Seule héritière à la mort de son père, elle quitte le cloître pour épouser Charles d’Angennes, sieur du Fargis, ambassadeur en Espagne. Grâce à l'appui d'une amie, la nièce du cardinal Richelieu, Madame de Combalet, elle est nommée en dame d'atours d'Anne d'Autriche[2].
Bien que redevable envers Richelieu pour sa position, elle s'oppose rapidement à lui, ce qui lui vaut d'être écartée de la cour en 1630. Émigrée aux Pays-Bas espagnols, elle continue d'intriguer contre le cardinal, notamment par l'entremise d'une correspondance avec Adrien de Monluc[3],[4].
Lorsque ses agissements sont découverts, elle est condamnée à mort pour crime de lèse-majesté par un jugement rendu le . Absente de son procès, elle est brûlée en effigie. Partie se réfugier en Flandres, elle meurt en 1639 à Louvain[5],[6].
Notes et références
↑Kleinman, Ruth: Anne of Austria. Queen of France. (ISBN0-8142-0429-5). Ohio State University Press (1985)