1], déçue par « les réformettes sans vision globale et sans cohérence les unes avec les autres » menées par Nicolas Sarkozy. En , elle est une figure charismatique des Veilleurs avec Gaultier Bès, mouvement émanant de La Manif pour tous[17] et dont elle est porte-parole jusqu'en [18].
Depuis sa fondation, en [18], elle est porte-parole de Sens commun, mouvement des Républicains[19].
Approchée par Jean-François Copé et Laurent Wauquiez, elle revient à l'UMP en 2014, avant d'être nommée à son bureau national à la fin de l'année[1]. L'émission Le Supplément de Canal+ la présente alors comme « la nouvelle égérie de la droite catho »[20]. Puis elle devient successivement secrétaire nationale () et déléguée nationale de l'UMP chargée des programmes de formation (), et enfin secrétaire nationale des Républicains déléguée à l'enseignement supérieur ()[18].
En , elle suscite la polémique avec un entretien croisé avec Marion Maréchal paru dans Famille chrétienne[21],[22].
Dans le cadre de la primaire de la droite et du centre de 2016, elle soutient le candidat victorieux François Fillon[23],[24]. Dans son équipe de campagne, elle crée le groupe la « France périphérique » destiné à porter les problématiques des Français de zone rurale et péri-urbaine dans la campagne[25]..
Se définissant comme « conservatrice », étiquette qui est — selon elle — généralement confondue par les médias avec « réactionnaire », elle estime qu'elle est souvent ramenée à sa foi catholique pour expliquer son militantisme. Elle se défend ainsi d'être « engagée en politique pour ses convictions religieuses. […] La foi est un soutien au quotidien et les valeurs chrétiennes un appui, mais je refuse le catholicisme de combat, d'autant que le christianisme n'est pas réductible à un programme politique »[16].
Le , elle est nommée présidente par intérim de « Sens commun » après la démission de Christophe Billan[26].
Elle renonce néanmoins à ses fonctions le et se met en retrait de la vie politique.