Madranges
commune française du département de la Corrèze
From Wikipedia, the free encyclopedia
Madranges (Madranjas en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze en Limousin, rattaché à la région Nouvelle-Aquitaine.
| Madranges | |||||
L'église Saint Barthélémy. | |||||
Blason |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Corrèze | ||||
| Arrondissement | Tulle | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Vézère-Monédières-Millesources | ||||
| Maire Mandat |
Jean-Pierre Bort 2020-2026 |
||||
| Code postal | 19470 | ||||
| Code commune | 19122 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Madrangeois Mandrageoises |
||||
| Population municipale |
166 hab. (2023 |
||||
| Densité | 13 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 28′ 32″ nord, 1° 47′ 28″ est | ||||
| Altitude | Min. 494 m Max. 800 m |
||||
| Superficie | 12,88 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Tulle (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Seilhac-Monédières | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Corrèze
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | www.madranges.fr | ||||
| modifier |
|||||
Géographie
Commune du Massif central située sur le plateau de Millevaches dans le parc naturel régional de Millevaches en Limousin, elle est arrosée par le ruisseau de Boulou et la Madrange, deux affluents de la Vézère.
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Affieux, Beaumont, Le Lonzac, Saint-Augustin et Veix.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 391 mm, avec 14,4 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Uzerche à 19 km à vol d'oiseau[7], est de 12,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 097,9 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,7 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Madranges est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Tulle, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12]. Cette aire, qui regroupe 43 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (51,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (51,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (50,6 %), zones agricoles hétérogènes (27,3 %), prairies (20,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,1 %), zones humides intérieures (0,2 %)[15].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques majeurs
Le territoire de la commune de Madranges est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque particulier : le risque de radon[16]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[17].
Risques naturels

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 2,6 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (26,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 203 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, aucun n'est en aléa moyen ou fort, à comparer aux 36 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[18],[Carte 2].
Concernant les feux de forêt, aucun plan de prévention des risques incendie de forêt (PPRIF) n’a été établi en Corrèze, néanmoins le code de l’urbanisme impose la prise en compte des risques dans les documents d’urbanisme. Le périmètre des servitudes d'utilité publique et des zones d'obligation légale de débroussaillement pour les particuliers est quant à lui défini pour la commune dans une carte dédiée[19].
Risque particulier
Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Madranges est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[20].
Histoire
Le protestantisme s'implante à Madranges à partir de 1898. Madranges était alors une section reculée de la commune du Lonzac, dépourvue de prêtre, largement ignorée par le curé du Lonzac malgré les demandes des paroissiens. Ayant connaissance du cas de Villefavard, le sacristain de Madranges et quelques amis font appel au pasteur de Brive : un temple est construit et inauguré le 11 mars 1900. Le culte du dimanche était alors très suivi (rarement moins de cent fidèles). Les pasteurs s'intéressent à la vie économique et sociale, et les phosphates sont surnommés « la poudre protestante ». Le poste pastoral n'est plus pourvu depuis 1947[21].
Politique et administration
Démographie
| L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1906. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[25]. En 2023, la commune comptait 166 habitants[Note 3], en évolution de −13,99 % par rapport à 2017 (Corrèze : −0,26 %, France hors Mayotte : +2,36 %). |
Économie
Lieux et monuments

- Temple protestant, construit par Adolphe Augustin Rey en 1900.
- Église Saint-Barthélemy de Madranges. Elle est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel[réf. nécessaire].
Personnalités liées à la commune
Héraldique
| Blason | Parti : au 1er de gueules à trois fasces d'or, au chef cousu d'azur chargé de trois étoiles d'or, au 2e d'azur au lion d'or, armé et lampassé de gueules. |
|
|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Voir aussi
Bibliographie
- Daniel Borzeix, Le Pays de Treignac autrefois, Treignac, éditions de l'Esperluette, 2011.
- Martine Doutey, Madranges, cent ans d'histoire, autoédition, 2005.
- Monique Borzeix, Histoire des écoles du canton de Treignac, éditions de L'Esperluette, 2013.
- Yves Lavalade, Les noms de lieux du canton de Treignac, éditions de L'Esperluette, 2014 (dont évidemment Madranges, pp. 80–83).
- Em. Bertrand et L. Pellier, La réforme dans la Corrèze. Madranges - Treignac, éditions de L'Esperluette, 2014, avant-propos du pasteur Gérard Strumpler, notes de Daniel Borzeix.
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Madranges sur le site de l'Institut géographique national



