Madeleine Laval
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Prix Biguet (Le Chat Murr) () |
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Madeleine Laval (née le à Beaufort-en-Vallée et décédée le à Colombes) est une linguiste, germaniste et une traductrice française.
Madeleine Laval née le à Beaufort-en-Vallée[1].
Professeur d'allemand dans la classe de khâgne au lycée Fénelon pendant la plupart de sa carrière où elle formera plusieurs générations d'universitaires[2]. Elle est surtout reconnue comme traductrice des romantiques allemands, en particulier d'Ernst Theodor Amadeus Hoffmann, dont elle a assuré l'édition de l’intégrale des œuvres, avec son professeur Albert Béguin, en 5 volumes au Club des libraires de France (1956-1958) puis en 14 volumes aux éditions Phébus (1978-1988)[2].
Sa traduction en 1968 de Elixiere des Teufels de Hoffmann, se base sur le français du début du XIXe[3]. Cela permit à son mari, l'éditeur Jacques Haumont[2] de vendre la traduction comme « rigoureusement complète », le roman original étant paru sur 1815 et 1816[3]. Cet aspect est critiqué par Frédéric Weinmann, car les ouvrages de cet auteur sont souvent des articles bon marché, mais à fort potentiel concurrentiel, ce qui amène des variations importantes entre les diverses traductions[3].
Engagements
Engagée en tant que citoyenne pour la « liberté de l'esprit », elle refusait d’en séparer son travail de recherche où le romantisme allemand présentait un mouvement de rébellion « exemplaire de l’âme dressée contre les pesanteurs et les violences de l’Histoire[2]. »
Œuvres
Traduction de romans
- L’intégrale de l’œuvre de Ernst Hoffmann, dont Casse-Noisette et le Roi des Rats et Le Chat Murr, publiée de 1978 à 1988 aux éditions Phébus (14 volumes)
- Berlin de Theodor Plievier (Flammarion, 1955) avec René et Élisabeth Chenevard
- L'Homme qui ne voulait pas vieillir (der Mann der nicht alt werden wollte) de Walter Jens (Julliard, 1956)
- Scènes de la vie d'un propre à rien (Aus dem Leben eines Taugenichts) de Joseph von Eichendorff avec Robert Sctrick (Phébus, 1990).